Actus Afrique | Actualités et informations sur Guineeplus

Après quatre ans passés derrière les barreaux, l'étudiante américaine Amanda Knox a été libérée lundi soir peu après son acquittement par la cour d'appel de Pérouse (centre de l'Italie) du meurtre en 2007 de sa colocataire britannique, Meredith Kercher.

La jeune femme a quitté la prison de Capanne, où elle était incarcérée depuis le 6 novembre 2007, à bord d'une Mercedes noire, pour une destination inconnue.

Condamnée en première instance en 2009 à 26 ans de prison, Amanda Knox devrait rapidement regagner les Etats-Unis, où son acquittement a été salué par le Département d'Etat qui a rendu hommage à "l'examen soigneux" de cette affaire par la justice italienne.

A l'énoncé du verdict de la Cour d'Appel, cette Américaine de 24 ans, livide, a éclaté en sanglots et étreint ses avocats.

Son petit ami de l'époque, l'Italien Raffaele Sollecito, 27 ans, également accusé du meurtre, a lui aussi été acquitté et libéré.

"Le cauchemar est terminé", a déclaré aux journalistes sa soeur Deanna Knox, en larmes. "Elle a souffert pendant quatre ans pour un crime qu'elle n'a pas commis".

Le verdict a été accueilli par les applaudissements de ses supporters, mais une foule rassemblée devant le tribunal s'est mise à siffler et crier "honte !", "assassins !".

La mère de la victime, Arline, est restée pendant de longues minutes pétrifiée.

Meredith Kercher, étudiante de Leeds de 21 ans, avait été retrouvée à demi-nue et dans une mare de sang, le corps transpercé de 43 coups de couteau. L'autopsie a démontré qu'elle avait également été violée.

S'exprimant dans la journée devant la presse, sa famille avait estimé que la victime avait "été oubliée", jugeant que la frénésie médiatique autour du procès avait bénéficié à l'Américaine. Dans la soirée, elle a fait savoir qu'elle "ne comprenait pas" comment les juges avaient pu inverser la sentence rendue en première instance.

La remise en cause par des experts indépendants de la fiabilité des tests ADN réalisés sur l'arme du crime - un couteau de cuisine - et l'agrafe du soutien-gorge de Meredith a sans doute fortement pesé sur la décision du jury.

Dans la matinée, Amanda Knox et Raffaele Sollecito avaient clamé leur innocence dans des déclarations chargées d'émotion.

"Je paye pour un crime que je n'ai pas commis", a déclaré l'accusée entre deux sanglots dans un tribunal pris d'assaut par 400 reporters, photographes et cameramen de télévisions étrangères.

"Je veux rentrer chez moi. Je veux retrouver ma vie. Je n'ai pas tué, je n'ai pas violé, je n'étais pas là", a-t-elle répété, croisant les doigts comme dans une prière aux jurés.

S'exprimant dans un italien fluide, la jeune femme a dénoncé des accusations "injustes", rejetant le portrait dressé d'elle par un procureur qui l'a décrite comme "à double face" à la fois "angélique" et "démoniaque". (...) Lire la suite sur Nouvelobs.com

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mardi, 04 octobre 2011 02:07

Libye: le faux charnier d'Abu Salim

Un trou avec quelques os d’animaux se transforme en fosse commune avec plus de 1200 corps (ou peut-être 1700). Le CNT doit finalement admettre que « les os sont trop grands pour être des os humains. C’est sans doute autre chose ». Mais la plupart des médias ne remarquent rien...

Les fosses communes virtuelles des côtes de Tripoli avaient déjà très bien fonctionné en février dernier : avec une vidéo et quelques photos, le site internet américain One day on Earth avait fait passer comme telles la remise à neuf d’un cimetière en août dernier. Tout le monde y a cru, et même si la tromperie fut dévoilée quelques jours plus tard, qui l’a remarqué ? Persistent encore dans les esprits « les fosses creusées à la hâte par les miliciens de Kadhafi » pour cacher une partie des « dix mille morts et cinquante mille blessés parmi les manifestants  ». Le chiffre est tiré d’un twitter de la chaine saoudienne Al Arabiya du 22 février, dont la source est un soi-disant membre libyen de la Cour Pénale Internationale, laquelle le désavouait le jour suivant. Toujours en vain.

