Aéroport de Conakry: Senegal Airllines reprend ses vols commerciaux
La compagnie aérienne Senegal Airlines vient d'annoncer la reprise de ses vols commerciaux vers Conakry, la capitale guinéenne, à partir de ce mercredi 2 Novembre 2011, selon un communiqué .
‘’Comme suite à la notification des autorités de l’Aviation civile, Senegal Airlines a le plaisir d’annoncer la reprise de ses vols commerciaux vers Conakry à compter de ce mercredi 2 novembre 2011’’, indique le communiqué dont une copie est parvenue à GUINEEPLUS.
Lundi soir, les autorités de l’aviation civile guinéenne avaient bloqué un Airbus A320 de la compagnie qui assurait la liaison Dakar-Conakry-Abidjan. En représailles, Karim Wade, le fils du président sénégalais et par ailleurs tout-puissant ministre des transports, avait décidé de fermer l'espace aérien de son pays à tout vol en provenance ou en partance de la la Guinée.
Le communiqué rappelle que ‘’Senegal Airlines opère 9 rotations hebdomadaires entre Dakar et Conakry’’, et ajoute que ‘’la compagnie relie également tous les jours Conakry à Abidjan’’.
‘’La desserte de Conakry par Senegal Airlines offre d’excellentes correspondances sur le réseau régional de Senegal Airlines et vers le Moyen-Orient et l’Asie avec Emirates’’ souligne le communiqué.
‘’Senegal Airlines annonce par ailleurs la mise en place de tarifs promotionnels à partir de 229 000 F CFA TTC (469 USD TTC au départ de Conakry) sur l’ensemble de ses vols entre Conakry -Dakar et Conakry-Abidjan’’, poursuit le texte.
Aux dernière nouvelles, les autorités sénégalaises ont rouvert leur espace aérien aux vols commerciaux en direction ou en provenance de Conakry.
Dossier à suivre...
François Lounceny Fall dénonce l'attitude communautariste des cordinations régionales
Le président du FUDEC dénonce dans une lettre ouverte la "tribalisation" de la vie politique guinéenne. François Lounceny Fall, actuel Ministre d'Etat Secrétaire général à la Présidence et s’insurge contre l'attitude communautariste des coordinations régionales…
Intégralité
Tout le monde s’accorde sur la nécessité de la réconciliation nationale en Guinée. L’idée n’est pas nouvelle, elle est née de l’histoire tumultueuse de notre pays, émaillée d’événements qui ont souvent endeuillé notre Peuple.
Pendant que le Président de la République engage un processus salvateur de réconciliation nationale, par la mise en place d’un Comité Provisoire de Réflexion, l’on assiste à l’émergence de l’ethno-stratégie dans la vie politique en Guinée. Le phénomène a fait son apparition lors des dernières consultations électorales au cours desquelles tous les observateurs avertis ont noté des votes communautaristes qui ont caractérisé le déroulement des élections. Les résultats de ces consultations l’attestent.
Depuis, les coordinations régionales s’éloignant de leur mission de facilitation de dialogue social entre les différentes communautés nationales s’investissent de plus en plus dans l’arène politique.
A cette allure, les partis politiques ne représenteront plus que le poids de la communauté de leurs dirigeants, ce qui constituerait un frein à l’avènement d’une véritable démocratie, basée sur les programmes des partis politiques et une grave menace à l’unité et à la cohésion nationales.
Par le vote communautariste, l’on s’achemine inéluctablement vers une cristallisation de la classe politique, les choix sur les candidats ne se portant plus que sur des critères liés au groupe ethnique et non sur ceux liés à la compétence et à l’intégrité morale.
Pour un pays qui, en raison de son histoire récente, a plus que besoin de ressouder son tissu social, la « tribalisation » de la vie politique est porteuse de tous les dangers. Le spectre de la division, avec son corolaire de risques majeurs pèse sur l’unité de la nation et la quiétude sociale.
Les prochaines consultations électorales doivent être un test pour éloigner le spectre de la balkanisation du pays, et favoriser l’émergence d’une véritable démocratie, basée sur de vrais programmes politiques de société, en vue d’assurer l’unité et le développement de la Nation.
Les acteurs politiques doivent à tout prix éviter d’instrumentaliser les différentes coordinations régionales à des fins politiciennes.
L’histoire de l’Afrique atteste à suffisance que les tensions ethniques ont plongé plusieurs pays dans des crises aux conséquences désastreuses. La sagesse commande d’en tirer les leçons.
