dimanche, 20 mai 2012 02:39

Le président Béchir déclare que le Soudan et le Soudan du Sud ont "besoin de la paix"

Écrit par  AFP/GUINEEPLUS
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Le président soudanais Omar el-Béchir a déclaré que le Soudan et le Soudan du Sud avaient "besoin de la paix" et que Khartoum était engagé par tous les accords dans le domaine de la sécurité qu'il a signés, a indiqué samedi le médiateur de l'Union africaine Thabo Mbeki. © AFP/Archives Ashraf Shazly Le président soudanais Omar el-Béchir a déclaré que le Soudan et le Soudan du Sud avaient "besoin de la paix" et que Khartoum était engagé par tous les accords dans le domaine de la sécurité qu'il a signés, a indiqué samedi le médiateur de l'Union africaine Thabo Mbeki. © AFP/Archives Ashraf Shazly

KHARTOUM  - Le président soudanais Omar el-Béchir a déclaré que le Soudan et le Soudan du Sud avaient "besoin de la paix" et que Khartoum était engagé par tous les accords dans le domaine de la sécurité qu'il a signés, a indiqué samedi le médiateur de l'Union africaine Thabo Mbeki.

"Le président Béchir a confirmé qu'il pense que les deux nations (...) ont besoin de la paix", a déclaré M. Mbeki, après une rencontre avec Omar el-Béchir.

La rencontre avec M. Béchir a eu lieu à l'issue de deux jours de discussions avec les dirigeants soudanais. M. Mbeki se trouve depuis jeudi dans la capitale soudanaise pour tenter de relancer les négociations entre Khartoum et Juba, suspendues après des combats frontaliers en avril.

M. Mbeki doit se rendre dimanche à Juba dans le cadre de sa médiation.

Le Soudan et le Soudan du Sud n'ont toujours pas repris leurs pourparlers, alors que l'ONU avait fixé mercredi comme date limite, mais des diplomates de plusieurs pays tentent de les relancer, au premier rang desquels M. Mbeki.

Dans une résolution adoptée le 2 mai, le Conseil de sécurité de l'ONU avait exhorté les deux voisins soudanais à cesser leurs combats à la frontière sous peine de sanctions et à entamer sans conditions des discussions d'ici au 16 mai, sous peine de sanction.

Dans une nouvelle résolution votée jeudi, le Conseil de sécurité a réitéré son ultimatum et exigé du Soudan "qu'il retire immédiatement et sans conditions" ses soldats et policiers de la région frontalière contestée d'Abyei, dont le Soudan du Sud s'est déjà retiré selon le texte.

Le Conseil de sécurité avait dans sa résolution du 2 mai formulé plusieurs demandes afin d'éviter "une grave menace pour la paix et la sécurité internationales" en raison de la situation dans la zone frontalière disputée.

Il avait appelé les deux parties d'établir "une zone frontalière démilitarisée sûre" de 10 km et d'activer le "mécanisme conjoint de vérification et de surveillance" de cette frontière contestée.

"Le président Béchir a confirmé que le Soudan est engagé par tous les accords en matière de sécurité qui ont été conclus", a indiqué M. Mbeki. "Cela signifie que le Soudan s'engage à avoir une zone tampon sur la frontière entre les deux pays de dix km de chaque côté, et que le Soudan s'engage à avoir un mécanisme conjoint pour la surveillance de la frontière et de la zone tampon", a ajouté le médiateur.

Bien que le Soudan du Sud ait assuré avoir retiré ses forces conformément aux exigences de l'ONU, le ministère soudanais des Affaires étrangères a insisté sur la délimitation de la frontière commune comme préalable avant un retrait de ses troupes.

Les tensions n'ont cessé de s'intensifier entre Soudan et Soudan du Sud depuis l'indépendance du second en juillet 2011 en raison de différends jamais réglés, parmi lesquels la délimitation de la frontière commune, le partage des revenus pétroliers et le statut de zones contestées, comme celle d'Abyei.

L'ONU a assuré que ses demandes n'handicapaient en rien les négociations sur les régions contestées et la délimitation de la frontière.

 

- (AFP)

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