mardi, 17 avril 2012 21:56

"Nous soutenons Alpha Condé mais... nous sommes prêts à faire alliance avec l'UFDG ou le PEDN" dixit le vice président du CAPD Spécial

Écrit par  GUINEEPLUS
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Me Pépé Koulémou, vice président du CAPD Me Pépé Koulémou, vice président du CAPD

Le vice-président chargé de la communication et porte-parole du Collectif des Alliés Politiques pour la Démocratie a accordé une interview à votre quotidien en ligne. Les conditions de création du CADP présidé par Jean Marie Télliano, ministre de l’agriculture, la CENI, les élections législatives, les rapports avec le pouvoir et les autres partis politiques, les remous à N’Zérékoré et les démissions enregistrées au profil nouveau parti présidentiel…  Me Pépé Koulémou y va sans langue de bois.

 

Bonjour Me Pépé Koulémou
Bonjour GuinéePlus.


Pouvez-vous présenter votre Collectif à nos lecteurs ?
Notre Collectif s’appelle le CAPD, entendez Collectif des Alliés Politiques pour la Démocratie dont je suis le vice-président, chargé de la communication et porte-parole.
Vous savez au premier tour des élections présidentielle de 2010, plusieurs partis politiques sont allés en solo. D’autres s’y sont rendus regroupés au sein d’alliances pour la circonstance. Cela a été notre cas. Notre alliance s’appelait au demeurant Collectif des Partis politiques pour la Victoire. Nous avions alors choisi El Hadj Papa Koly Kourouma comme candidat. Nous étions alors une vingtaine de partis qui lui avions investi notre confiance.
En fait au lancement de la campagne, il n’était pas question pour nous de la région forestière de nous rendre à ces élections en rang dispersé. C’est ainsi que sous l’égide de la coordination forestière nous nous sommes retrouvés pour mettre tous nos efforts ensemble en vue de présenter un seul candidat, pour éviter que nos efforts s’éparpillent. A ce titre il y avait plusieurs candidats en lice, et à la fin, nous nous sommes mis d’accord sur la personne d’El hadj Papa Koly, comme unique candidat de la région. Sa candidature devait donc être présentée par un des partis alliés.
Notre frère, Jean Marc Télliano, qui était aussi très efficace, avait dit qu’il ne serait d’accord si le choix se portait sur une un candidat autre que Papa Koly Kourouma. Mais dès lors que c’était Ce dernier qui avait été choisi, il déclara qu’il serait lui-même candidat et n’y renoncerait pas. Il y a eu alors un conflit. Une dispute sérieuse quant à la désignation du candidat unique. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés avec deux candidats pour les présidentielles dans la région forestière. Une autre alliance naquit autour de Jean Marc Télliano, actuel ministre de l'agriculture.
Mais à la vue des résultats du premier tour, Papa Koly étant arrivé 5e et Jean Marc Télliano 6e, nous avons compris qu'en nous mettant d'accord, au sein d'une seule alliance, nous serons plus forts. D'où la nécessité de la création du CAPD (Collectif des Alliés Politiques pour la Démocratie). Ce collectif regroupe donc les formations politiques qui avaient soutenu les deux candidats, ainsi que d'autres qui nous ont rejoints récemment.


On se souvient aussi que plusieurs des partis politiques qui constituent actuellement le CAPD ont appartenu à l'Alliance Arc-en-ciel qui a porté le Professeur Alpha Condé au pouvoir...
Certainement la question a tout son intérêt, en raison du fait que le RDR qui a présenté Papa Koly était dans l'Arc-en-ciel. Il a fallu d'ailleurs que le RDR rejoigne le RPG (actuellement au pouvoir) pour qu'on parle de cette alliance. Avant nous on ne parlait pas d’Arc-en-ciel. Je le dis et persiste. Et je le dis à qui veut l'entendre : il a fallu que le candidat Alpha Condé signe un pacte politique avec le RDR et Alliés pour que l'Arc-en-ciel existe. Parce qu'en réalité nous étions les plus forts et la Guinée forestière avait un rôle déterminant à jouer dans ce second tour. Partout où on allait, on gagnait. Même si nous avions rejoint Cellou Dallein, il gagnait. C'est ça la vérité qu'il ne faut pas occulter.