Les Guinéens ont besoin d’un sursaut national pour resserrer les rangs et engager courageusement un véritable processus de réconciliation nationale, en vue d’exorciser les vieux démons du passé. D’autres pays l’ont expérimenté avec succès. En raison de la gravité de certains événements survenus dans l’histoire de notre pays, l’Omerta ne saurait être la règle. Dans cette quête pour la rédemption de la Guinée, les coordinations régionales ont certes un rôle à jouer, mais elles doivent se limiter à la facilitation du dialogue entre les communautés et au renforcement de la solidarité entre toutes les composantes de la Nation.
Le champ politique doit être réservé aux acteurs politiques.
La construction d’une société démocratique et prospère en Guinée doit tirer les leçons du passé qui ont laissé des traces mais qui peuvent être guéries par l’acceptation d’un processus de type « Vérité, Justice et Réconciliation » ayant fait ses preuves dans d’autres pays d’Afrique. Dans ce processus, il s’agira de prendre en compte le droit de toutes les victimes des différentes répressions.
Une société qui aspire au progrès est une société qui a la capacité de se guérir elle-même. Une fois les mesures adéquates prises, le pardon qui est un don inné en chacun de nous pourra être accepté par les citoyens. Cela permettra aux Guinéens de se réconcilier et de tourner les pages sombres de leur histoire. Il s’agira alors de créer un fort consensus national susceptible de réunir le peuple de Guinée autour d’objectifs communs d’unité, de paix, de prospérité et de solidarité. Car, l’unité de tous les Guinéens est la pierre angulaire de l’édifice national.
LOUNCENY FALL
PRESIDENT DU FUDEC
(MFI / 01.11.11) Après avoir vu et revu les images de ce qu’il faut bien appeler le lynchage et l’exécution du colonel Kadhafi, un chef d’Etat d’Afrique de l’Ouest aurait fait annuler tous ses rendez-vous. Le temps, sans doute, de méditer un peu sur
Rupiah Banda, le chef d'état sortant de la Zambie a accepté sa défaite et transmis, en toute dignité, le pouvoir à son principal opposant, Michael Sata, le 20 septembre 2011. AFP(MFI / 01.11.11) Après avoir vu et revu les images de ce qu’il faut bien appeler le lynchage et l’exécution du colonel Kadhafi, un chef d’Etat d’Afrique de l’Ouest aurait fait annuler tous ses rendez-vous. Le temps, sans doute, de méditer un peu sur l’ingratitude des peuples. C’est en tout cas ainsi qu’il aurait vécu l’événement.
Jusqu’à ce que ces combattants fous ne se déchaînent sur lui, le guide libyen lui-même semblait sincèrement convaincu d’être aimé de son peuple. Et d’ailleurs, lorsqu’il a senti, au front, le feu de la balle qui l’a tué, il a porté la main à sa tête, puis, voyant son sang, il a tendu la main vers ses bourreaux, l’air de leur dire : « Mais, que me faites-vous là ? »
En cette année 2011, qui continue de s’égrener, huit chefs d’Etat ont déjà quitté le pouvoir en Afrique. Ben Ali ? En fuite ! Moubarak ? Sur une civière, dans le box des accusés ! Gbagbo ? Déporté dans le Nord de son pays, avec, au-dessus de sa tête, une épée de Damoclès nommée Cour pénale internationale. Kadhafi ? Sauvagement lynché par des jeunes gens bercés, comme dirait le chansonnier, « d’humiliations, de haine et d’ignorance, nourris de rêves de revanche » !
Plus l’on s’y accroche, moins l’on a de chance de bien finir !
A force de braquer les projecteurs sur ceux-là, on oublie de parler de la Zambie, où, le 20 septembre dernier, Rupiah Banda, le chef de l’Etat sortant, battu aux élections, a accepté sa défaite et transmis, en toute dignité, le pouvoir à son principal opposant, Michael Sata. On a failli oublier le Cap-Vert, où Pedro Pires, après deux mandats, et conformément à la Constitution, s’est éclipsé laissant le fauteuil au vainqueur de la présidentielle, qui n’était pas de son bord politique.
A ceux-là, il faut ajouter le Niger, où, après avoir écarté un chef d’Etat qui s’égarait dans une aventure dictatoriale, les militaires ont transmis le pouvoir à un chef d’Etat élu. On pourrait en dire autant de la Guinée, où c’est le militaire en charge de la transition qui a été tenté par une escapade despotique. Il l’a payé d’une balle dans la tête. Il en est sorti vivant, mais un peu diminué…
On fera silence sur les élections en cours, et sur celles que les sortants non seulement ne perdent jamais, mais gagnent toujours avec des scores vertigineux… L’année 2011 a, certes, encore quelques semaines à dérouler, mais on peut d’ores et déjà observer qu’elle concentre la panoplie la plus complète de la manière de quitter le pouvoir en Afrique. A chaque chef d’Etat, désormais, de choisir celle qui lui convient. Mais plus l’on s’y accroche, moins l’on a de chance de bien finir !