Ainsi que l’a enseigné la propagande nazie, dire d’énormes mensonges et les répéter comme un disque rayé paie ; les démentis ne sont plus entendus.

Aujourd’hui, tous les membres belligérants de l’OTAN ne se sont pas encore entendus sur le renouvellement de l’opération Unified Protector, déjà reconduite par l’OTAN pour les trois derniers mois de cette année. Il était donc sans doute utile de lancer une nouveauté dans la série « diaboliser l’ennemi pour justifier la présence humanitaire internationale et légitimer ultérieurement le nouveau régime libyen ». Et voilà que dimanche 25, Salem Fergani, membre du CNT d’Abdel Jalil (loin d’être auto-désigné en février « unique représentant du peuple libyen », puis progressivement reconnu par différents pays), tire de son chapeau de prestidigitateur (fourni à tous les membres du CNT, il semblerait), une autre horreur : une fosse commune de prisonniers assassinés.

La première à rapporter la nouvelle avec joie est probablement Al Jazeera, qui, sans émettre aucun doute sur ces faits, titre dans sa version anglaise : « Mass grave of Libyan prisoners found  ». L’article sur le site annonce/dénonce : « Découverte d’une fosse commune avec les restes de 1700 prisonniers tués. La nouvelle est tombée dimanche, alors que des centaines de combattants du CNT entraient à Syrte, ville que les avions de l’OTAN avaient bombardé deux fois dans la journée. »

Evidemment, Al Jazeera n’a d’inquiétude ni pour la ville assiégée, Syrte, torpillée par des missiles Grad (quand les loyalistes les lancent, l’OTAN les bombarde à plein régime. Ce sont en effet des armes aveugles, et donc « une menace pour les civils »), ni pour les autres villes bombardées, pleines de civils. Et concernant la fosse, on peut lire ceci : « Khalid Sharif, porte-parole du conseil militaire du CNT, nous dit : “ Nous avons trouvé le lieu où tous ces martyres sont enterrés” », ajoutant que c’est “la preuve des actes criminels du régime de Kadhafi. »   Une preuve nécessaire. Et Salim Al Ferjani, membre du comité nommé par le CNT pour l’identification des restes, précise : « Ils se sont acharnés sur les corps avec de l’acide, pour éliminer les traces ». Ce n’est pas plus mal d’évoquer une cruauté supplémentaire.

Puis le CNT a pensé bon d’envoyer les journalistes sur place. Et voilà ce que découvre CNN, certainement pas pro-Kadhafi : non pas les os de milliers de personnes, mais quelques os d’animaux sans aucune trace d’excavation. La première version de l’article de la CNN, visible jusque lundi matin, rapportait la déclaration du CNT, mais ajoutait ensuite : « Il n’est pas clairement établi que le site soit une fosse commune, parce qu’il n’y a aucune présence d’excavation. Ils ont montré des os aux médias, mais des médecins présents sur place avec l’équipe de la CNN ont soutenu qu’ils ne sont pas humains.  » Puis cette phrase (dans l’article suivant), supprime la référence aux médecins mais conserve l’émission des doutes, et devient : « le CNT soupçonne l’existence d’une fosse commune, bien qu’il n’y ait aucune présence d’excavation et qu’on n’ait pas trouvé de restes humains. Une équipe de la CNN a été envoyée sur place, un champ boueux, avec d’autres medias, et a uniquement trouvé des os appartenant apparemment à des animaux ».

Mais ça ne s’arrête pas là : CNN précise que, selon les “révolutionnaires” d’Abdel Jalil, le site a été identifié le 20 août. Dans ce cas, pourquoi la nouvelle fait-elle du bruit maintenant ?

Mais le meilleur est encore à venir. Après quelques heures, CNN ajourne le même lien et on peut lire ceci :« Le CNT a expliqué aux reporters que les quelques os trouvés sont trop grands pour être humains. » Pour le CNT, Jamal Ben Noor admet péniblement que « le site pourrait être autre chose, nous sommes en train d’enquêter ».

