UEFA EURO 2012: L'Espagne et Alonso éliminent la France
Espagne 2-0 France
Deux buts de Xabi Alonso, pour sa 100e sélection, mettent un terme au parcours des Bleus.
La France s’incline 2-0 face à l’Espagne en quart de finale de l’UEFA EURO 2012 et quitte la compétition au terme d’un match où elle n’a jamais semblé en mesure de contrecarrer le tenant du titre.
C'est la première fois que les Bleus s'inclinent en compétition contre l'Espagne dont ils étaient les derniers tombeurs, lors des 8es de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2006. À Donetsk, la Roja a pu célébrer avec faste la 100e sélection de Xabi Alonso, qui a marqué les deux buts de la rencontre. Le Portugal attend maintenant ses voisins, dans cette même Donbass Arena, mercredi.
Pour battre les champions d'Europe et du monde, Laurent Blanc savait qu’il fallait un "exploit", et c’est en ce sens qu’il avait opté pour une surprise, en titularisant Mathieu Debuchy en tant que milieu de terrain. Mais passé cinq minutes, l’Espagne posait son jeu. À la manœuvre, on retrouvait Andrés Iniesta mais surtout deux joueurs très en vue : David Silva côté droit, et Jordi Alba côté gauche. C’est par lui qu’arrivait l’ouverture du score. Lancé par Iniesta, le Valencian prenait Debuchy de vitesse avant d’adresser un centre parfait au deuxième poteau et Xabi Alonso, laissé seul, n’avait plus qu’à piquer sa tête croisée (19e).
Ce but intervenait sur la première grosse occasion du match et, comme souvent, les Bleus étaient dans la réaction plutôt que dans l’action. Dans la suite de la première période, cependant, ils n'inquiétaient pas Iker Casillas, qui se détendait bien sur un coup franc de Yohan Cabaye qui partait en pleine lucarne. Ensuite, le gardien du Real Madrid CF devait s’employer en deux temps pour s'élever plus haut que Laurent Koscielny et reprendre le ballon échappé devant Adil Rami (32e).
Avec 60 % de possession du ballon, la Roja semblait difficile à ébranler. À l’heure de jeu, Debuchy manquait le cadre au point de penalty sur un centre aérien de Ribéry qui, dans la minute suivante, combinait avec Cabaye pour adresser un centre trop en retrait pour Florent Malouda. Dans la continuité, les Espagnols manquaient de doubler la mise, mais Hugo Lloris s’interposait en sortant à l’entrée de la surface devant Cesc Fàbregas, bien servi par Iniesta. Le gardien des Bleus allait remporter un nouveau duel face au remplaçant de l'attaquant espagnol, Fernando Torres, parti en profondeur mais signalé hors-jeu (80e).
Blanc faisait entre Olivier Giroud en fin de match mais le champion de France ne parvenait pas à faire vaciller la défense centrale ibérique. Alors que les Français jetaient leurs dernières forces dans la bataille, Xavi Alonso complétait un doublé sur penalty pour réparer une faute d'Anthony Réveillère sur Pedro Rodriguez lancé par Santi Cazorla, deux joueurs entrés en jeu quelques minutes auparavant pour l'Espagne. Ces deux équipes se donnent maintenant rendez-vous pour les éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA 2014, dès octobre.
Femmes de Guinée, indignez-vous !
Bloquez votre respiration ! Bouchez-vous le nez face à l’horreur vécue par Madame Diallo Néné Ousmane Barry, 26 ans. Une femme traumatisée, humiliée, suppliciée, martyrisée dans une maternité de Conakry. Une femme humble et courageuse. Courageuse de témoigner, de raconter sa terrible histoire sur Radio Espace ; le cauchemar qui s’est abattu sur elle un matin de 27 juin 2011. Une journée qui restera à jamais gravée dans la mémoire de Néné Ousmane Barry.
Celle où elle a perdu son bébé à Jean-Paul II, une maternité située dans la Commune de Ratoma à Conakry. Une longue journée où elle a dû affronter le mépris et la bestialité d’un homme, un médecin et ses stagiaires : Docteur Ibrahima Baldé «Bodié».
