SOCIETE: Les défis d’une planète à 7 milliards d’habitants
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La terre a franchit ce lundi officiellement le cap des sept milliards d’habitants, selon l’ONU. L’Afrique, qui a le taux de croissance le plus élevée au monde, compte à elle seule désormais plus d’un milliards de personnes. L’enjeu de cette évolution démographique est de taille : comment nourrir toute cette population alors que les ressources naturelles de la planète se réduisent ?
C’est officiel. La terre compte depuis ce lundi sept milliards d’habitants, selon les estimations des Nations Unies. Cette évolution démographique comporte de multiples enjeux. Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le passage aux 7 milliards d’habitants n’est pas à prendre à la légère. « Ce n’est pas une simple affaire de chiffre. C’est une histoire humaine », a-t-il déclaré dans une école new-yorkaise la semaine dernière. « Sept milliards de personnes ont besoin de nourriture. D’énergie. D’offres intéressantes en matière d’emplois et d’éducation. De droits et de liberté. La liberté d’expression. La liberté de pouvoir élever ses enfants en paix et dans la sécurité. Tout ce que chacun souhaite pour soi, multiplié par 7 milliards », a-t-il dit.
La grande question est de savoir si les ressources naturelles de la terre seront suffisantes pour nourrir tous ces habitants ? L’ONU a pointé du doigt l’accroissement des inégalités sur la planète, précisant que le partage des richesses est primordial pour y remédier. Le président du réseau Global Footprint Network, Mathias Wackernagel, indique pour sa part qu’il faudra une seconde planète d’ici 2030 pour nourrir toute la population et absorber ses déchets. Selon lui, « la flambée des prix de l’alimentation est due aux effets pervers du changement climatique, et nos économies sont confrontées à la réalité des années de dépenses au-dessus de nos moyens. »
Trois milliards d’habitants en Afrique d’ici 2 100
Selon l’ONU, le continent africain a le taux de croissance le plus élevé. Depuis 2009, Il compte plus d’un milliard d’habitants et devrait atteindre les 2 milliards d’ici 2044. La Somalie est l’exemple le plus parlant de cette progression démographique. D’après le centre de recherche américain Woodrow Wilson, en Somalie, avec en moyenne sept enfants par famille, la population devrait atteindre 26,6 millions d’habitants en 2050. En plus, l’Unicef précise qu’un tiers des enfants y sont victimes de malnutrition grave depuis plusieurs années.
La planète compte ainsi de plus en plus d’africains. L’institut national des études démographiques (INED) a indiqué qu’en 2100 la population africaine devrait passer à 3 milliards. Aujourd’hui 15 % de la population mondiale vit sur le continent, demain se sera beaucoup plus. « L’Afrique subsaharienne est la seule région où la population doit encore doubler ou tripler au cours des 40 ans à venir », assure John Cleland, un expert britannique en matière de reproduction. Une proportion à peu près égale à celle de la période d’avant la traite négrière mais en constante augmentation ces dernières décennies.
L’Afrique est jeune et s’urbanise. D’immenses zones géographiques sont désertées au profit des villes. Un exemple de ce déséquilibre géographique, la population d’Abidjan, qui a été multipliée par 100, de 50 000 à environ 5 millions, entre 1950 et l’an 2000. Cette urbanisation précoce représente un enjeu de taille. Comment faire face à l’insuffisance alimentaire et la pauvreté dans ces mégalopoles africaines ? Sans compter le chômage massif des jeunes ? C’est le principal défi des années à venir.
Source: Afrik.com
CAN 2012: le Syli de Guinée hérite du groupe de la mort
Les adversaires de la Guinée à la prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations 2011 sont connus. Le Mali, le Botswana et la Ghana sont dans l’ordre les challenger du Syli National pour l’une des deux places qualificatives pour les quarts de finale. Après le tirage au sort, des cadres de l’équipe sénior de football s’expriment. Optimisme et enjeux politique se dégagent des impressions…
« Beaucoup de personnes nous disent que ce sera plus facile, parce que plusieurs gros pays sont éliminés. Mais s’ils ont été éliminés, c’est que les qualifiés sont forts aussi », lance Dianbobo Baldé, le très rugueux défenseur du Syli. Et de poursuivre « donc, il n’y a pas de poule facile. Cela va se jouer à quelques détails. Le Ghana, c’est une très bonne équipe, le Mali c’est bon aussi. Et le Botswana, c’est un pays assez développé, avec des joueurs bien formés. On ne doit donc pas les prendre à la légère ».