Nous attendons le prochain rebondissement.

Et pourtant, quelques heures après ce pénible démenti, le journal italien La Repubblica maintenait toujours sur son site internet ce que disait la veille Al Jazeera, considérée comme source sacrée : « Une fosse commune contenant 1200 cadavres a été trouvée dans les environs de la prison d’Abu Salim. La télévision (définie par le site de “panarabe”) Al Jazeera, confirmant la nouvelle mais sans fournir cependant de détails supplémentaires » (nous soulignons). Puis Repubblica.it ajoute d’elle-même que, parmi les cadavres, il y aurait non seulement les prisonniers de 1996, mais aussi des insurgés d’aujourd’hui.

Le journal papier La Repubblica daté du 26 septembre, consacre toute la page 17, signée Renato Caprile à Tripoli, à la triste découverte : « 1700 cadavres » (comme si chaque corps était là, en évidence sous l’œil du reporter), « une des plus terrifiantes fosses commune jamais découverte ». Le journaliste est envoyé sur place afin de voir par lui-même le « cimetière sans pierre tombale » que les « activistes du CNT » (activistes, une belle définition, pas comme mercenaire ou milicien) ont mis à jour « hier ». « La preuve d’un massacre » : encore une autre allégation nécessaire à cette guerre. Et Caprile écrit : «  des lambeaux de tissus imbibés de sang et décolorés par le temps » (un soldat du CNT a justement trouvé « serré sur la poitrine comme une relique  », le vêtement avec le nom de son vieil ami Abdul Salem. Le nom y est encore, ainsi que le trou du projectile qui l’a tué il y a 15ans ; il l’a trouvé « comme par miracle » : eh oui)) : «  la preuve d’un massacre ». Parmi les « crânes, fémurs, tibias, côtes entassés pêle-mêle ici et là ».

Du reste, il y a quelques semaines, Repubblica.it parlait de la dénonciation des amazones de Kadhafi («  Lui, tous ses fils et ses dirigeants nous violaient  » : un autre classique de la guerre en Libye), sans contrôler la source de leur provenance, une source fortement discréditée par l’ONU elle-même. Et cette psychologue de Benghazi, Sergewa, à partir de laquelle a démarré toute la campagne diffamatoire à l’encontre des « mercenaires de Kadhafi violeurs de masse », campagne qui s’est révélée fausse. La Repubblica ne s’est pas souvenue que la psychologue avait déjà menti à l’envoyé de l’ONU et d’Amnesty. Et cette dernière n’est certainement pas pro-Kadhafi. Par exemple, Amnesty, qui a longtemps dénoncé haut et fort le siège de Misrata par les loyalistes – voir le rapport Misrata Under Siege – se tait depuis des semaines sur le siège des villes loyalistes, que l’OTAN bombarde, et que le CNT attaque ouvertement avec des missiles Grad. Les Grad, ces missiles que l’OTAN a elle-même qualifié d’« armes aveugles ». Menace sur les civils...

Traduit de l'italien par Cécile Lienhard pour Investig'Action.

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La zone euro va tenter, cette semaine, d'apporter la dernière touche au second plan d'aide à la Grèce.

Au moment où Paris et Berlin veulent évoquer les moyens d'améliorer le pilotage de l'Union monétaire (*), la zone euro va tenter d'avancer sur la crise de la dette, cette semaine, en levant des obstacles à la mise en oeuvre de l'aide à la Grèce. Les ministres des Finances de l'Union monétaire, réunis au sein de l'Eurogroupe, se retrouvent dès cet après-midi à Luxembourg. Les discussions devraient tourner autour du parachèvement du deuxième plan d'aide promis à la Grèce le 21 juillet, d'un montant total de près de 160milliards d'euros. Il est retardé en raison des réticences de pays comme la Slovaquie, qui n'a pas encore ratifié une mesure-phare, le renforcement des outils du Fonds de secours européen pour les pays en difficulté (FESF). À ce jour, 14pays sur (...) Lire la suite sur Le Télégramme.com

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Près de 1000 personnes ont répondu à l’appel à manifester du collectif « Touche pas à ma nationalité » contre le recensement des noirs en Mauritanie ce dimanche, à Paris, devant l’ambassade de Mauritanie. Youba Dianka, secrétaire général de l’organisation contre la violation des droits humains (OCVIDH), une des associations du collectif, confie à Afrik.com, les raisons de la colère.