Jean-Baptiste Placca
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Guinée : près de 10 milliards de dollars d'investissement dans le secteur des mines dans dix ans
La Guinée pourrait atteindre un investissement cumulé de plus de 10 milliards de dollar durant les 10 prochaines années, a affirmé lundi le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Mohamed Lamine Fofana.
Les exportations pourront aussi atteindre plus de 10 millions de tonnes, avec la création de près de 50.000 emplois directs et indirects, pour la main d'oeuvre qualifiée et non qualifiée, a ajouté le ministre lors d'une rencontre avec une délégation canadienne.
La délégation canadienne est venue explorer les possibilités d'investissement dans les secteurs stratégiques de l'Etat, notamment le secteur des mines et de l'énergie.
Elle a eu des concertations avec les cadres des départements des Mines et de la Géologie et de la Chambre nationale des mines de Guinée.
Mohamed Lamine Fofafa a saisi l'occasion pour relever les potentialités que possède la Guinée et qui ont besoin d'être exploitées dans "un élan de partenariat gagnant-gagnant".
La Guinée est le 2ème plus grand producteur mondial de bauxite après l'Australie, avec une réserve estimée à plus 40 milliards de tonnes et plus de 40% en teneur en alumine.
Le secteur minier contribue à hauteur de près de 30 % dans les recettes de l'Etat, 16% du PIB et plus de 85% des exportations, selon une enquête de la Banque mondiale.
Xinhua
Un avion de Sénégal Airlines immobilisé à Conakry, Dakar décrète un embargo aérien sur les trafics en direction de la Guinée
C’est un nouveau pas dans l’escalade diplomatique entre le régime d’Alpha Condé et l’état sénégalais. Le vendredi 28 octobre dernier, appareil de la compagnie sénégalaise "Sénégal Airlines" a été immobilisé à l’aéroport international de Conakry. "Décision unilatérale et brutale des autorités guinéennes" dénonce la direction de la compagnie. Dakar a également pris des mesures de rétorsion…
La compagnie Sénégal Airlines a dénoncé par un communiqué officiel la décision des autorités guinéennes de bloquer l’un de ses vols en partance pour d’Abidjan.
D’après ledit communiqué, le motif avancé par Conakry pour clouer au sol le vol DN019 de "Sénégal Airlines", est que la défunte compagnie "Air Sénégal International" devait une dette de 70 millions de FCFA à « la société Roberts FIR, qui gère et contrôle la navigation et la sécurité de l’espace aérien en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia ».
En conséquence, Sénégal Airlines déplore vivement ce qu’elle appelle une « décision unilatérale et brutale des autorités guinéennes ».
La compagnie sénégalaise a ensuite sollicité « l’intervention des plus hautes autorités de l’Etat du Sénégal, en vue d’une résolution de cette crise grave aux répercussions multiples sur le développement des échanges dans la sous-région ». Elle considère cette mesure comme totalement illégale, injuste et inacceptable, ajoute la même source. Les autorités guinéennes ne se sont pas encore exprimées sur le différent qui a déjà des relents politiques.
En effet, après d’après l’échec d’âpres négociations entre Dakar et Conakry, la situation ne s’était toujours pas dénouée au matin du mardi 1er octobre 2011. L’Etat du Sénégal a alors décidé de rétorquer en fermant officiellement son espace aérien à tout avion en partance ou en provenance de Conakry.
Pour les autorités sénégalaises, la situation de Sénégal Airlines est totalement distincte de celle de la défunte Air Sénégal International (ASI), et expliquent que le règlement des dettes éventuelles de cette compagnie est du ressort exclusif du liquidateur d’Air Senegal International désigné par voie judiciaire.
Les 95 passagers de ce vol ont été finalement acheminés à leur destination abidjanaise, dans le cadre des accords de re-protection inter-compagnies, précise le communiqué. Senegal Airlines qui est un fruit du partenariat entre l’Etat et le secteur privé sénégalais dispose actuellement de trois Airbus A320 et d’un ATR 42-500.
Après les récentes accusations de complicité portées par le chef de l’Etat Guinéen, Pr Alpha Condé contre les autorités sénégalaises dans la tentative d’assassinat qui l’a visé le 19 juillet 2011 contre les, ce nouveau développement donne un coup de froid dans les relations déjà tumultueuses entre les deux pays.