En plein «travail» depuis la nuit, Néné Ousmane se fait transporter ce jour-là par sa belle-sœur à la maternité de Jean-Paul II. Chez son médecin, celui qui la suit depuis le début de sa grossesse. La première de son mariage célébré un an plus tôt, en 2010. Elle était loin d’imaginer que celui qui était censé la protéger, l’accoucher normalement, allait l’empêcher d’entendre le cri de son bout de chou.
Néné Ousmane, raconte, entre deux sanglots, qu’à son arrivée à la maternité, l’accès à la salle d’accouchement a été refusé à sa belle-sœur par le médecin qu’elle venait pourtant d’appeler au téléphone quelques instants plus tôt. Ses supplications d’être assistée étaient étouffées par les insultes du médecin et ses stagiaires. Elle se sentait défaillir face à la douleur qu’elle endurait. Elle demande à être césarisée pour ne pas perdre la vie ou son bébé. Ce que le médecin refuse obstinément. Même devant l’engagement pris par son époux, appelé en urgence. Celui-ci, bloqué dans les embouteillages, ne pouvant pas arriver à temps, «supplie Dr Bodié de sauver sa femme et son enfant, quel que soit le prix».
Ce dernier et ses stagiaires finissent par admettre Néné Ousmane dans le bloc opératoire, non pas pour l’opérer mais pour la forcer à accoucher d’elle-même !
«Avec ma petite taille, 1m 50, je ne pouvais pas accoucher. Le bébé était gros. Ils se sont mis à le tirer hors de la matrice avec force, sanglote-t-elle. Ils m’ont même augmenté sans anesthésie», parvient à articuler la jeune femme en pleurs. Néné Ousmane Barry finit par mettre au monde un mort-né, «tué» au cours de l’accouchement, soutient-elle par une stagiaire. S’en suivent six mois de traumatise physique et psychologique. Elle a failli perdre l’usage de ses jambes. Elle a manqué de perdre la tête.
Cette sociologue de formation est aujourd’hui en procès avec son bourreau. Sans trop de conviction, celui-ci essayant par tous les moyens de politiser l’affaire, que dis-je l’homicide. La Guinée et sa malédiction politique…
Une politique à l’origine de cette promesse électorale d’Alpha Condé de rendre gratuite la césarienne en Guinée. Les médecins, sages-femmes et autres agents de santé, piétinant le Sermon d’Hippocrate, ont répondu à cette politique stérile, sans mesures d’accompagnement, par un infanticide organisé à grande échelle.
Faites un tour dans les maternités et centres de santé de notre pays. A défaut de payer 120.000 francs guinéens, des femmes accouchées sont expulsées sans ménagement de la maternité de l’hôpital de Labé. Celles qui ont le malheur d’accoucher au CHU de Donka, sont privées de toilettes, faisant leurs besoins dans des sacs plastiques que leurs parents jettent dans la rigole d’à côté. Pour accéder à la maternité, où le vol de bébés est une discipline, elles sont rackettées à la porte d’entrée pour 10.000 francs à chaque présentation. Au vu et au su de tout le monde. Sous le silence éhonté des maris qui n’ont que la force de les mettre enceinte dans l’intimité d’une nuit torride. (LIRE LA SUITE SUR SLATEAFRIQUE.COM)
UEFA EURO 2012: Les Allemands sans fioriture
Allemagne 4-2 Grèce
Philipp Lahm, Sami Khedira, Miroslav Klose et Marco Reus ont éliminé le vainqueur 2004.
L'Allemagne, auteur d'un festival offensif, n'a pas tremblé pour passer l'obstacle grec et se qualifier logiquement pour les demi-finales de l'UEFA EURO 2012.
Riche de son capital de trois victoires en trois matches au premier tour, le triple champion d'Europe se présentait confiant face aux Grecs qui rêvaient de rééditer l'exploit de 2004, lors de l'EURO remporté au Portugal. Le match a très vite pris la tournure que tout le monde attendait.
Les Grecs dressaient leurs barricades à 25-30 mètres de leur but, et les Allemands tournaient autour pour tenter de percer le coffre-fort savamment galvanisé par Fernando Santos. Son homologue Joachim Löw avait fait dans l'inédit pour animer son attaque, en titularisant les jeunes Marco Reus (21 ans) et André Schürrle (23 ans), et en alignant d'entrée en pointe, pour la première fois dans cet EURO, le chevronné Miroslav Klose. Lukas Podolski, Thomas Müller et Mario Gomez étaient, eux, gardés sur le banc comme fonds de secours en cas de coup dur.