Le joueur d’Arles-Avignon (France) reconnaît toutefois que les atouts des Black Star du Ghana. « Le Ghana bénéficie de sa politique sportive. Le pays a de bons centres de formations, des académies performantes. Les joueurs qui en sont issus peuvent faire des carrières dans des grands clubs européens. Comparé à eux, nous avons de la qualité aussi, mais nous sommes en retard sur le plan des structures », analyse t-il.
Il salue enfin le beau mais difficile parcours de son équipe lors des phases éliminatoires de cette compétition qui débute le 21 janvier, et qui sera co-organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale. « On a souffert, mais on s’est qualifiés lors de la dernière journée. Finir premier de la poule et sortir le Nigeria, il fallait le faire. C’est ce qui m’avait motivé pour continuer avec le Syli national. On va essayer de ne pas s’arrêter là, de sortir de ce groupe et d’aller en quarts de finale ».
Pour Michel Dussuyer, sélectionneur national qui conduira pour la deuxième fois l’équipe guinéenne à une phase finale de la CAN, après Tunis 2004, ses poulains ont plutôt hérité du groupe de la mort.
« C'est un groupe difficile avec le Ghana, bien sûr. Le Ghana n'est plus à présenter, c'est un Mondialiste ayant fait une excellente Coupe du monde. Le Botswana a été le premier qualifié. Le Mali, dont on connaît le talent et le potentiel avec des individualités de haut niveau »
Mais il relativise ensuite en reconnaissant que ses protégés ont une chance de tirer leur épingle du jeu. « De toute façon, il n'y a pas de poule abordable, toutes les poules sont difficiles. On va essayer de tirer notre épingle du jeu en essayant de nous qualifier pour les quarts de finale. Il y a un favori mais les trois autres peuvent jouer la deuxième place. Mais, vous savez, les pronostics sont vite faits et défaits », conclue le technicien français, qui tentera de qualifier le Syli pour les quarts de finale, à défaut d’aller plus loin.
Quant à Aboubacar Titi Camara, ex-capitaine du Syli de Guinée et actuel ministre des Sports, il croit fermement aux chances de son groupe. « Il y a de grandes équipes, avec le Ghana, qui a un passé en Coupe du monde et qui était finaliste à la dernière CAN. Le Mali, ce sera un derby avec la Guinée. Nous allons nous préparer pour sortir premiers ou deuxièmes. Tous les tirages sont difficiles, nous avons l'objectif d'aller loin, et nous allons nous battre pour au moins nous qualifier en quarts», affirme t-il.
Cherif Souleymane, Directeurs Technique National est le plus optimiste. Il vante la grande forme du moment de la Guinée et prophétise une terrible désillusion pour ses adversaires. « Nous avons reconstruit l’équipe depuis un bon moment donc je ne suis pas vraiment surpris de ce nous avons fait », assure le Ballon d’Or africain 1972. « Vous avez vu ce qu’il s’est passé la dernière fois que nous avons affronté le Ghana à la CAN ? Je peux vous assurer qu’ils vont encore souffrir lorsque nous les affronterons à la CAN, encore plus que le Nigeria. Nous sommes prêts et nous n’avons peur de personne. Même pas du Ghana. Tout le monde doit se tenir prêt à nous voir », conclut-il sur un ton de défi.