Les Mauritaniens noirs en colère. Le climat est de plus en plus tendu à Nouakchott, où les manifestations se multiplient contre le recensement national entrepris par le gouvernement depuis mai 2011. La population noire mauritanienne, qui juge ce procédé discriminatoire à son encontre, craint en effet une remise en question de sa nationalité qui lui est demandée de prouver par des pièces administratives presque « impossibles à réunir », selon des organisations de défense des droits humains. Mercredi et jeudi des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Kaédi, au sud de la capitale, ont fait cinq blessés graves. La marche organisée samedi s’est soldée, quant-à-elle, par la mort d’un jeune homme de 19 ans, Lamine Mangane, suite aux tirs des gendarmes. Pour Youba Dianka, son décès prouve qu’il faut continuer la mobilisation pour mettre un terme à ces dérives.

Afrik.com : Pourquoi avez-vous décidé de lancer une mobilisation à Paris ?
Youba Dianka :
Le recensement qui se déroule actuellement en Mauritanie relève d’un caractère raciale. Il a pour seul objectif d’exclure les noirs. Nous protestons contre cette mesure. C’est donc un soulèvement spontané dû à un mécontentement général. Un jeune homme, Lamine Mangane, a perdu la vie lors de la marche de samedi à Nouakchott. Sa mort est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle nous a encore plus incités à nous mobiliser.

Afrik.com : En quoi ce recensement remet en question la nationalité des noirs mauritaniens ?
Youba Dianka :
Ce recensement exige des mauritaniens noirs une justification de leur nationalité par des pièces administratives qui sont extrêmement difficile à obtenir, voire même impossible. Les autorités demandent parfois à ce que la nationalité mauritanienne soit justifiée par celle du père. Ce qui peut poser problème. En effet, s’il est décédé, ils exigent le certificat de décès. Où voulez-vous trouver un certificat de décès en Mauritanie ? En général personne n’a ce type de justificatif dans le pays. A l’inverse, si le père est en vie, ils exigent à ce qu’il vienne se présenter de lui même. Ce qui veut dire que s’il est âgé de 80 ans ou plus, il faut qu’il se déplace sur plusieurs kilomètres. Toutes ces procédures extrêmement compliquées ont été mises en place pour que les noirs ne puissent pas justifier leur appartenance à ce pays. Ils risquent donc l’expulsion dans un an ou deux. (...) Lire la suite sur AFRIK.com

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POLITIQUE - Le chef de l'Etat semble de plus en plus fragilisé...

«Je ne sais pas qui sera le candidat de l’UMP.» En annonçant qu’il renonçait à briguer l’Elysée, Jean-Louis Borloo n’a pas manqué, ce dimanche, de relancer un débat très à la mode ces derniers jours: et si Nicolas Sarkozy n’y allait pas non plus? Entre les affaires et la défaite de la droite aux sénatoriales, le chef de l’Etat apparaît en effet plus que jamais fragilisé.

Les Français n'y croient pas

«Les Français donnent une cohérence globale aux affaires et à la politique menée par Nicolas Sarkozy qu’ils identifient comme favorable aux riches. Ils font la connexion», expliquait récemment à 20Minutes le directeur général adjoint de l’institut BVA, jugeant que «c’est plus préjudiciable pour lui que pour n’importe quel autre homme politique».

Les Français, d’ailleurs, pour plus des deux tiers d’entre eux, estiment que Nicolas Sarkozy perdra lors de l'élection présidentielle de 2012 en France s'il est candidat, selon un sondage Viavoice publié ce lundi Libération. Tandis que moins d’une personne sur 4 indiquent ce dimanche, dans un autre sondage pour Ouest France, souhaiter la candidature du chef de l’Etat.