Pendant le premier quart d'heure, la vitesse et la technique des Mesut Özil, Reus, Klose, mettaient au supplice des Grecs qui savaient que garder le score vierge le plus longtemps possible serait leur bien le plus précieux. La pelouse lourde, qui ralentissait le jeu de passes allemand et provoquait quelques glissades, jouait en leur faveur. Leur gardien de but et une certaine maladresse des attaquants adverses les aidaient aussi à tenir le siège. Mais c'est le capitaine Lahm qui a touché le premier le pactole, avec une belle frappe de l'extérieur du droit, après avoir repiqué au centre (1-0, 39e).
Tenus de déroger à leur tactique attentiste, les Grecs ont activé leur plan de sauvetage à la mi-temps en faisant rentrer Fanis Gekas et Giorgos Fotakis à la place de Sotiris Ninis et Giorgos Tzavellas, qui avait été annoncé incertain. En moins de dix minutes, la Grèce épongeait sa dette, grâce à Salpingidis qui prenait de vitesse Lahm sur son aile droite et centrait à ras-de-terre pour Giorgos Samaras (1-1, 56e).
Une reprise de courte durée pour le cours des actions grecques, puisque Khedira, d'une très belle volée du droit, dégradait à nouveau leurs perspectives (2-1, 61e). Les Allemands, sans pitié, enfonçaient le clou par Klose, d'une tête sur un corner (3-1, 67e), puis provoquaient la chute finale par Reus, récompensé de son activité incessante (4-1, 74e).
L'Allemagne gérait ensuite son avance et en profitait pour faire entrer les deux Mario, Gomez et Götze, ce dernier effectuant ainsi ses premières minutes dans cette compétition. À la 89e, l'arbitre a accordé un penalty sur une main de Boateng, transformé par Salpingidis (4-2), mais le passif était bien trop lourd au final. C'est l'Allemagne qui ira défier l'Angleterre ou l'Italie jeudi prochain à Varsovie, pour une place en finale.
RDC: première sortie publique de l'opposant Tshisekedi depuis les élections
KINSHASA - L'opposant Etienne Tshisekedi a effectué vendredi à Kinshasa sa première sortie publique depuis les élections contestées de 2011, en participant à une messe pour la paix dans l'est de la RDC, où l'armée affronte des mutins ex-rebelles.
M. Tshisekedi, qui n'a fait aucune déclaration, est arrivé avec son épouse et plusieurs centaines de partisans qui l'acclamaient et l'appelaient "président", comme lors de la campagne pour l'élection présidentielle contestée du 28 novembre 2011, remportée par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila.
"Il n'y a pas la paix à l'est (...) Il y a une succession de batailles (...) Que le seigneur apporte à notre peuple la paix", a déclaré l'abbé Jean-Pierre Luanga dans son homélie lors de la cérémonie organisée à la cathédrale Notre-Dame du Congo, à la demande de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de M. Tshisekedi, et des partis alliés.
Depuis mai, des combats dans la province du Nord-Kivu (est) opposent l'armée congolaise à des mutins de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Plus de 200.000 personnes ont fui ces violences.
Arrivé deuxième au scrutin, M. Tshisekedi, qui s'est autoproclamé "président élu", a toujours rejeté les résultats de la présidentielle et des législatives gagnées par le camp Kabila.
Après les élections, la police avait réprimé ou empêché les manifestations de l'opposition ainsi que les déplacements du leader de l'UDPS, placé de fait, selon ses partisans, en "résidence surveillée" dans sa maison à Kinshasa.
Plus tard, il avait pu effectuer quelques sorties privées, dont un enterrement et une visite chez l'ambassadeur d'Allemagne, mais sa venue à la cathédrale vendredi est sa première sortie publique depuis ces événements.
Les mutins au Nord-Kivu se réclament du Mouvement du 23 mars (M23), qui demande la pleine application des accords de 2009 qui régissent leur intégration dans l'armée. Malgré les bombardements fréquents de l'armée, ils tiennent leurs positions dans le Parc national des Virunga, à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda.