 

Mais quels sont vos rapports avec le nouveau RPG Arc-en-ciel aujourd’hui qui a fusionné 44 partis politiques ?
Notre mission, en allant à l'Alliance Arc-en-ciel, était de faire élire notre candidat. Ce qui a été fait. Sinon quand on fait la somme des voix obtenus par chaque candidat dans l'ensemble du pays, on se rend compte que le Professeur Alpha Condé a gagné en Haute Guinée et que Cellou Dallein l'a emporté au Fouta. Le vote était essentiellement communautaire.
Donc il fallait que les deux autres grandes régions créent le déséquilibre, puisqu'on avait besoin d'un déséquilibre pour qu'un des candidats soit élu président de la république. Mais si vous faites une comparaison des suffrages obtenus par El Hadj Cellou en Basse Guinée, vous rendez compte qu'il l'avait emporté sur le Professeur Alpha Condé. Comparez bien les suffrages, et je mets quiconque au défi d'apporter la preuve contraire.
Mais c'est nous qui avons créé le déséquilibre en faveur du président Alpha Condé, qui était le candidat du RPG. Si vous comparez par ailleurs les voix obtenus par les deux candidats en région forestière, le Professeur écrasait Cellou Dallein. C'est pourquoi Alpha Condé a été élu, parce que la Forêt a voté à près de 80% pour lui. L'autre candidat n'a récolté qu'environs 15% et les 5% autres étaient des abstentionnistes.

 

L'une des raisons du ralliement de la Guinée Forestière au Professeur Alpha Condé était la garantie du retour du Capitaine Dadis Camara en Guinée. Où en est-on réellement avec cette question ?
La question du retour éventuel du Président Capitaine Moussa Dadis Camara ne pose plus de difficulté. Parce que Alpha Condé l'a clairement, et répété, que le président Moussa Dadis Camara est libre de rentrer au bercail. Il rentrera en Guinée quand il le voudra.
Moi même j'ai été en mission de remerciement, avec Madame l'épouse du Capitaine Dadis. Nous avons sillonné toutes les préfectures de la Guinée forestière (j'étais le porte-parole) pour remercier nos parents. Mais c'était aussi pour leur dire la nouvelle position du gouvernement, et précisément le Professeur Alpha Condé. Nous leur avons dis : « le Professeur Alpha Condé dit que votre fils, Capitaine Dadis Camara, a la faculté de rentrer en Guinée quand il le voudra et qu'il ne s'y opposerait pas. D'ailleurs le Capitaine Moussa Dadis a dit lui même avant hier, qu'il peut rentrer quand il le veut. Donc à mon avis il n'y a plus de problème.

 

Actuellement  il y a une insatisfaction marquée chez les populations de la Guinée forestière. Cela se traduit par des remous sociopolitiques comme à Guéckédou et N'Zérékoré, malgré la présence des fils de la région dans le gouvernement. Que vous inspire cette situation ?
Moi je suis de ceux qui, lorsqu'ils vomissent ne ravalent pas. Nous soutenons aujourd'hui Alpha Condé parce que c'est nous qui avons contribué à son élection. Sinon il ne nous a rien donné.


Ah oui ?
Il n'a rien fait de tout ce que nous avons dit dans les accords politiques. Il n'a rien respecté. Si je vous dis le contraire, je mentirais et serais un démagogue. Et puisque je le suis pas, je vous dis que le Professeur Alpha Condé n'a rien respecté des accords qu'il a signé avec Papa Koly Kourouma et (Jean Marc Télliano. Je le dis et persiste. Mais cela ne nous amène pas à l'abandonner.
Pourquoi ? Parce que nous sommes à la base de son élection. C'est nous qui avons été dire à nos parent qu'il était le meilleur des deux candidats en lice. Et aussi parce qu'il n'a jamais été mêlé à la gabegie financière en Guinée. Il n'a jamais détourné les avoirs de la Guinée. Il était en face d'un candidat que nous avons qualifié comme quelqu'un qui avait les mains sales pour avoir été tout-puissant ministre des transports, et tout-puissant premier ministre. Que sais-je encore. La position de nos électeurs était que ce candidat avait montré ses limites. On ne pouvait rien reprocher au président Conté qu'on ne pouvait également reprocher à Cellou Dallein. Pour nous seul Alpha Condé avait les mains propres.
Si d'ailleurs nous parlons aujourd'hui de changement, c'est par rapport à leurs agissements et leur mauvaise gestion de la chose publique. Pour nous il fallait voter pour un président qui avait une nouvelle vision de l'administration guinéenne et de la gestion des deniers publics. C'est pourquoi nous avons battu campagne. J’ai personnellement dirigé une délégation en Forêt, après avoir été le maître de cérémonie de la réception du Professeur à Lambanyi. Nous avons fait des meetings à Mamou, Faranah, Kissidougou, Guéckédou, Macenta, N'Zérékoré, Yomou, Lola et Beyla. J'en étais le porte-parole. Avec les cadres des partis alliés au RDR, je tenais les meetings avant même l'arrivée d’Alpha et de Papa Koly.