Mais l’opinion qui retient le plus l’attention concernant cette qualification, est celle du président de la république. «Toute la Guinée se reconnait en cette équipe, sa victoire n’est l’apanage d’aucune région naturelle, c’est toute la Guinée qui s’y retrouve… Si tous les Guinéens se donnaient la main nous pourrions surmonter tous les obstacles. Car, c’est l’unité qui nous a permis de dire NON à la colonisation et OUI à l’indépendance. Cette équipe patriotique doit absolument servir d’exemple aux générations montantes »
Ces propos rappellent, si besoin en est, qu’au-delà de l’aspect sportif le Syli National est devenu un véritable facteur d’identification pour les guinéens et un enjeu politique majeur dont les acteurs n’hésiteront nullement à s’approprier les réussites.
Déjà dans les couloirs du ministère des Sports à Conakry, l’espoir affiché par les uns et les autres rassure quant à la volonté des autorités de ne ménager aucun effort pour des préparatifs digne de nom pour une équipe qui vise haut. De plus en plus de cadres de ce département pronostiquent déjà une finale victorieuse pour les copains de Pascal Feindouno.
Mais beaucoup d’observateurs, le 12 février semble très loin encore. Quand à une éventuelle mésaventure à Malabo, les autorités des sports croisent certainement les doigts pour qu’elle n’arrive pas. Ce serait une occasion en or que l’opposition ne ratera certainement pas à utiliser comme arme politique, pour fustiger l’échec du gouvernement tout entier. Attendons de voir….
Mohamed Excellence Mara
Mines: Rio Tinto construira le tranguinéen avant mi-2015
Le nouveau directeur de Simfer S.A a réaffirmé, il y a quelques jours, la ferme volonté de Rio Tinto de réaliser entièrement sur le territoire guinéen le chemin de fer et port pour l’acheminement de ses minerais. Graham Davidson a aussi confirmé l’investissement de 1,3 milliards de dollars américains supplémentaires dans la réalisation de ses projets en Guinée.
Rio Tinto, à travers sa filiale Simfer S.A, a annoncé l’entrée en fonction de son nouveau directeur au début du mois d’octobre, à un moment clé dans la réalisation de son projet de Simandou.
En effet c’est le 18 octobre dernier que la multinationale a annoncé un investissement supplémentaire de 1,3 milliard de dollars US, "pour financer la poursuite des études et la réalisation des travaux urgents jusqu'au début de l'année 2012 (et aussi l'acquisition de certains matériels), et ceci dans la perspective de la première production commerciale d'ici mi-2015" a précisé le communiqué dont GUINEEPLUS a détient une copie.
Par la voix de Monsieur Davidson, Rio Tinto a réaffirmé son engagement pour que :
• le chemin de fer et le port, pour le transport du minerai de fer extrait de Simandou soient entièrement construits sur le territoire de la République de Guinée conformément aux demandes de l'Etat,
• l'infrastructure ferroviaire sera aussi mise à disposition pour un service pour les passagers et pourra être utilisée par d'autres sociétés minières, ceci afin de contribuer au développement économique de la Guinée, dans chaque cas conformément á l'accord transactionnel signé avec le gouvernement guinéen le 22 avril 2011.
Le Directeur général de Simfer S.A a aussi confirmé que sa sociétéest aussi très attachée à respecter la transparence dans la conduite du projet Simandou et que c'est dans cette perspective qu'elle mettra en place avec l'Etat, des mécanismes qui permettront de contrôler non seulement la bonne application des règles concernant l'attribution des contrats de construction relatifs aux infrastructures mais aussi l'ensemble des coûts occasionnés pour leur réalisation.
Simfer S.A a confirmé par ailleurs son engagement au respect d'une attitude citoyenne en Guinée tout comme dans le reste du monde. Dans cette lancée, la société a affirmé comprendre la nécessité pour l'Etat de percevoir des revenus des activités minières et des activités connexes. Monsieur Graham Davidson a assuré que "l'Etat recevra des dividendes au titre de sa participation dans la société des infrastructures, Special Purpose Vehicles, (SPV) - dans laquelle il détiendra 51%- en plus des revenus résultant de sa participation dans l'exploitation du minerai de fer de Simandou."
