Nouvelles de la Guéckédou

Guinée : une femme porte un enfant depuis plus de cinq ansGuinée : une femme porte un enfant depuis plus de cinq ansMatennin Camara, âgée de 43 ans et mère de trois enfants, est enceinte... depuis mai 2007. Originaire de Macenta, une préfecture située dans la région forestière où elle exerce la profession de commerçante, elle est en ce moment dans la capitale Conakry pour être soignée.

« Je suis porteuse d’une grossesse qui fait maintenant en ce mois de février, cinq ans (et) neuf mois », a confié Matennin Camara, 43 ans et mère de trois enfants, à Conakryinfos.com.

A la question de savoir, si elle est convaincue d’être enceinte depuis mai 2007, Matennin Camara est catégorique : « J’ai déjà fait trois enfants. Je connais comment se porte un enfant dans le ventre d’une femme. Tous les mouvements qu’un enfant fait dans le ventre de sa mère, celui-ci aussi le fait chaque jour. C’est pourquoi, je suis convaincue que c’est une grossesse comme les autres. Comprenez que j’ai déjà fait trois enfants dans ma vie », a-t-elle insisté.

Avant d’ajouter que sa grossesse a été confirmée par plusieurs médecins. « Je connais comment une femme enceinte doit se comporter dès le début de la grossesse. Je suis allée à maintes reprises à l’hôpital pour faire des examens et l’échographie, afin d’être rassurée que c’est une grossesse, et non une maladie. Je me suis rendue deux fois aux CHU de Donka et d’Ignace Deen à Conakry pour faire l’échographie. Les médecins m’ont dit que c’est un enfant que je porte, et non une maladie. Ils m’ont même rassurée que ce n’est pas du fibrome, mais plutôt un enfant qu’ils n’arrivent pas à voir avec l’échographie », a-t-elle témoigné.

Poursuivant ses explications, Mme Matennin affirme qu’elle s’est rendue au Ghana pour s’assurer qu’elle porte effectivement un enfant. « Je me suis même rendue une fois chez un autre gynécologue à Accra au Ghana pour des examens. Là, comme les gynécologues de Conakry, le médecin ghanéen aussi m’a dit que c’est un enfant que je porte, pas une maladie. Il m’a même dit que c’est un enfant qui ne se trouve pas à sa place, raison pour laquelle, il est très difficile de le voir avec l’échographie.

 

« Je préfère ne pas subir une intervention chirurgicale »

Curieusement, la nuit, la grossesse disparaît. « Cela m’arrivait au début. Mais, lorsque j’ai commencé à utiliser des talismans, ça ne m’arrive plus. Un jour, j’étais couchée avec ma première fille dans le même lit. Elle s’est brusquement réveillée vers 3 heures du matin pour me réveiller en me disant que ma grossesse a disparu. Je lui ai dit de continuer son sommeil en lui disant de se taire prochainement quand elle verra de telles choses ». Et d’ajouter, « C’est la journée seulement que je sentais que quelque chose m’est arrivé la nuit. Quand cela m’arrivait la nuit, le matin, je ressentais des courbatures aiguës sur tout mon corps, surtout au niveau du dos et de la hanche. Et pour me soulager, il fallait me faire subir un bon massage ».

Selon elle, des grossesses pareilles existent. « J’en ai déjà vues. A Macenta, il y avait une autre femme qui avait eu une grossesse pareille. Elle a même réussi à mettre au monde deux enfants issus des grossesses de ce genre. Elle a mis le premier au monde après six ans passés dans son ventre, tandis que le deuxième est venu au monde après sept ans neuf mois. Aujourd’hui, tous ces deux enfants vivent là-bas. Même à Conakry ici, il y a d’autres femmes dans la même situation que moi, qui viennent me voir après qu’elles soient informées par mon frère qui leur a dit de venir me voir. Quand elles sont venues, je leur ai moi-même donné du courage en leur disant que le jour venu, Dieu nous donnera la force de mettre au monde ces enfants ».