 

A l'approche des législatives on constate le phénomène de "transhumance politique" en Forêt. Plusieurs démissions sont enregistrées actuellement à Guéckédou et des mouvements vers le RPG Arc-en-ciel sont aussi constatés dans d'autres localités. Ne craignez-vous pas qu’on écrème vos formations dans la région ?
Nous pensons que tout citoyen a la liberté de choisir le parti auquel il veut adhérer. Ce droit est reconnu à tout citoyen guinéen. Mais ce qui est difficile à concevoir, c'est le déplacement des membres du gouvernement vers la population comme pour aller battre campagne. Cela est mauvais. Au cours du dialogue inclusif, nous avions parlé de la non ingérence de l'administration publique dans les affaires politiques. Un sous préfet est un représentant de l'administration centrale et ne devrait pas battre campagne pour l'opposition ou le pouvoir. C'est cela le principe qui a été discuté et adopté à l'unanimité au Dialogue. Mais on sait que cela est difficile à appliquer, parce que toute personne qui a le pouvoir est tentée d'en abuser. Normalement seuls les acteurs politiques devraient être sur le terrain pour mobiliser leurs militants. Mais lorsque vous vous voyez un ministre conseiller, ou même en charge d'un département comme les affaires sociales, s'adresser aux populations au nom d'un parti, nous disons que cela n'est pas une bonne chose. Nous l’avons critiqué au dialogue et exigé la neutralité de l'administration.

 

Nous allons vers les élections législatives, le 8 juillet ou pas. Et en tenant compte des préparatifs de la CENI les guinéens de l'étranger seront exclus des consultations. Qu'en pensez-vous.
Vous savez le problème ici est que les leaders politiques guinéens n'ont aucune culture juridique. Ils pensent avoir des droits. Je suis d'accord. Mais ils ne devraient pas oublier que de chaque droit découlent des obligations. Il faut aussi savoir les exercer en fonction des contraintes légales. C'est ce que beaucoup de leaders politiques ne comprennent pas. Ils pensent que puisqu'ils ont des droits, ils peuvent agir comme bon leur semble. Or ce sont ces dispositions légales qui font que vous mêmes qui en êtes les bénéficiaires, vous soyez sous sa protection.
C'est pourquoi certains pensent qu'il faut aller au législatives, tandis que d'autres disent non.
Justement nous allions vous posez la question : êtes-vous pour une restructuration de la CENI ou sa recomposition ? Louceny Camara doit-il partir ?
Pourquoi partirait-il ? Pourquoi certains s'accrochent-ils tant à la personne de Louceny Camara ? Pour Certains s'accrocheraient-ils à la recomposition de la CENI ou sa restructuration ?
Au demeurant la CENI était l'organe chargé d'organiser les élections avec le ministère de l'administration du territoire. C'était sous le feu président Conté. Les partis politiques que nous sommes avions critiqué cela dénoncé le fait que la CENI n'était pas indépendante. C'est ainsi qu’après l’éviction du Capitaine Dadis Camara par suite d'un coup d’État, ils ont créé le CNT (Conseil National de la Transition). Les membres de ce CNT, voulant se protéger, ont dit que le CNT resterait en place jusqu’à l’installation de la nouvelle assemblée nationale. Et dans l’article 132 de la Constitution ils ont créé la CENI comme une institution indépendante, chargée à elle seule d’organiser toutes les élections de la République de Guinée. Donc on est plus dans la situation de la cogestion qui voulait une collaboration étroite entre celle-ci et le ministère de l’administration territoire. Donc la Loi 013 qui régissait l’ancienne CENI est aujourd’hui tombée en désuétude, puisqu’elle qu’elle n’est même plus applicable.
L’article 155 de la même Constitution dispose que le Conseil Economique et Social, le Conseil National de la Communication et la CENI resteront en place jusqu’à l’installation des institutions correspondantes. Cela veut dire qu’il n’y a aucune possibilité maintenant de procéder au remplacement des membres de la CENI d’une part, et de l’autre, à sa restructuration. A ce jour il n’y qu’une seule possibilité selon ces articles 132 et 155 : c’est la restructuration des démembrements de la CENI. Parce que ces démembrements, tels que la CEPI (Commission électorale Préfectorale Indépendante, la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) et les CESPI (Commission Electorale Sous Préfectorale Indépendante), qui sont des organes ponctuels.
A ce niveau les membres sont désignés en fonction des scrutins. Les membres qui étaient là par exemple lors des présidentielles ne seront sont plus là. Donc en procédant à l’organisation d’une quelconque élection en république de Guinée, il également procéder à la désignation des membres de ces organes ponctuels. Eux ils ne sont donc pas permanents, mais là juste pour un scrutin.
Mais au niveau national, la structure (la CENI) demeure selon la Constitution. C’est seulement après les législatives que les partis qui auront des représentants à l’assemblée nationale enverront également des représentants à la CENI, parce qu’ils auront prouvé leur capacité sur le terrain. Une nouvelle CENI sera alors possible. La loi n’admet aucune possibilité de recomposition ou de restructuration de la CENI avant les législatives.
Pour nous donc force doit rester à la loi. Si l’on changeait aujourd’hui cette composition, d’autres personnes pourraient aussi revendiquer la recomposition du CNT, du Conseil National de la Communication ou du Conseil Economique et Social. Où est le garde-fou ? Où sera la garantie ? La seule garantie aujourd’hui pour nous est la Loi.