Rio Tinto avec son partenaire Aluminium Corporation of China (Chalco) et son coactionnaire la Société Financière Internationale (SFI), est déterminé à réaliser le projet Simandou à travers un partenariat fort avec l'Etat et dans l'intérêt de toutes les parties impliquées. Le groupe évalue en permanence les moyens d'apporter encore plus de succès au projet, qui est l'un des plus grands projets d'exploitation de minerai de fer au monde et surtout le plus grand projet pour le développement de la Guinée.
Simandou est un projet d'exploitation de minerai de fer de classe mondiale de Rio Tinto situé dans le sud-est de la Guinée, et comprendra une mine, environ 650 km de chemin de fer trans-guinéen, ainsi qu'un port en eaux profondes au sud de Conakry. Après cinq ans en montée en production, le projet devrait exporter jusqu'à 95 millions de tonnes de minerai de fer par an. La première expédition est prévue d'ici mi-2015.
Mohamed Excellence Mara pour GUINEEPLUS
Débrayage au Port Autonome de Conakry
Le concessionnaire du Port autonome de Conakry, le français Bolloré, est confronté à son premier mouvement social d’envergure depuis vendredi. Les salariés, qui réclament de meilleurs "conditions de vie et de travail" et de tous les engagements de la direction du groupe, annoncent une grève illimitée tant qu’ils n’obtiendront pas gain de cause.
Vendredi matin, ce sont plusieurs centaines d’employés du port de Conakry qui ont chassé leurs collègues non grévistes, parmi lesquels plusieurs expatriés européens et ressortissants de la sous région. Les grévistes expliquent qu’après plusieurs mois de négociations avec la direction, ils n’ont plus d’autres moyens de se faire entendre.
Sur les raisons de ce débrayage, il faut rappeler que le Groupe Bolloré avait pris le contrôle du port de Conakry à la suite de l’élection du président Alpha Condé en début d’année. Les salariés de Getma International, épinglé de la gestion du PAC, s’étaient vus offert la garantie totale de leur emploi assortie de la reconnaissance des privilèges. A cela il faut ajouter la couverture sociale et la revalorisation de leurs primes.
C’est sur ces points d’accords obtenus en Mars derniers, et qui garantissaient une entrée sociale plus que calme pour le groupe français sur le territoire guinéen, que la direction de Bolloré veut revenir aujourd’hui.
Selon un des meneurs de cette grève contacté par notre rédaction, " ils nous ont surpris hier en revenant sur ces accords". "Alors que nous nous attendions à une entrée en vigueur sans délais de ces accords, ils nous ont plutôt affirmé que ceux-ci feront l’objet de discutions ultérieures", poursuit-il.
Quant à la direction du Port Autonome, elle dénonce la manière "non conventionnelle" dont les travailleurs gèrent la situation. Elle dit surtout regretté une situation qui n’a pas de raisons d’être, et d’inviter les grévistes à reprendre les négociations au nom de "l’intérêt du pays".
En attendant un dénouement de cette situation, force est de constater que Bolloré, dont l’entrée tonitruante en guinée a suscité assez de questions, n’a pas fini avec ses déboires tant judiciaires que social.
Mohamed Excellence Mara
La Rizipisciculture
Les aménagements rizi-piscicoles se multiplient dans la région forestière dans le cadre de la lutte contre la dégradation de l’environnement flore et faune mais aussi aider la population à se procurer de la protéine; que faut-il faire pour un aménagement réussie? L’un des spécialistes, l’ingénieur agronome Maxime Kpoghomou, nous en donne les grandes lignes.
ETAPES DE REALISATION DES AMENAGEMENTS RIZI PISCICOLES
Les aménagements rizi-piscicoles réalisés en Guinée forestière permettent à terme de protéger et de conserver les écosystèmes d’eau douce; de restaurer l’habitat des espèces aquatiques en voie de disparition, de réduire la pression exercée sur la faune sauvage et promouvoir les espèces de poissons locales dans le but de conserver la biodiversité et permettre la gestion des ressources naturelles. Ils rendent possible la sédentarisation des paysans à travers l’intensification agricole.