Même si cette grossesse n’a que trop duré, Matinnin Camara ne compte pas subir une intervention chirurgicale. « Je préfère ne pas subir une intervention chirurgicale jusqu’au jour où Dieu me donnera la chance de mettre au monde moi-même cet enfant. Quand j’étais à Macenta, un voisin est venu nous dire de ne jamais accepter de subir une intervention chirurgicale après qu’il ait fait un rêve où il lui a été dit de ne jamais me faire subir une intervention. Même ici à Conakry, une de mes belles-sœurs a fait le même rêve, c’est-à-dire de ne jamais me faire subir une intervention chirurgicale pour mettre au monde l’enfant que je porte ». Bonne chance à la parturiente !

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SIERRE (Suisse) (AFP) - (AFP) - Vingt-huit personnes, dont 22 enfants scolarisés en Belgique, ont trouvé la mort mardi soir dans un accident d'autocar survenu à Sierre, dans le sud de la Suisse, semant la consternation en Suisse et en Belgique.

Le véhicule, avec 52 personnes à bord et qui circulait en direction de Sion, a dévié de sa trajectoire et s'est encastré dans la paroi en béton d'un tunnel autoroutier à 21H15 locales entre les sorties est et ouest de Sierre.

Selon le porte-parole de la police du Valais, Renato Kalbermatten, l'origine de l'accident n'est pas encore connue.

Des écoliers âgés d'une douzaine d'années et provenant de deux écoles en Flandre, de Heverlee (province du Brabant) et de Lommel (bien Lommel, province du Limbourg), avaient pris place à bord de l'autocar après un séjour de ski à Anniviers, dans le canton du Valais. Ils devaient regagner la Belgique après des vacances à la neige.

Le choc frontal a été d'une extrême violence. L'avant de l'autocar a été quasiment pulvérisé et de nombreux occupants ont été encastrés.

Selon des déclarations à la radio télévision suisse du docteur Jean-Pierre Dellars, directeur médical de la centrale de secours, "l'extraction des blessées et des personnes décédées a pris beaucoup de temps et a été vécue de façon extrêmement tragique. Le fouillis métallique était extrêmement difficile à maîtriser".

 

Le car accidenté est tiré par une remorqueuse, dans le tunnel de Sierre, le 14 mars 2012 en Suisse © AFP Sebastien Feval Le car accidenté est tiré par une remorqueuse, dans le tunnel de Sierre, le 14 mars 2012 en Suisse © AFP Sebastien Feval "Compte tenu de l'état du véhicule, on peut imaginer que la vitesse était sans doute importante. La plupart malheureusement souffrent de blessures graves, de blessures qui pourraient mettre en cause leur pronostic vital" a-t-il ajouté.

La police cantonale valaisanne a mis en place une ligne téléphonique: 0041 848 112 117 (depuis l'étranger) ou 0848 112 117 (depuis la Suisse).

Le consul de Belgique à Berne, Hans Gryson, a indiqué à l'AFP que "deux avions, peut-être un troisième en fonction des besoins, vont être mis à disposition des parents. Le transport des enfants blessés (vers la Belgique) dépend de la situation médicale, on ne peut pas encore dire comment cela va se faire".

"Beaucoup d'enfants ne sont pas transportables pour l'instant et ont été répartis dans des hôpitaux à Sierre, Sion, Berne, Martigny, Lausanne", a-t-il précisé.

L'autoroute a été rouverte à la circulation vers O8H00 et l'autocar accidenté a été évacué. Aucun autre véhicule n'a été impliqué dans l'accident, selon la police.

Le bilan de cet accident est très lourd: 22 enfants d'une douzaine d'années sont décédés et six adultes, dont les deux chauffeurs du véhicule.

 

D'énormes moyens ont été déployés, soit 60 pompiers, 15 médecins, 100 secouristes, 12 ambulances, 8 hélicoptères, 3 remorques et 3 psychologues.

L'ambassadeur de Belgique, Jan Luykx, s'est rendu sur place.

"Ce drame va bouleverser toute la Belgique", a-t-il déclaré à l'agence ATS. "Je n'ai jamais vécu ça. L'ampleur de l'accident est difficile à digérer (...) pour le moment je me concentre sur des aspects pratiques. L'émotionnel viendra lors des rencontres avec les familles", a-t-il ajouté.