Zimbabwe: des parlementaires circoncis pour une campagne anti-sida
HARARE (AFP) - (AFP) - Des parlementaires du Zimbabwe se sont fait circoncire vendredi dans le cadre d'une nouvelle campagne contre le sida qui touche une personne sur dix dans le pays.
Quelques députés ont été opères sous anesthésie locale dans une clinique mobile installée à l'intérieur du Parlement. La veille, des dizaines de députés et personnels parlementaires avaient passé des tests de détection du virus VIH du sida.
"Je suis fier d'avoir accompli ce que nous avions décidé d'accomplir", a déclaré Blessing Chebundo, député du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai, quelques minutes après sa circoncision. Il était le premier à effectuer l'opération.
Le président du Parlement Lovemore Moyo a déclaré qu'en se faisant examiner et circoncire publiquement les députés "donnaient l'exemple".
Quarante-quatre membres du Parlement se sont portés volontaires pour une circoncision dans le cadre de la campagne qui espère toucher 1,2 million d'hommes d'ici 2015. Des recherches ont montré que la circoncision pouvait réduire de 60% la transmission du VIH.
Une organisation internationale dont le siège est aux Etats-Unis, Population Services International (PSI), a mis à la disposition des parlementaires les tests et les moyens de pratiquer les circoncisions.
"Si nous arrivons à circoncire 1,2 million d'hommes d'ici 2015 nous éviterons 750.000 nouveaux cas de VIH, ce qui signifie que nous pouvons vraiment commencer à imaginer un pays où il n'y ait plus de nouvelles infections", a dit Louisa Norman, directrice du PSI.
Le Zimbabwe comprend 1,1 million de personnes atteintes du virus, dont 150.000 enfants, selon le Conseil national sur le sida.
Lors d'une rare intervention publique sur le sujet, le président Robert Mugabe avait déclaré en mars au Parlement que certains de ses amis politiques étaient morts du sida.
Tony Parker réclame 20 millions de dollars à une discothèque
Après la bagarre, la polémique. Alors qu’il passait une soirée dans une boîte de nuit new-yorkaise, le WIP, Tony Parker s’est retrouvé au milieu d’une altercation entre les rappeurs Chris Brown et Drake, qui se disputent les faveurs de Rihanna. Résultat: un œil abîmé et une semaine de repos. Or, Tony a décidé de ne pas en rester là, puisqu’il porte plainte contre la discothèque et réclame 20 millions de dollars de dommages et intérêts.
L’incident aurait pu lui coûter sa participation aux prochains Jeux Olympiques à Londres. C’est en compagnie de son ami le DJ Cut Killer que TP passait une soirée tranquille au WIP, pour Work in Progress, à New York. L’endroit étant l’un des plus en vue du moment, ils n’étaient pas les seules stars présentes. En effet, Chris Brown et Drake étaient là, chacun de leur côté, avant que la tension monte et qu’ils en viennent aux mains. Sujet de la discorde: Rihanna, ex du premier et petite amie du second. « On était tranquille avec des amis lorsqu'une baston a éclaté. Ils ont commencé à balancer des bouteilles partout. J'ai cherché à protéger ma copine et c'est moi qui ai tout pris», a expliqué Tony lors d’une conférence de presse.
S’il y a plus de peur que de mal, le basketteur français a dû arrêter pendant une semaine son entraînement en prévision des J.O. pour que sa cornée se remette, avec lentille thérapeutique et gouttes. L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais l'ex d'Eva Longoria vient de porter plainte devant la Cour Suprême contre le WIP pour négligence. Selon le site TMZ, il met en cause le système de sécurité de la boîte, les videurs qui n’auraient pas dû laisser entrer les deux rappeurs ennemis ainsi que les serveurs qui ont continué à leur servir de l’alcool. Mais surtout, la star de la NBA réclame pas moins de 20 millions de dollars de dommages et intérêts, soit 16 millions d’euros. C’est beaucoup. Trop? La justice tranchera. Sur le terrain comme en discothèque, on ne plaisante pas avec Tony P.