Crise économique / Union européenne Zone euro : Accord global sur un plan anticrise
(MFI / 01.11.11) Les 17 pays de la Zone euro sont parvenus, après plusieurs heures de négociations, à arracher un accord sur le deuxième plan de sauvetage de la Grèce. Ce plan de 100 milliards d'euros a failli capoter face à l'intransigeance du secteur bancaire. Les banques vont renoncer à un peu plus de 50 % de la dette grecque qu'elles détiennent. Et le Fonds européen de stabilité financière est plus que doublé. Enfin, un premier accord a été trouvé sur la recapitalisation des banques.
Le premier volet du « sommet de la dernière chance » dans la crise de la dette s’est conclu sur une note positive avec l’annonce d’un accord entre les 27 pays de l’Union européenne sur la recapitalisation des banques, ce 26 octobre, à Bruxelles. Selon le document publié à la fin de la réunion : « Nous nous sommes mis d'accord sur la recapitalisation des banques qui doit être l'un de nos principaux objectifs », a déclaré le Premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays préside l'UE. Cet accord prévoit que les fonds propres durs des banques (capital social et bénéfices mis en réserve) atteignent 9 %, un objectif qui « devra être atteint au 30 juin 2012 ». Pour y parvenir, « les banques devront faire appel en priorité à des sources de capital privées, y compris par des restructurations et la conversion de dette en capital ».
La Grèce sous étroite surveillance
Le document ne mentionnait pas le montant total de cette recapitalisation des banques. Une somme qui dépendait du niveau de la dette grecque effacée par les banques - un sujet qui a fait l'objet d'intenses négociations le mercredi soir. Les banques ont renâclé à accepter des pertes supérieures à 50%. On nous avait annoncé que la nuit serait longue. Ce fut le cas. Quand tout le monde pensait acquise une participation accrue du secteur privé au deuxième plan de sauvetage de la Grèce, le patron de l'Institut de la finance internationale, l'Américain Charles Dallara, qui négocie au nom des banques avec les pays de la Zone euro, a publié un communiqué pour dire qu'aucun accord n'était en vue. Réunion au sommet aussitôt convoquée dans les bureaux d'Herman Van Rompuy, président du Conseil européen.
Face au représentant du lobby bancaire, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, soutenus par Christine Lagarde, étaient plus que jamais déterminés à arracher un accord. Après 45 minutes de négociation qualifiée de très tendue, l'Allemagne a menacé de passer par la manière forte à savoir une restructuration imposée de la dette grecque. Chacun a dû faire des concessions. Les créanciers privés ont accepté d'effacer la moitié de la dette grecque qu’ils détiennent, soit 100 milliards d'euros. En échange, les Etats de la Zone euro se sont engagés à garantir à hauteur 30 milliards d'euros les nouvelles obligations qui seront contractées par les banques à des taux plus faibles et plus une maturité plus longue. La Grèce devra elle aussi faire des efforts en appliquant à la lettre les engagements pris. Le pays sera sous étroite surveillance, a prévenu Angela Merkel. Une forme de tutelle pour vérifier que les réformes promises seront bien appliquées.
Au sommet à 27 a ensuite succédé la réunion des 17 pays de la Zone euro qui se fixaient pour objectif d’augmenter « la force de frappe » du Fonds européen de stabilité financière (FESF), le principal instrument pour enrayer la contagion de la crise de la dette. Présenté comme le pare-feu à une contagion de la crise de la dette en Zone euro, le renforcement des capacités du FESF a suscité de nombreuses controverses et créé des tensions au sein du couple franco-allemand. Mais les 17 sont parvenus à un accord. A en croire Nicolas Sarkozy, ce mécanisme de secours, par un effet de levier, sera doté d'une force de frappe de 1 000 milliards d'euros. Il devrait être opérationnel d'ici fin novembre.
L'architecture en a été définie, mais beaucoup de négociations techniques sont encore nécessaires avant sa mise en service. Deux mécanismes sont évoqués pour démultiplier ses capacités. Le premier va consister à garantir une partie des pertes éventuelles des investisseurs privés lorsqu'ils achèteront des obligations souveraines sur le marché primaire. Le second va revenir à créer un ou plusieurs fonds spéciaux destinés à attirer les investisseurs extérieurs privés ou publics comme les pays émergents. Mais rien n'indique que cela suffira à rassurer les marchés financiers qui espéraient que ce fonds serait doté d'au moins 2 000 milliards d'euros. Ces mesures, vagues, ont donc poussé Christine Lagarde, directrice du FMI, à appeler à détailler davantage les modalités de fonctionnement de ce « Fonds de secours amélioré ».