"C'est un jour tragique pour toute la Belgique", a déclaré le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, en disant avoir appris "avec consternation" l'accident.

Le roi des Belges Albert II, accompagné de la reine Paola, a rencontré mercredi les familles des victimes de l'accident à la base militaire de Melsbroek, où ont été rassemblés les parents des enfants qui étaient à bord du car accidenté.

Ces parents devaient s'envoler vers 13H00 (12H00 GMT) à bord d'un Airbus de l'armée de l'Air belge pour se rendre en Suisse.

Ils seront suivis par le Premier ministre belge et le ministre-président de la Flandre, Kris Peeters, qui devraient partir en milieu d'après-midi.

La présidente de la Suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, doit également se rendre sur place. Elle a "appris avec consternation le terrible accident" et a indiqué que la Suisse faisait "tout ce qui est en son pouvoir pour soutenir les blessés (et) leurs familles".

Le président français Nicolas Sarkozy a présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'accident qu'il a qualifié de "tragédie".

Il s'agit du plus grave accident de la route jamais survenu en Suisse et la nouvelle a semé la consternation dans la Confédération.

Le parlement suisse a observé une minute de silence mercredi matin en hommage aux victimes et son président Hansjörg Walter s'est dit "profondément touché".

Une conférence de presse est prévue à 16H30 (15H30 GMT).

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LA HAYE (AFP) - (AFP) - La Cour pénale internationale (CPI) a rendu mercredi le premier jugement de son histoire, en reconnaissant coupable de crimes de guerre l'ancien chef de milice de République démocratique du Congo (RDC) Thomas Lubanga qui avait utilisé des enfants soldats en 2002-2003. 

"La chambre a conclu à l'unanimité que l'accusation a prouvé au-delà de tout doute raisonnable que Thomas Lubanga est coupable des crimes de conscription et d'enrôlement d'enfants de moins de quinze ans et les a fait participer à un conflit armé", a déclaré le juge britannique Adrian Fulford qui a lu un résumé du jugement lors d'une audience publique à La Haye.

Le juge a précisé qu'une peine serait prononcée ultérieurement à l'encontre de Thomas Lubanga, 51 ans, qui plaidait non coupable. Il avait été transféré à La Haye en 2006 où son procès, ouvert le 26 janvier 2009, s'était achevé le 26 août 2011.

Vêtu d'une tunique et d'un calot blancs traditionnels, l'ancien chef de milice est resté impassible durant la lecture du jugement, échangeant seulement un bref sourire avec son épouse, au premier rang du public, à la fin de l'audience.

L'actrice américaine Angelina Jolie, qui soutient le travail de la Cour depuis des années, était également assise au premier rang de la galerie du public, au milieu d'une cinquantaine de journalistes, magistrats et diplomates notamment, séparés de la salle d'audience par une baie vitrée.

Fondateur de l'Union des patriotes congolais (UPC) et ex-commandant des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche militaire de l'UPC, Thomas Lubanga a été reconnu coupable d'avoir utilisé des enfants soldats durant la guerre civile en Ituri (nord-est de la RDC) en 2002 et 2003.

Les affrontements interethniques et les violences entre milices pour le contrôle des mines d'or et d'autres ressources naturelles dans cette région du nord-est de la RDC ont provoqué la mort de 60.000 personnes depuis 1999, selon des ONG humanitaires.

Les preuves, présentées par le bureau du procureur Luis Moreno-Ocampo, démontrent que des enfants, ont "été déployés en tant que soldats" et "ont participé à des combats", a déclaré le juge Fulford.

L'UPC/FPLC a utilisé des enfants comme "gardes militaires" et des enfants ont été utilisés comme garde du corps ou servaient dans la "garde présidentielle de Thomas Lubanga", a-t-il ajouté.

"Les éléments de preuve démontrent que dans les camps militaires les enfants suivaient des régimes de formation très durs et subissaient des châtiments sévères", a affirmé le magistrat.