«Tout peut arriver»

Autour du chef de l’Etat, les fidèles serrent les rangs. Claude Guéant, a jugé ce dimanche que Nicolas Sarkozy était «le seul candidat qui s'impose» à droite, qualifiant d'«incongrue» la suggestion selon laquelle le chef de l'Etat pourrait ne pas se présenter à sa succession. «Il n'y a pas besoin de recours puisque nous avons un candidat naturel qui s'appelle Nicolas Sarkozy», a de son côté affirmé François Fillon.

Et pendant que Brice Hortefeux -lui aussi mis en cause- monte au front pour dénoncer dans les affaires des «boules puantes» destinées à salir Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé martèle que le chef de l’Etat restera «la seule personnalité» capable de prendre les bonnes décisions face à la crise 2012. Même Alain Juppé, qui fait figure avec François Fillon de favori en cas de désistement, a témoigné son soutien au pensionnaire de l’Elysée. Mais comme il le dit lui-même : «Tout peut arriver»

J. M.
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Qui est-elle? Comment a-t-elle été enlevée? Qui sont ses ravisseurs? Eléments de réponse sur l'enlèvement de la sexagénaire française Marie Dedieu sur l'île de Manda, alors que les autorités kényanes affirment qu'elle se trouverait à présent en Somalie. 

Marie Dedieu, sexagénaire française, a été enlevée au Kenya dans la nuit de ce jeudi. Les forces de l'ordres locales essaient de la retrouver. Ce dimanche, les responsables kényans affirment qu'elle se trouve en Somalie et qu'ils ont envoyé des émissaires pour la retrouver. Le point sur l'affaire. 

Qui est-elle?

Marie Dedieu a 66 ans. Cette Française habite l'île de Manda, en face de l'île de Lamu. Lamu est une destination appréciée des touristes, et connue parce qu'elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Marie Dedieu réside une bonne partie de l'année sur l'île de Manda.  

A cause d'un accident, elle a du mal à se déplacer et a recours à un fauteuil roulant. Elle suit également un traitement médical, si l'on en croit le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, mais la nature de cette médication n'est pas connue. Cela ne l'empêchait pas, levée tôt chaque matin, de se faire conduire sur la plage, d'y faire quotidiennement des étirements et de la gymnastique, de discuter avec des amis dans des cafés, et de ne louper aucun événement de la vie locale, détaille pour l'Agence france presse l'ancien maire de Lamu et Manda, propriétaire du terrain où Marie Dedieu a fait bâtir sa maison. 

"Tout le monde, à Shela (la plage principale de Lamu), connait Marie, témoigne pour l'AFP un guide local. Tout le monde. Même les petits enfants la connaissent. Quand il y a un mariage ici, elle est toujours des nôtres. Elle est très amicale avec les gens."  

"C'est une pionnière. Elle avait un peu découvert Manda, c'était une des premières à s'y être installée. Ce n'est pas du tout la clientèle très people et très riche" qui est arrivée depuis, témoigne un diplomate français qui l'avait rencontrée. Marie Dedieu a fait construire à Manda une maison traditionnelle de style swahili, avec un toit de chaume, largement ouverte sur l'extérieur, et donnant immédiatement sur la mer. "C'est un peu son petit paradis ici, c'est comme ça qu'elle en parle", poursuit le diplomate. 

Le compagnon de Marie Dedieu s'appelle John Lepapa, un Kényan de 39 ans d'origine massaï. Il l'assiste et la suit à chacun de ses retours en France. Elle retourne au pays pour rendre visite à son père, âgé, qui vit Lorraine. Elle dispose également d'un appartement à Paris. 

Comment s'est déroulé l'enlèvement?

C'est dans la nuit de jeudi à vendredi que l'enlèvement a eu lieu. Vers 3h00 du matin, un groupe d'hommes armés se rend au domicile de Marie Dedieu. Selon le compagnon de la victime, présent lors de l'agression, les ravisseurs étaient six à terre et quatre dans le bateau. Une employée de Marie Dedieu qui se trouvait dans un bâtiment adjacent, a expliqué être tombée nez-à-nez avec un homme armé alors qu'elle allait aux toilettes. "J'ai commencé à crier et cinq autres sont entrés", a-t-elle ajouté, précisant avoir été emmenée dans la maison de sa patronne.  