MFI / RFI/ Avec notre envoyée spéciale à Bruxelles
Grèce : Le référendum sur l'aide européenne sème la panique sur les marchés
(MFI / 01.11.11) C'est un coup de tonnerre dans le ciel européen : la décision de Georges Papandréou, le Premier ministre grec, de convoquer un référendum sur le plan d'aide adopté à Bruxelles le 27 octobre dernier est en train de semer la panique. Les dirigeants de l'Union européenne sont pris de court par cette annonce et les marchés dégringolent. A la mi-journée, la Bourse de Paris enregistrait une chute de 4,4 %, celle de Francfort 4,8 % quand celle d'Athènes perdait 6 %. Les opérateurs, surpris par l'annonce, imaginent de nouveau le pire, à savoir un défaut total de la Grèce sur sa dette, avec toutes les conséquences que cela pourra avoir pour les banques européennes et pour la Zone euro. Pour les marchés, ce coup de poker politique du Premier ministre grec remet en cause l'ensemble du dispositif imaginé par les Européens pour sortir de la crise de la dette. Il intervient juste avant le sommet du G20. Les marchés sont pris de court. Et ils ne sont pas les seuls : les dirigeants européens se posent aujourd'hui exactement les mêmes questions.
MFI / RFI
Crise de la dette : Une bonne note pour le Fonds européen de stabilité financière
(MFI / 01.11.11) La note « triple A », la meilleure, a été de nouveau attribuée au Fonds européen de stabilité financière (FESF), ce samedi 29 octobre. Une note donnée par les trois grandes agences de notation en même temps : Fitch, Moody's et Standard and Poor's. Ce bon point rassure et fait sourire à Bruxelles. Les trois grandes agences internationales de notation ont confirmé qu’elles accordaient toutes la meilleure évaluation possible au FESF, c’est-à-dire le triple A. Ces évaluations d’ensemble se doublent de la meilleure note à court terme. On ne voit pas quelle autre appréciation ces agences auraient pu porter sur le FESF, gigantesque cagnotte de 440 milliards d’euros de fonds propres portés par ricochet à 780 milliards en attendant mieux, et qui n’a jamais jusqu’ici déboursé un seul centime. Le soutien à l’Irlande en début d’année a été intégralement financé par l'émission d’obligations. Et le FESF n’intervient pas dans les plans de soutien à la Grèce. Dans les milieux européens, on ironise. C’est, dit-on, comme si ces agences voulaient rattraper un peu les dégâts qu’elles font depuis deux ans. D’autres rappellent que le guide Michelin avait naguère accordé trois triples A, une note exceptionnelle, à un nouveau restaurant… qui n’avait pas encore ouvert ses portes.
RFI / Avec notre bureau à Bruxelles
Rumeurs sur la mort de Jean Marie Doré : démenti catégorique des proches
Depuis quelques mois on le sait malade. Mais la persistance depuis le week-end dernier sur une éventuelle disparition de l’ancien premier ministre de la transition ont ému plus d’un en Guinée. Faute de réaction officielle des autorités, …. A approché plusieurs proches de Jean Marie Doré. Leurs propos sont formels : le fils de Bossou est bien en vie. Il récupère actuellement dans la capitale française, et son retour serait même imminent.
Il y a quelques semaines, l’annonce de la maladie de cet acteur majeur de la vie politique nationale avait provoqué un émoi perceptible et large au sein de toutes les composantes de la nation guinéenne. Plusieurs personnalités du pays, parmi lesquelles le président Alpha Condé, vieux compagnon de lutte, et l’opposant Cellou Dallein Diallo se sont rendus à sont chevet dans sa résidence privé de Donka.
Initialement prévue pour la Suisse, son évacuation a finalement eu lieu sur Paris, où il suit actuellement des soins médicaux. Contactés au téléphone, plusieurs proches de celui qui a la réputation du plus grand tribun politique de la Guinée ont infirmé la nouvelle de sa disparition. Un membre de sa famille nous a même précisé que son retour au bercail serait imminent, et qu’il apporterait lui-même un démenti à ces rumeurs. C’est donc un soulagement de savoir que ce vieux routier de la vie politique nationale se porte mieux, et qu’il pourrait même faire un retour très prochain sur la scène politique.
A l’heure où les acteurs politiques guinéens et non des moindres, se fourvoient dans des débats ethnico-régionalistes, le retour de Jean Marie Doré et surtout son franc-parler est plus que souhaitable.
Mohamed Excellence Mara