Les juges ont toutefois critiqué le travail du bureau du procureur estimant qu'il n'avait pas assez "supervisé" les intermédiaires qu'il avait chargés de retrouver des enfants soldats victimes. Il "existe un risque" que ces intermédiaires aient "persuadé, encouragé ou aidé des témoins à faire de faux témoignages", a souligné le juge Fulford.

Premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les auteurs présumés de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, la CPI rendait son premier jugement près de dix ans après sa création par le Statut de Rome entré en vigueur en juillet 2002.

Le jugement de mercredi est "un signal très fort aux auteurs de crimes aussi graves, un signal que l'impunité n'existe pas", a commenté à l'AFP Géraldine Mattioli, chargée de la justice internationale pour l'ONG Human Rights Watch.

La défense a un délai de trente jours pour faire appel du jugement qui commencera à courir lorsque Thomas Lubanga, qui encourt trente ans de prison, aura pris connaissance de la traduction en français du jugement, rédigé en anglais.

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TOKYO (AFP) - (AFP) - Un deuxième séisme, de magnitude 6,1, a secoué mercredi le Japon, à l'est de la grande île japonaise de Honshu, a annoncé l'agence de météorologie, sans occasionner de dégât majeur selon les médias.

Un premier fort séisme de magnitude 6,8 s'était produit plus tôt dans la journée mercredi au large des côtes septentrionales de l'archipel, provoquant un petit tsunami sur le littoral, sans faire de dégât.

L'épicentre du second tremblement de terre, intervenu à 21H05 locale (12H05 GMT) a été localisé dans l'océan Pacifique, non loin de la côte orientale de la préfecture de Chiba (est de Tokyo). Son hypocentre était situé à 10 km de profondeur.

Aucun avertissement au tsunami n'a été émis par l'agence.

Le tremblement de terre a été ressenti dans tout l'est de Honshu, et particulièrement dans les préfectures de Chiba et Ibaraki (nord-est de Tokyo). La secousse a aussi fait trembler les immeubles de Tokyo.

La compagnie d'électricité exploitant la centrale accidentée Fukushima Daiichi, située un peu plus au nord le long du littoral Pacifique, a affirmé qu'aucun problème nouveau n'était apparu sur le site, où les réacteurs sont en état d'arrêt à froid.

Des trains à grande vitesse Shinkansen et des trains régionaux ont dû être stoppés en raison du séisme, a annoncé la télévision publique NHK, citant les compagnies ferroviaires.

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 avait eu lieu au large du nord-est du Japon, provoquant un tsunami géant qui avait dévasté les villes et villages de la côte, faisant quelque 19.000 morts et disparus, et occasionnant le plus grave accident nucléaire au monde depuis 1986.

Ce tremblement de terre historique a entraîné une très forte augmentation de l'activité sismique au Japon, avec plus de 230 secousses de forte magnitude en un an dans la région du nord-est, soit une fréquence 24 fois supérieure à la moyenne annuelle.

Publié dans International

Le 1er mars, à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle, cinq policiers français ont tenté, sans succès, d’expulser un jeune Guinéen à bord d’un vol Air France. Excédés par les bruits et l’agitation du jeune, les passagers du vol ont demandé aux policiers de le maîtriser ou le faire débarquer. Finalement, les policiers le feront sortir manu militari avec quatre autres passagers guinéens. C’est du moins ce que nous rapporte notre interlocuteur, Boubacar Barry.

Tout a commencé quand les passagers ont pris place à bord d’un bus au terminal 2C de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à 9 heures 30, heure de Paris, pour aller rejoindre leur avion qui devrait décoller une heure plus tard.

Un jeune Guinéen menotté criait contre son expulsion

« À la grande surprise de tout le monde, quand nous nous sommes installés dans l’avion, il y avait un vacarme assourdissant qui provenait de l’arrière de l’appareil. C’était un jeune Guinéen menotté qui criait contre son expulsion. Il était ceinturé par cinq agents de la police nationale française.

