L’ENAE de Macenta confrontée à la vétusté des équipements et des infrastructures Spécial
Écrit par Mohamed Conté pour GuinéeplusL’Ecole Nationale d’Agriculture et d’Elevage (ENAE) de Macenta est aujourd’hui confrontée à d’énormes difficultés dans la formation des techniciens agricoles, a-t-on appris de source digne de foi.
Cette école, selon la même source, manque cruellement de moyens matériels et techniques adaptés même si certaines initiatives et actions agricoles apportent quelques solutions de rechange. La vétusté des infrastructures et équipements dit-on, est la première difficulté. L’ENAE a-t-on souligné, a connu plusieurs mutations. Du Cours Normal à l’Ecole Nationale d’Agriculture et d’Elevage en passant par la Faculté d’Agronomie.
Cet établissement présente de nos jours, un souvenir triste pour les nombreux cadres qui sont passés par là. Des toitures décoiffées pour certains bâtiments servant de laboratoires, dortoirs et salles de classes, des plafonds en lambeaux, des installations et équipements vétustes et non adaptés aux besoins de formation. Alors que cette année 2012, l’ENAE de Macenta à vocation agropastorale, a reçu 418 élèves toutes filières confondues.
En dépit de ces difficultés, l’ENAE se cherche. Certaines actions allant dans le sens de la formation des élèves, sont réalisées ou en cours de réalisation avec un outillage qui laisse à désirer.
Entre autres actions engagées donc, il faut citer la production des semences de maïs améliorées, l’installation des pépinières de 500 plants de caféine en partenariat avec le Centre de Promotion du Matériel de Végétation (CPMV) de Macenta et de 800 plants d’hévéa aujourd’hui en âge de greffage, la réalisation d’une plantation de ‘’Guatemala crache’’ pour les 17 bovins issus du croissement de la race Ngrasmaya et la race Ndama, l’entretien d’une palmeraie de 2ha en production.
Pour donc concilier la formation théorique à la formation pratique, l’ENAE de Macenta vient d’installer des paquets de démonstration pour qualifier la formation de ceux qui sont appelés à être des ouvriers et jeunes entrepreneurs agricoles.
Selon le Directeur de l’ENAE de Macenta, Yamoussa Sylla, dans l’optique d’école entreprise, il y a nécessité d’aménager les 40ha de riz de la concession scolaire. Cela suppose des moyens financiers et matériels notamment le tracteur et accessoires. Si les initiatives locales ne sont pas accompagnées dit-il, l’ENAE de Macenta dans son état actuel est loin d’atteindre des objectifs de formation de qualité des élèves adaptée aux besoins d’une agriculture nourricière.