I- CRITERES DE SELECTION DES BAS – FONDS
Pour répondre au souci de conservation des ressources de la biodiversité, la sélection des sites à aménager doit obéir à plusieurs critères parmi lesquels nous pouvons citer:
1. Les critères environnementaux: ils intègrent les différents éléments du milieu qui sont le bas-fond lui-même, le bassin versant et les différentes ressources en présence (la faune, la flore, le sol et les ressources en eau);
Le bas-fond doit être anciennement cultivé (éviter les bas-fonds primaires à végétation dense).
Les coteaux adjacents doivent être dégradés et que les exploitants expriment le besoin de restaurer la végétation disparue à travers le reboisement sylvicole ou l’agro-foresterie.
Le régime du cours d’eau doit être permanent avec un bon débit d’étiage faible et un risque d’ensablement du bas-fond à cause du ruissellement du à la dégradation du bassin versant.
2. Critères agronomiques: le bas-fond doit avoir une importance capitale dans l’exploitation du bénéficiaire; confronté à des problèmes de baisse de rendement et incapable de faire deux cultures par an.
3. Critères techniques: ils prennent en compte la nature du sol (argile, sable, limon ou tourbe), la pente du bas-fond, la végétation, l’ampleur des crues en saison des pluies, la surface à aménager.
II- COMPOSITION DES AMENAGEMENTS
Les aménagements réalisés en Guinée forestière sont des étangs barrages à deux plans d’eau composés essentiellement de:
a) L’étang de service: permet la production et le développement des alevins; facilite le sexage du poisson pour l’alimentation de l’étang barrage
b) L’étang barrage: sert à créer la retenue pour la culture du riz et l’élevage du poisson
c) Les systèmes de vidanges: permettent de réguler et de gérer la lame d’eau dans l’étang sécurise le barrage et assure l‘écoulement de l’eau à l’aval du barrage.
III- ETAPES DE MISE EN ŒUVRE DES AMENAGEMENTS RIZI PISCICOLES
1) Méthode:
a) Animation et sensibilisation - Elle consiste à l’organisation des assemblées générales et réunions pour expliquer les objectifs des aménagements, leur importance, les perspectives de développement et la pérennisation de l’activité ainsi que le contexte dans lequel les aménagements sont réalisés.
Séance d’animation et de sensibilisation à Séthontuo (Libéria)
b) Prospection et études physiques du bas-fond:
Elles ont pour objectif d’étudier les caractéristiques physiques du bas-fond (végétation, cours d’eau, type de sol, accessibilité…) et d’avoir des informations sur le foncier (propriété, limite, versant) afin de donner un premier avis de faisabilité technique.
Etudes socio-économiques permettent d’apprécier la motivation des demandeurs et la disponibilité de la main d’œuvre.
c) Etudes techniques:
- Levés topographiques (cotes, niveau et plan topographique)
- Conception: plan d’aménagement, dimensionnement des ouvrages, implantation, calcul de la main d’œuvre nécessaire
Réalisation des études techniques de bas-fonds
d) Mise à disposition du matériel - Pour faciliter la réalisation des travaux un lot de matériel est mis à la disposition des groupements; il comprend généralement des pelles, des pioches, de coupe- coupes, des brouettes, des cordeaux etc.
Mise à disposition du matériel
e) Construction des digues - Les digues sont construites en latérite creusée sur le coteau et transporter sur le bas-fond dans des brouettes ou des bassines. Les digues ont une forme trapézoïdale et sont dimensionnées en fonction du dénivelé général du bas-fond.
Construction d’une digue
f) Construction des systèmes de vidange - Les systèmes de vidanges sont construits en béton et permettent de réguler le niveau de l’eau dans les étangs et éviter l’interruption de l‘écoulement de l’eau à l’aval du barrage.
Construction d’un système de vidange
Les systèmes de vidanges sont composés d’une semelle, d’une chaîne de buses et du moine
Système de vidange (étage de moine et chaîne de buse)
g) Mise en valeur des étangs - Pour permettre leur rentabilité, les étangs sont empoissonnés avec des alevins de carpe, de silure, d’hétéros ainsi que d’autres espèces telles que les écrevisses. Egalement les étangs sont repiqués avec de la variété locale de riz.