Le jeune criait à gorge déployée en disant ceci “Je ne veux pas rentrer, ma femme doit accoucher dans quelques jours”. Des cris qui retentissaient dans tout l’avion. Devant le refus obstiné du jeune de se taire, deux policiers sont intervenus pour qu’il garde le silence en le retenant contre son siège, ce qui n’a pas suffi pour calmer ses ardeurs. Et il continuait à crier de plus belle avec toujours les mêmes refrains aux lèvres. Lorsque l’heure du décollage a sonné, la tension est montée d’un cran. Les passagers se sont mis en colère et s’en sont pris aux membres de l’équipage.

Les gens ont commencé à se plaindre. Ils ont demandé qu’on le fasse taire ou qu’on le descende de l’avion parce qu’il dérangeait les uns et faisait même peur aux autres. Certains avançaient avoir payé assez d’argent pour voyager dans de meilleures conditions et d’autres demandaient qu’on les fît changer de vol tout en fustigeant le manque de respect de la part d’Air France envers ses clients africains.

 

Le jeune Guinéen finalement débarqué

Le commandant de bord constatant son incapacité à faire régner le calme dans l’avion a donc demandé à ce que la police fasse descendre son prisonnier. Cette décision a rendu furieux les policiers qui devaient accompagner le jeune à Conakry. C’est ainsi qu’ils ont demandé à ce que quatre autres jeunes les suivent, les accusant d’avoir pris part au désordre.

Les policiers ont d’abord commencé par débarquer le jeune qui était à rapatrier. Ils sont ensuite revenus chercher les quatre autres pour les faire descendre de l’avion. Ces jeunes ont plaidé auprès de l’équipage d’Air France qui est resté indifférent à leurs requêtes. Alors que ces jeunes avaient tous des documents en règle. Leur seul crime ayant été d’avoir plaidé la cause du jeune qui devait être expulsé. Les quatre jeunes ont donc été débarqués par les policiers. C’est seulement vers 13 heures que notre avion a pu décoller ».

Toutefois, notre interlocuteur qui s’est senti mal à l’aise après ces incidents, a déploré l’attitude de l’équipage du vol Air France qui, affirme-t-il, « n’a rien fait pour empêcher la police de faire débarquer ces passagers ».

 

Une relation tendue entre Paris et Conakry

Selon lui, la police française n’en est pas à sa première expérience, « lorsque je suis rentré en Guinée, j’ai expliqué à ma tante qui m’a dit qu’elle a vécu la même chose il y a un mois quand elle quittait Paris ».

Faut-il rappeler qu’en 2007, six policiers français avaient été molestés à l’aéroport de Conakry-Gbessia lorsqu’ils accompagnaient deux Guinéens sans-papiers expulsés de France. L’affaire avait, à l’époque, provoqué un incident diplomatique entre les deux pays.

Publié dans Guinee

Le Secrétaire général adjoint de l’ONU et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique Abdoulie Janneh est en visite de travail en Guinée pour discuter avec les autorités guinéennes et particulièrement les ministères des Finances et du Plan sur une réunion qui se tiendra à Addis-Abeba en Ethiopie. Une réunion consacrée à l’utilisation des ressources de l’Afrique pour faire de ce continent, un pôle de croissance.

Cette éminente personnalité des Nations Unies a été reçue en audience par le Président de la République, Pr Alpha Condé, le lundi 12 mars 2012 au Palais Sékhoutouréya. Il était question de discuter sur les moyens à travers lesquels la Commission économique pour l’Afrique peut appuyer la Guinée dans politique de développement.

A sa sortie de l’audience, Abdoulie Janneh a déclaré : « C’était pour voir quel appui la Commission économique pour l’Afrique peut apporter aux efforts que le Président de la République est en train de mener pour transformer ce pays. De ce fait, on a parlé du processus de planification. On a parlé du secteur des mines pour laquelle la Commission a beaucoup de capacités. On est là pour écouter le Président, sa vision et voir comment la Commission économique pour l’Afrique peut accompagner la Guinée pour son développement ».