"Nous dormions tous et nous avons tous été réveillés en sursaut parce qu'il y a eu des coups de feu," a raconté un travailleur de l'île de Manda. "Les chiens aboyaient et des gens criaient." "J'ai couru à l'endroit où ça s'était passé, mais quand je suis arrivé, la femme était déjà partie," a-t-il poursuivi.  

Les ravisseurs n'ont pas emporté le fauteuil roulant de Marie Dedieu. 

Qui l'a enlevée?

Le chef de l'administion de Lamu au Kenyaestime que cet enlèvement survenu dans la nuit de vendredi à samedi "a dû être (perpétré par) les shebab", les insurgés islamistes somaliens. 

Les ravisseurs, qui parlaient semble-t-il somali, peuvent également être des bandits ou des pirates, susceptibles de monnayer ensuite leur otage auprès des shebab, nuance une source proche de l'enquête. 

Marie Dedieu et John Lepapa venaient de revenir de France mercredi. Cet élément, ajouté à la précision et à l'assurance avec lesquelles ses ravisseurs sont venus la chercher à son domicile, donnent à penser à son entourage que les malfaiteurs ont pu bénéficier de complicité locale.  

[Pour en savoir plus sur les Shebab, cliquez pour découvrir un émission de France24 sur le sujet] 

Où se trouve-t-elle?

A l'annonce de l'agression, "les forces de sécurité sont entrées en action et ont poursuivi les ravisseurs qui se dirigeaient vers Ras Kamboni à bord d'un bateau rapide," affirme un communiqué du gouvernement kényan. "Dans la fusillade qui a suivi entre les ravisseurs et la marine kényane, plusieurs ravisseurs ont été blessés mais ont réussi à entrer dans Ras Kamboni", en Somalie. Deux soldats kényans sont portés disparus depuis que leur bateau a chaviré samedi alors qu'il était lancé à la poursuite des ravisseurs. "Nous recherchons les deux hommes, ils sont portés disparus", a déclaré à la presse le chef de l'administration de Lamu. 

"Elle est déjà en Somalie. Je peux le confirmer", affirme ce dimanche Stephen Ikua, chef de l'administion de Lamu au Kenya. Elle se trouverait dans le petit village côtier de Ras Kamboni, à proximité de la frontière avec le Kenya, a expliqué à l'agence AFP un responsable kényan. 

Ras Kamboni, petit village côtier proche de la frontière avec le Kenya, est un ancien bastion des shebab, qui n'est plus aujourd'hui a priori sous le contrôle d'aucun groupe bien défini. 

Où en sont les recherches?

Le gouvernement kényan a envoyé des émissaires dans le village somalien où serait retenue la sexagénaire française enlevée près de Lamu, afin de négocier sa libération, a indiqué dimanche à l'AFP un haut responsable des services de sécurité kényans. "Nous avons déjà envoyé des émissaires pour établir le contact" avec les ravisseurs dans le petit village côtier de Ras Kamboni, à proximité de la frontière avec le Kenya, a indiqué ce haut responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat.  

"Combattre les ravisseurs ne peut pas donner de bons résultats car ils sont déjà sur un autre territoire, ils ne sont plus du côté kényan. Il y a des discussions en cours pour obtenir la libération de la ressortissante française. Il s'agit d'une extension des discussions qui ont lieu à propos de la femme britannique enlevée [il y a trois semaines]." 

Selon TF1, les services secrets français ont désormais été dépêchés sur place pour la retrouver. 

Un haut responsable policier local a déclaré dimanche que les enquêteurs avaient arrêté un garde, Mzee Aboudi, qui avait donné l'alerte après le rapt. 

"Nous avons des craintes sur son état de santé", s'inquiète un porte-parole du ministère français des Affaires Etrangères. 