Du riz dans un étang
h) Mise à disposition du matériel piscicole - Pour faciliter la gestion des étangs et permettre à la coopérative de rentabiliser les exploitations, AUDER met à la disposition des communautés du matériel piscicole composé d’un filet de pêche, deux cages et deux grilles de vidange.
Mise à disposition du matériel piscicole
i) Formation des bénéficiaires - En vue de permettre la maîtrise des techniques de gestion de l’exploitation, et promouvoir la durabilité des aménagements, des séances de formations sont organisées à l’intention des pisciculteurs.
A propos un guide pratique est utilisé pour permettre de réaliser des formations pratiques adaptées aux besoins des bénéficiaires.
N'Zérékoré Félix Kpoghomou pour guineeplus.net
Les USA s'inquiètent de la recrudescence de la piraterie dans les eaux guinéennes
L’axe de coopération Conakry-Washington se renforce davantage. C’est dans cette optique que le président de la république a reçu en audience, l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Guinée, son excellence Patricia N. Moller. Une audience qui intervient quelques jours après le décret du président Obama autorisant la Guinée à figurer sur la liste des pays éligibles à l’Agoa (en même temps que le Niger et la Côte d’Ivoire), ce qui permet désormais aux entreprises guinéennes de pouvoir exporter à nouveau vers le marché américain avec des tarifs préférentiels.
A rappeler que les critères d’éligibilité à l’Agoa (African Growth and opportunity act) sont, entre autres, la pratique d’une économie de marché, le respect de la loi et du pluralisme politique, une bonne gouvernance, le respect des droits de l’Homme et de ceux des travailleurs, l’équité de l’appareil judiciaire, l’élimination des barrières au commerce et à l’investissement américains et les efforts de lutte contre la corruption. La Guinée du Professeur Alpha Condé répond à tous ces critères, preuve s’il en fallait, que notre pays est désormais et résolument ancré dans la voie de la démocratie et de l’Etat de droit.
Patricia Moller est venue exprimer au Pr. Alpha CONDE la volonté du Président Barak OBAMA d’œuvrer en faveur d’un raffermissement des relations d’amitié et de coopération entre les peuples guinéen et américain.
Une volonté partagée par le Chef de l’Etat qui a mis l’occasion a profit pour adresser ses remerciements au président Barak OBAMA pour la réintégration de la Guinée à l’Agoa mais aussi pour son appui constant à notre pays.
Au cours de cette audience, la lutte contre la piraterie en haute mer et le long de nos côtes a figuré en bonne place de l’entretien. C’est aussi l’une des préoccupations fondamentales du Chef de l’Etat qui a récemment mis à la disposition des FUMACO (Fusiliers Marins de Conakry) par l’entremise de son chef d’Etat major particulier, deux moteurs hors-bords pour assurer une meilleure surveillance de nos eaux territoriales.
Les Etats-Unis considèrent que la piraterie a des implications sérieuses et directes pour toutes les nations, allant du danger grandissant auquel s'exposent les marins à ses effets sur la livraison d'aide humanitaire et sur le commerce international.
Et dans ce cadre, les États-Unis ont accueilli favorablement le 26 octobre dernier l'appel unanime du Conseil de sécurité de l'ONU à toutes les nations du monde à continuer leur coopération en matière d'enquête et de poursuite judiciaire de toute personne responsable d'actes de piraterie, de vol à main armée en mer, et d'enlèvement pour rançon, etc.
Bureau de Presse de la Présidence pour GUINEEPLUS
MONDE: L'Amérique centrale est la région la plus violente du monde

L'Amérique centrale est la région la plus violente du monde, révèle un rapport, publié jeudi 27 octobre, du secrétariat de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, une initiative diplomatique lancée en 2008. "Les régions les plus affectées par la violence meurtrière sont l'Amérique centrale, avec un taux moyen régional de 29,0 (morts) pour 100 000 (habitants), suivie par l'Afrique australe (27,4) et les Caraïbes (22,4)", détaille le rapport.