 

Bureau de Presse de la Présidence

Publié dans Guinée Economie

La Forêt de la Guinée forestière n’existe désormais que de nom.  Cette région connaît depuis quelques années une déforestation sans précédent voire même inquiétante. Au jour d’aujourd’hui, plus de 8920 hectares de forêt sont dévastés ou détruits par la coupe abusive des bois ou la pression humaine.

Pour rappel, la Guinée forestière comme son nom l’indique, située au Sud-Est du pays, était connue pour sa forte végétation. Toute la région était envahie par une forêt dense. Ce qui favorisait une bonne pluviométrie dans la région, parce qu’il y pleuvait régulièrement 10 mois dans l’année.

Malheureusement, cette réalité n’est plus qu’un souvenir.  Car il ne pleut désormais dans cette région que de façon intermittente. Il n’y a plus que 8 mois de pluie. C’est dire que dans un avenir proche, la Guinée forestière risque d’avoir les mêmes caractéristiques saisonnières que les autres régions du pays notamment la Guinée maritime, la Moyenne et la Haute Guinée où l’on rencontre particulièrement deux saisons égales au courant de l’année : c’est-à-dire six mois de saison sèche et six mois de saison pluvieuse.

Pour ceux qui connaissent un peu cette région, il suffit aujourd’hui d’y faire un tour pour s’en rendre compte.  Vous risquerez de traverser tout le territoire forestier sans le savoir. Cette forêt dense et touffue qui faisait la fierté du guinéen n’existe plus que de nom. Il n’y a plus qu’une forêt lacérée et dévastée.

En traversant cette zone le visiteur est frappé à première vue par la déforestation abusive causée par le méfait de l’homme. De nombreux troncs d’arbres jonchent le sol, abattus par les pauvres villageois. Certains arbres sont utilisés pour le charbon et d’autres pour le madrier ou pour cuire les briques. A cela s’ajoute la culture sur brûlis et les feux de brousse qui constituent des facteurs dégradants de la nature et d’aggravation de la déforestation ; cela au vu et au su des autorités locales qui se comportent généralement en complices dans cette destruction.

Pire nombreux sont les sociétés minières qui évoluent dans cette région, et qui s’attaquent à des dizaines d’hectares de végétation sans que des dispositions réglementaires soient prises pour la restauration rapide des sites dénudés.
Quant aux villageois, ils utilisent désormais les tronçonneuses pour la coupe des grands arbres. Conséquences immédiates : 8920 hectares de végétation, selon une statistique récente,  sont de nos jours complètement détruits.

Cette situation favorise, certes, l’avancée du désert qui s’annonce déjà à travers la variation du climat constaté dans la région car jadis très humide, la région forestière a désormais un climat peu humide. Ceci doit donc interpeller les autorités à tous les niveaux pour prendre des mesures idoines en vue de sauvegarder le peu qui reste. Sinon d’ici peu, la végétation de la Guinée forestière ne sera plus qu’une chronique ou un souvenir lointain.

Publié dans Guinée Forestière

Dans le cadre d’une mission de travail à Paris destinée à informer les autorités françaises et les médias de la place sur la tenue des prochaines élections législatives, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation qui a rencontré le vendredi 9 mars 2012, le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf, était aujourd’hui présent, le lundi 12 mars 2012, au 2 rue de l’Elysée où il a été l’invité du conseiller Afrique du président Nicolas Sarkozy, André Parant. C’était en présence du conseiller technique, Pascal Collange, Elizabeth Barbier, responsable de l’Afrique au Quai d’Orsay et Madame Ann Laure Hare, sous directrice Afrique en charge de la Guinée.

 

Pendant une heure d’entretien, le ministre Alassane Condé, accompagné de Rachid Ndiaye, conseiller spécial chargé de la communication et des questions de prospective du président Alpha Condé, Amara Camara, ambassadeur de Guinée en France, a exprimé la volonté du gouvernement guinéen de respecter le chronogramme proposé par la Ceni ( Commission nationale électorale indépendante), et rassuré les officiels français de la volonté du président de signer le décret convoquant le corps électoral, dès que les conditions techniques de l’organisation du scrutin seront réunies. « Nous suivons les affaires de Guinée, avec attention et espoir, nous souhaitons une organisation rapide des élections avec le consensus le plus large possible. Nous encourageons également l’opposition à prendre part au vote, dans l’intérêt de tous» a déclare André Parant. Cet après midi, le ministre de l’administration du territoire prendra part à une réunion au Quai d’Orsay avec la cellule stratégique chargée des élections, de l’Afrique et de la mondialisation…

Publié dans Guinee Politique

 

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, effectuera des déplacements à Monrovia et à Conakry les 13 et 14 mars 2012.