Y a-t-il eu des précédents?

Le mois dernier, un couple de quinquagénaires britanniques avait été attaqué en pleine nuit dans leur bungalow du Kiwayu safari village, un hôtel de luxe situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de l'île de Lamu. Le mari avait été tué lors de l'agression. Sa femme aurait depuis été emmenée en Somalie par des pirates. 

Y a-t-il des conséquences immédiates pour la région?

"Nous n'avons pas réussi à ramener [Marie Dedieu], mais nous avons sécurisé la frontière avec la Somalie pour être sûr que cela ne se reproduise pas", regrette le chef de la police de la province de la Côte. 

Les deux enlèvements portent un terrible coup au tourisme qui assure la plus grande partie des revenus de l'archipel de Lamu. La France a "formellement déconseillé" à ses ressortissants d'y aller. 

"Si les touristes ne viennent plus, c'est comme la mort pour les gens ici. Le tourisme représente 85 ou 90% des revenus à Lamu", se désole un membre de l'association des guides de Shela, la plage principale de Lamu. 

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Les législatives du 11 décembre seront-elles boycottées par le Front populaire ivoirien? Ce n’est pas la moindre des nombreuses questions qui se posent aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Les législatives du 11 décembre sont mal parties: le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, s’est retiré le 21 septembre de la Commission électorale indépendante (CEI), l’instance qui avait déclaré la victoire d’Alassane Ouattara après le second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010.

La raison? Le «mépris» du régime Ouattara à son égard, son «refus d’engager le dialogue sur la sécurité, la composition du corps électoral et les préparatifs du scrutin», affirme Laurent Akoun, le secrétaire général du FPI. Ce parti politique d’obédience socialiste, fondé en 1982 par Laurent Gbagbo, demande par ailleurs la libération de son chef, l'ex-président assigné à résidence dans une résidence de Korhogo, une ville du Nord.

Le président du FPI par intérim, Sylvain Miaka Ouréto, ancien enseignant et membre de la vieille garde du parti, fait partie des modérés: il a reconnu le président Alassane Ouattara et s’est rendu à son investiture. Dans ses premières interviews, au mois de mai, il n’a pas hésité à reconnaître que le FPI était «disloqué» et ses membres en «débandade».

Il aussi admis la responsabilité du FPI dans la crise: 

«C’est le parti qui a gouverné le pays ces dernières années. A ce titre, il est quelque part responsable de ce qui s`est passé. Nous sommes le pouvoir sortant et dans la réconciliation des Ivoiriens, nous avons une grande responsabilité à assumer. Puisque nous venons de perdre le pouvoir, c'est à nous de mettre de l`eau dans notre vin et de dire à nos compatriotes ainsi va la vie politique.»

Aujourd’hui, Miaka Ouréto menace de boycotter les législatives, une décision qui serait lourd de conséquences pour la légitimité d’Alassane Ouattara (...) Lire la suite sur Slate.fr

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Il y a 399 exemplaires de la Ferrari Enzo dans le monde. Pas une de plus, pas une de moins. On imagine ces autos d'exception soignées comme des divas, entretenues avec maniaquerie, bien protégées sous des bâches dans des garages blancs, où l'on mangerait par terre. Ce n'est pas systématiquement le cas...

Le magazine Top Gear a dévoilé les images de cette Ferrari Enzo abandonnée à Dubaï, sous une épaisse couche de poussière.

Selon le magazine anglais, cette voiture aurait été confisquée, puis placée par la fourrière sur ce parking. Personne ne sait depuis combien de temps elle est ici.

Présentée en 2002, cette voiture exceptionnelle doit son nom à Enzo Ferrari, créateur de la marque italienne. Elle a été vendue pour la modique somme de 659 330$ l'unité. Compte tenu de sa production très limitée, de ses prestations incroyables, et du nom qu'elle porte, la spéculation sur le marché de l'occasion (on peut même déjà parler de marché de la collection) est gigantesque. Certains modèles sont vendus à près d'un million d'euros. Celle-ci n'a pas eu le même destin. Qui veut adopter une Enzo ?

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