Kenya: les Etats-Unis mettent en garde contre un risque imminent d'attentat à Mombasa
Les Etats-Unis ont de nouveau mis en garde contre une menace "imminente" d'attentat au Kenya, cette fois dans la très touristique ville côtière de Mombasa, où ils suspendent tout déplacement de responsables américains jusqu'à juillet.
Dans un message à ses ressortissants reçu samedi par l'AFP, l'ambassade des Etats-Unis à Nairobi dit "avoir reçu des informations sur une menace imminente d'attaque terroriste à Mombasa", la deuxième ville du Kenya.
"Tous les déplacements gouvernementaux américains à Mombasa sont suspendus jusqu'au 1er juillet," ajoute-t-elle. "Tout le personnel administratif américain doit quitter Mombasa", poursuit-elle.
Les Etats-Unis n'ont pas de consulat à Mombasa, mais ce message s'adresse à tous leurs responsables qui seraient en déplacement dans la ville.
Dans la foulée de l'avertissement américain, l'ambassade de France à Nairobi à son tour a "recommandé la plus grande vigilance" à ses ressortissants dans la "ville de Mombasa et ses environs".
La mise en garde de Washington intervient alors que la police kényane a indiqué vendredi détenir deux Iraniens soupçonnés d'"activités terroristes". L'un a été interpellé mercredi à Nairobi, l'autre jeudi à Mombasa.
Selon le chef de la police de la province côtière, Aggrey Adoli, leur interrogatoire a permis de mettre la main sur deux petits sacs de jute contenant des produits chimiques qui, selon la police, "servent à fabriquer des explosifs".
Samedi, le porte-parole de la police kényane, Eric Kiraithe, s'est cependant voulu rassurant, il a affirmé que les "agents de sécurité devançaient les événements". "Nous travaillons même avec le FBI et d'autres agences internationales," a-t-il poursuivi devant un groupe de journalistes.
"La police travaille 24h/24 pour garantir la sécurité du Kenya," a renchéri le chef de la police kényane, Mathew Iteere.
Plusieurs ressortissants étrangers soupçonnés de participation à la préparation d'attentats ou de liens avec les islamistes somaliens shebab, récemment intégrés à Al-Qaïda, sont recherchés par le Kenya ou ont été arrêtés et déférés devant la justice de Nairobi et Mombasa ces derniers mois.
Parmi eux figure le Britannique Jermaine Grant, accusé d'avoir fomenté un attentat à la bombe. Il est jugé à Mombasa et soupçonné de liens avec Samantha Lewthwaite, la veuve d'un des kamikazes britanniques qui avaient tué 52 personnes lors des attentats de Londres en 2005, et que Nairobi recherche aussi.
Un ressortissant allemand d'origine turque, Emrah Erdogan, soupçonné de liens avec les shebab, a par ailleurs été récemment arrêté en Tanzanie, voisine du Kenya.
L'ambassade des Etats-Unis a déjà émis plusieurs alertes sur le risque d'attaques "terroristes" au Kenya depuis que l'armée kényane est entrée, fin 2011, dans le sud de la Somalie pour en déloger les shebab et que ces derniers ont menacé de frapper le pays en représailles.
Plusieurs attaques, toujours attribuées par Nairobi aux shebab mais jamais revendiquées par le groupe islamiste, ont d'ailleurs déjà touché Nairobi et Mombasa ces derniers mois. Fin mai, une explosion dans un centre commercial du centre de la capitale kényane a fait un mort et plus de 30 blessés.
Mais les Américains craignent désormais, comme des groupes de surveillance du terrorisme, une attaque de plus grande ampleur dans le pays.
Guéckédou: les administrateurs territoriaux de la préfecture en évaluation par une mission du MATD
Une mission d’évaluation du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est, depuis mercredi, 18 juin, en séjour de travail dans la préfecture de Guéckédou, a-t-on appris de source sûre.
Cette mission d’évaluation des administrateurs territoriaux concerne le préfet, les deux secrétaires généraux, l’attaché administratif, le directeur des Microréalisations, le chargé de l’Organisation des Collectivités, la directrice préfectorale du Plan, les sous préfets et leurs adjoints.
L’objectif de ladite mission, est de se situer par rapport aux connaissances et compétences des différents acteurs, pour des fins d’identification de besoins de formation et d’un redéploiement selon le mérite de chacun.