Le chef de la diplomatie luxembourgeoise effectuera une visite de travail en République du Libéria le 13 mars et y rencontrera le ministre des Affaires étrangères, Augustine Kpehe Ngafuan, pour une entrevue bilatérale. Les discussions porteront sur les relations bilatérales, la situation au Libéria, la situation régionale en Afrique de l’Ouest, ainsi que sur plusieurs autres sujets de l’actualité politique internationale. Des entrevues avec le président de la Chambre des représentants et avec le président du Sénat sont également prévues.

 

Le 14 mars, le ministre Asselborn effectuera une visite de travail bilatérale en République de Guinée, qui portera sur les relations bilatérales, la situation en Guinée et dans la région de l’Afrique de l’Ouest, tout comme sur plusieurs sujets de l’actualité politique internationale.

 

À Conakry, le ministre Asselborn aura des entrevues avec le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger, Édouard Gnakoye Lama, le ministre du Plan, Souleymane Cissé, le président du Conseil économique et social, Michel Kamano, ainsi qu’avec le Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana. En fin de journée, le Vice-Premier ministre luxembourgeois sera reçu en audience par le président de la République et chef de l’État, Prof. Alpha Condé.

 

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères

 

Publié dans Guinee Politique

 

Plus de 3 000 espèces animalières et 2 000 espèces de flores sont menacées de disparition dans la réserve de biosphère des Monts Nimba, à plus de 1 000 km au sud-est de la capitale guinéenne et érigée en 1981 en site du patrimoine mondial de l'UNESCO, a-t-on appris samedi de source officielle.


Selon Alhassane Bangoura, coordinateur du programme de conservation de la biodiversité (PCB) des Monts Nimba, contacté au téléphone par Xinhua, cette réserve où bien renferme des ressources biologiques d'importance mondiale est un assemblage unique d'écosystème.

 

Dans l'inventaire d'un document de recherche scientifique élaboré en collaboration avec des partenaires techniques et spécialisés en environnement, on dénombre parmi les 3 000 espèces animales qui vivent sur le site, 392 oiseaux, 132 mammifères, 69 reptiles, 62 espèces d'amphibiens et 32 espèces poissons de différentes classes, qui partagent tous le même écosystème de ladite réserve.

Cette faune et la flore se trouvent malheureusement menacé de tout part par l'effet de l'homme sur la nature et par l'impact négatif de certaines sociétés minières implantées dans la zone pour raison d'exploitation des ressources minières du sous-sol, a fait remarqué le coordinateur du programme.

 

Ainsi, malgré les interdictions du gouvernement, les activités agricoles, de braconnage, de chasse, de cueillette, sont très intenses dans les périphéries dudit site conservé.

 

Les acteurs environnementaux et ceux du programme de conservation de la biodiversité, en collaboration avec les services spécialisés de l'Etat et les partenaires au développement comptent mettre tout en œuvre pour lutter contre ces pratiques néfastes et susceptibles d'anéantir ces animaux et arbres d'importance national et mondial, nous a confié M. Bangoura.

 

La matérialisation des limites des aires centrales et de la zone de tampon, le suivi écologique, la surveillance continue de la réserve, le développement de nouvelles réserves naturelles de forêts communautaires, l'intensification d'une agriculture et d'un élevage animalier durable, les réunions de concertation des parties prenantes, l'élaboration des plans d'utilisation durable des terres et le renforcement des capacités de l'Unité de conservation des Monts Nimba, sont entre autres acquis du programme de conservation de la biodiversité.

xinhua.net

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