 

Pour revenir au cas des guinéens de l’étranger, faut-il les exclure de ces futures consultations quand la Constitution semble leur garantir ce droit ?
A ce niveau il y a une distinction à faire. Les élections législatives sont complètement différentes des présidentielles. Elles concernent l’élection des représentants du peuple. Or cela intéresse plus les guinéens de l’intérieur. Ce ne sera pas une première. Ces élections ont déjà eu lieu ici, même sous Lansana Conté. Qui alors a dit le contraire ?

 

Oui mais à la différence de l’actuelle Constitution qui laisse entendre que les guinéens de l’étranger ont le droit de participer à ces consultations. Par ailleurs les circonscriptions correspondantes ne sont toujours pas créées.
Alors ils vont voter ? Vont-ils se déplacer pour venir voter à l’intérieur du pays ?

 

Quelle solution propose alors votre collectif pour que ces guinéens de l’étranger puissent jouir de ce droit garanti par la loi, comme le réclament le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’ADP ?
A notre avis, en attendant qu’ont nous cette disposition (je suis avocat mais je ne la connais pas), il n’y a aucun effet négatif. Si la décision a été prise de les exclure, nous pensons à l’CAPD que c’est parce qu’il s’agit d’élire des représentant du peuple qui devront parler et agir en son nom. Cela intéresse plus ceux de l’intérieur du pays.

 

Quelle sera la stratégie du CAPD pour ces élections législatives ? Ferez-vous des alliances locales ou chaque parti présentera ses propres candidats ?
Ce qui est évident c’est que nous irons à ces élections et nous y sommes préparés. Ce qui est également évident c’est qu’il n’est pas exclu que l’on aille en alliance avec tout parti politique régulièrement agréé en Guinée. Tout parti politique peut nous tendre la main, au CAPD. Nous jugerons si le peuple a son intérêt dans le programme de ce parti. Si ces intérêts là sont protégés, il n’y aura aucune difficulté que l’on aille en alliance avec ce parti politique, quel qu’il soit.

 

Vous n’excluez donc pas une alliance avec le PEDN ou l’UFDG par exemple en Haute Guinée ou au Foutah, ou encore le RDR ?
 Le RDR n’est plus avec nous. Le RDR a quitté notre alliance. C’est le parti qui avait présenté Papa Koly Kourouma à élection présidentielle. J’ai appris, même si je n’en ai pas la preuve, qu’il a fusionné dans le RPG Arc-en ciel.
Mais il n’est pas exclu que le RPG Arc-en ciel soit un allié s’il nous tendait la main. Il n’est pas également exclu que l’UFDG soit une alliée si nous voyons que nos programmes convergeaient. Il en est de même pour le PEDN, ainsi que pour tout autre parti politique. La seule condition est d’être un parti agréé en République de Guinée, ayant la même vision politique, le même programme de société, ou convergent. Il n’y a aucune difficulté à ce niveau.

 

Sur le plan local on constate une dégradation poussée de la voirie urbaine de N’Zérékoré. La poussière est devenue un problème de santé publique. La population gronde de plus en plus et l’administration locale met tout en œuvre pour étouffer toute velléité de révolte sur tout chez les jeunes. Quel est votre sentiment face à cette situation déplorable.
N’Zérékoré c’est chez moi. C’est ma ville natale. Je ne souhaiterais pas qu’il y ait un remous social quelle que soit sa nature ou son origine. Le remous social n’a pas que des avantages, il a toujours des inconvénients. Nous n’avons donc aucun intérêt à en provoquer.
Par contre, mon avis sur la question est que même s’il est vrai que c’est depuis Jean Marie Doré, alors premier ministre, que la pose de la première pierre de ces travaux a eu lieu, le professeur dans sa deuxième année aux affaires. Nous encourageons donc vivement le gouvernement à prendre les dispositions utiles dans le sens de la réalisation d’un tel projet, pour ne pas qu’il soit simplement un projet tape-à-l’œil. Surtout que parmi les priorités du programme du Professeur Alpha Condé, il y avait l’électricité, l’eau et les routes pour l’ensemble du pays. A mon avis il prendra cela en compte pour le bien être de ses citoyens de N’Zérékoré sui sont les siennes.