"Un quart de toutes les morts violentes a lieu dans quatorze pays seulement", pointe la deuxième édition du "Fardeau mondial de la violence armée", dont la première édition ne disposait pas de statistiques par pays. Six de ces pays se trouvent en Amérique latine (Salvador, Honduras, Colombie, Venezuela, Guatemala et Belize), où les groupes armés, souvent liés au trafic de drogue, font des ravages, selon le rapport, dont les statistiques datent de 2009. Pour sa part, le Brésil est le 18e pays parmi les plus violents du monde en termes de morts violentes. Le Mexique est classé 51e.
C'est le Salvador qui vient en tête de ce classement avec plus de 60 morts pour 100 000 habitants. Entre 2004 et 2009, proportionnellement plus de personnes y ont été tuées qu'en Irak, qui reste toutefois le deuxième pays le plus violent au monde, suivi de la Jamaïque. "Trois pays d'Amérique centrale – le Salvador, le Honduras et le Guatemala – figurent parmi les plus hauts taux de violence meurtrière", insiste le document.
LES PAYS LES PLUS VIOLENTS NE SONT PAS EN GUERRE
Cela prouve que "la plupart des pays touchés par les morts violentes ne sont pas en guerre", selon Keith Krause, professeur à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IUHEID), à Genève, qui a participé à l'élaboration du document.
D'après le rapport, 526 000 personnes meurent de mort violente chaque année dans le monde, mais seulement 55 000 d'entre elles ont perdu la vie dans le cadre d'un conflit ou en raison du terrorisme.Quelque 200 000 autres perdent la vie dans les zones de conflit des suites de causes indirectes telles que la malnutrition et des maladies évitables. Il n'y a pas eu de "grands changements ces trois dernières années", pointe M. Krause.
La Déclaration de Genève compte cent dix signataires. Cette initiative diplomatique vise à soutenir les Etats et la société civile dans leurs efforts pour réduire de manière tangible la violence armée d'ici à 2015. Lundi et mardi prochains se tiendra à Genève une conférence ministérielle, convoquée par la Suisse et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour examiner les progrès réalisés et "fixer clairement les priorités". La présidente de la Confédération helvétique, Micheline Calmy-Rey, ouvrira la conférence. Un document dressant une liste d'engagements qu'entendent suivre les gouvernements devrait être approuvé par consensus lundi après-midi.
Source: Lemonde.fr
SENEGAL: Affrontements meurtriers à Fanaye: Me Wade réclame des comptes
Affrontements meurtriers à Fanaye : Me Wade réclame des comptes Après avoir regretté les affrontements qui se sont produits mercredi à Fanaye et occasionnant une mort d’homme, le chef de l’Etat a à l’occasion du Conseil des ministres demandé aux Ministres en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Décentralisation de lui faire une note circonstanciée sur cette situation.
Les affrontements meurtriers de Fanaye se sont invités au Conseil des ministres de ce jeudi. En effet, Me Wade veut une une note circonstanciée sur cette situation. « Evoquant les évènements survenus récemment dans la communauté rurale de Fanay, le Président de la République a vivement regretté qu’il y ait eu mort d’homme. Il a, à cet effet, demandé aux Ministres en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Décentralisation de lui faire une note circonstanciée sur cette situation », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres reçu à la rédaction par courriel.
Le Chef de l’Etat a également noté que la politique de décentralisation, menée par le Gouvernement, a permis au Sénégal de faire des avancées notables dans le transfert des compétences aux collectivités locales.
Il a toutefois invité les Conseillers ruraux à se limiter à leurs prérogatives et à se conformer à la politique du Sénégal en matière de gestion foncière. En direction des investisseurs, il a rappelé que le Sénégal ne vend pas des terres du domaine national. Celles-ci peuvent cependant faire l’objet de bail suite à une délibération du Conseil rural et approbation de la tutelle.
Le Président de la République a, par ailleurs, rappelé que la porte d’entrée de tout investisseur étranger reste l’APIX qui est seule habilitée à organiser et à encadrer les investissements au Sénégal.
Pour rappel mercredi dernier des conseillers ruraux qui s’opposaient à l’affection de 20 milles hectares de terres à un promoteur privée se sont affrontés avec d’autres conseillers occasionnant un mort de vingt blessés.
Biram NDIAY, sununews.com
L’armée française accusée de viols au Rwanda: l’enquête qui dérange
Des journalistes du magazine féminin français Causette ont vu leurs fichiers informatiques et mails piratés suite à l’enquête qu’ils ont effectué sur des viols qui auraient été commis par des soldats français lors de l’opération Turquoise au Rwanda en 1994, durant le génocide. Le directeur de publication du mensuel a porté plainte contre x mardi.
C’est une véritable bombe que lâche Causette. Le magazine féminin français met en cause des soldats de l’armée française qui auraient commis des viols lors de l’opération Turquoise au Rwanda de juin à août 1994, lors du génocide. Les trois journalistes qui ont réalisé l’enquête publiée ce mercredi ont vu leurs fichiers disparaitre, leurs mails piratés et d’étranges courriers leur ont été adressés, rapporte ce mercredi le quotidien Libération. Le directeur de publication du magazine, Grégory Lassus-Débat, a porté plainte contre X mardi au commissariat du XIe arrondissement de Paris pour « accès frauduleux dans le système de traitement automatisé de données ainsi que pour suppression de fichiers ». « Nous avons simplement lancé l’enquête en juin quand trois Rwandaises, qui accusent des militaires français de les avoir violées en 1994 sont venues en France pour être entendues par le tribunal aux armées de Paris et que leur audition a été annulée parce que le juge d’instruction s’est rompu le talon d’Achille à la veille de l’audience », a-t-il déclaré. Or, « lors de l’envoi à l’imprimerie, la quasi-totalité des dossiers a été supprimée dans le serveur. Il ne s’agit pas d’un bug informatique », a-t-il expliqué.
« Ils nous ont violées parce que nous étions tutsies »
Le mensuel n’est pas le premier à avoir enquêté sur ces accusations de viol, dont fait l’objet l’armée française. Le Nouvel Obs avait publié en juillet dernier une enquête sur ces trois rwandaises qui ont affirmé avoir été violées par les forces françaises en raison de leur appartenance à l’ethnie tutsie, décimée durant le génocide. Leurs témoignages avaient d’abord été diffusés le 28 juin sur France-Inter. « Parfois, il y avait jusqu’à une dizaine de militaires français qui me violaient [...] pendant que d’autres faisaient la même chose juste à côté. [...] On se retrouvait toutes dans les tentes des militaires. [...] C’était comme un repas quotidien. [...] Cela a commencé une semaine après leur arrivée, jusqu’à leur départ », a déclaré l’une d’entre elles. « Ils nous ont violées parce que nous étions tutsies. Ils étaient persuadés que nous n’allions pas survivre », selon une autre rescapée des génocidaires hutus, qui avait trouvé refuge dans un camp sous la protection de l’armée française. Les trois plaignantes se sont rendues fin juin au Tribunal aux armées de Paris (TAP), où une plainte contre X pour crimes contre l’humanité a été déposée en octobre 2009. Venues spécialement du Rwanda pour être entendues par la justice militaire française, elles devaient être auditionnées à partir du 28 juin par le juge d’instruction du TAP, Frédéric Digne, dans le cadre d’une plainte contre X pour « crimes contre l’humanité » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime contre l’humanité » avant l’accident du magistrat. Elles devraient être entendues prochainement.
Source: Afrik.com
7 milliards d’habitants : un impératif d’établir l’égalité entre hommes et femmes, et des investissements dans la jeunesse s’imposent
Selon un rapport de l’UNFPA, la population mondiale ayant dépassé les 7 milliards d’habitants, des investissements supplémentaires dans la jeunesse s’imposent. "Il est impératif de placer les femmes sur un pied d’égalité avec les hommes", déclare le directeur de l’organisation.