 

Justement, à un moment donné, on avait constaté à N’Zérékoré quelques travaux en matière d’électricité. Mais ces travaux semblent arrêtés.
Et pourtant un neveu de N’Zérékoré est ministre de l’énergie. Ce n’est pas le professeur Alpha Condé qui en est le ministre. Les gens doivent se demander. C’est un neveu de Zérékorékas qui en est le ministre. Moi je pense que la question devrait être posée directement à Papa Koly Kourouma et non pas au Professeur, même s’il est le président. Il a mis neveu à ce niveau. Comme le disait Feu Lansana Conté, quand on vous met quelque part, n’oubliez pas votre source. Le professeur Alpha Condé devrait s’intéresser à cette question de la dégradation de la ville de N’Zérékoré. Imaginez que c’est une des plus grandes villes de la Guinée. La construction de cette ville pourrait qu’être à l’avantage du Professeur.

 

Votre dernier mot à l’endroit de nos lecteurs et de la diaspora forestière.
Je voudrais d’abord vous remercier de vous être déplacé pour venir jusqu’à moi. C’est vrai que les cadres de la Forêt s’expriment difficilement, et même cette diaspora forestière est difficilement lisible. Ce constat est réel, mais ce n’est pas faute de cadres dans cette région. Nous sommes nombreux et des personnes sont capables.
Tout ce que j’ai à demander à mes frères c’est l’union. Quelle quelque soit ta position politique, retiens que tu viens de là-bas. Par conséquent tu dois mettre une pierre là-bas pour la construction de ta préfecture. Il faut se mobiliser pour aller procéder au changement qualificatif des conditions de vie de nos parents.
A l’adresse du pouvoir et de la classe politique guinéenne. Nous devons aller à ces élections conformément à la date fixée par la CENI. Parce que la CENI seule est habilitée à fixer la date et à organiser les élections en République de Guinée. La CENI ne propose pas, c’est une institution indépendante selon la Constitution. Son président exerce un pouvoir constitutionnel. Nous lui devons le respect.
Il ne faudrait pas que le Professeur se « laisse faire ». La CENI a fixé la date du le 8 juillet 2012. Au temps du Capitaine Dadis, les leaders politiques qui étaient là l’avaient entraîné dans leur programme. C’était tout le temps des rencontres par-ci, par-là. Les entretiens avec les opposants sont des histoires. Un Président a une vision. Un Président a un programme qu’il doit accomplir, vaille que vaille. C’est une mission qui lui a été confiée par tout le peuple de Guinée et non par une fraction de ce peuple. Les guinéens l’ont mis dans ce fauteuil présidentiel. Par conséquent deux ou trois partis ne peuvent pas se mettre ensemble dans une alliance et penser qu’ils ont une autorité au point d’anéantir la volonté du peuple. Le président ne doit pas céder à ces genres de négociations sans effets.
Ces braves messieurs qui se disent aujourd’hui leaders politiques ont montré leurs limites hier. Qui parmi eux n’a pas été tout-puissant ministre ici ? Qui parmi eux n’a pas été tout-puissant premier ministre ? Ils ont montré leurs limites. Le peuple n’a rien obtenu de leur administration. Le président doit tout faire pour sortir le peuple de l’ornière et non se préoccuper des humeurs d’une alliance ou d’un parti politique. Ces alliances ne représentent rien par endroit. Ils créent ces alliances pour fuir leurs responsabilités politiques et mêmes pénales par endroit.
Le président ne doit pas enfreindre aux activités de la CENI. Celle-ci doit organiser les électrifions pour que la Guinée soit dotée d’une assemblée nationale. Il a prêté serment de respecter et de faire respecter la loi. C’est ce qu’il doit faire. C’est tout ce qu’on lui demande.
Et à mes frères leaders de partis politiques, je demande le respect de la loi. Je les invite à prendre conscience et à désigner leurs représentants à la CENI pour ces élections législatives 2012.


Propos reccueillis par Mohamed Excellence MARA

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