Au titre des dispositifs administratifs, la fourniture des rapports périodiques, ceux de circonstance, la tenue des Conseils Administratifs Préfectoraux (CAP), la tenue du Conseil Préfectoral de Développement (CPD), les tenues des documents administratifs et comptables et la tenue des matériels et équipements
Au titre de la conduite professionnelle, la discipline administrative, le respect de la hiérarchie, la nature des relations de collaboration, la nature des relations avec les composantes sociales et la pro activité.
Au titre des compétences professionnelles, il est question de la maitrise et l’appropriation des textes légaux, la capacité d’exercice de la tutelle et contrôle de la légalité, le suivi et l’encadrement des programmes et projets, les services personnalisés et la capacité de coordination des activités.
Au titre de la prévention, la gestion des conflits et la consolidation de la paix, la connaissance des mœurs et coutumes de la circonscription concernée, la capacité d’identification des sources de conflit, la capacité de leur gestion et la tenue des sessions du comité de défense et de sécurité.
Toute cette démarche s’inscrit dans le cadre la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière d’administration et de décentralisation qu’accompagne l’Union Européenne (UE), à travers le Programme d’Appui à la Consolidation du Processus de Décentralisation (PACPD) en République de Guinée.
GUINÉE : Le colonel Claude Pivi alias Coplan dans de sales draps
Alors que le Président de la République Alpha Condé est absent du pays c’est son ministre en charge de la sécurité présidentielle, Colonel Claude Pivi, alias Coplan qui est impliqué dans une affaire de conteneur qui l’appartiendrai et dont-il aurait refusé de payer les frais de dédouanement.
Ce conteneur de 40 pieds arrivé au Port de Conakry devrait être livré à ses propriétaires mais, le destinataire Colonel Claude Pivi aurait refusé de se soumettre au paiement des frais de douane. Et selon nos informations, ce refus serait à l’origine de toutes les spéculations.
Ainsi, après vérification, il se trouve que le conteneur contient du matériel militaire dont l’importation est strictement réglementée. Mais le colonel Claude Pivi aurait d’ordonné à ses ‘’petits’’ d’aller sortir la marchandise. Alors, les disputes auraient pris de l’ampleur et c’est grâce dit-on au colonel Siradiou Barry, patron du port conteneur que le pire a été évité.
Informée, la Présidence de la République aurait ordonné au haut commandement de la gendarmerie nationale de s’occuper de cette affaire. Chose due, chose faite, les gendarmes ont débarqués au Port Autonome pour saisir et dépoter le conteneur. Parmi, le contenu du conteneur on trouve deux camions, trois voitures de luxe, des matelas, plus de 1000 uniformes et plus de 500 paires de chaussures militaires. Ces véhicules ont été transportés au Haut commandement de la gendarmerie.
Du côté de la douane, certains agents soutiennent que certains de ces véhicules appartiendraient à Marcel, un des informaticiens du Port de Conakry.
D’autres pensent également que les tenues pourraient revenir à certaines femmes de militaires qui en font leur commerce lucratif.
Ce qui n’est pas de l’avis des forces de sécurité et de défense. De sources bien informées pensent que les enquêtes détermineront très sûrement les vrais complices de Coplan qui, logiquement devraient être arrêtés en pareil cas.
Mais en attendant le retour du Chef de l’Etat, le patron de la sécurité présidentielle, sérieusement mis en cause, continue de circuler en toute liberté et pire, il menacerait la presse d’associer son nom à cette « affaire ».
Une situation qui rappelle le comportement de cet officier supérieur dans un passé encore récent, lorsqu’il dirigea à répétition des mutineries contre le régime Conté.
D’ailleurs l’opinion garde encore en mémoire l’intervention foudroyante des hommes de Coplan contre la police anti gang pris pour cible dans leur quartier général de Cameroun. Ce qui avait fait de nombreux morts sans jamais être jugée.
Plus grave aussi, est l’implication présumée du Colonel Pivi, cité dans le dossier des massacres de 28 septembre 2009 et jours suivants, alors qu’il était ministre d’Etat chargé de la garde présidentielle et membre du CNDD, la junte qui avait pris le pouvoir après la mort du Général Conté.
A présent, plus que son sort à la CPI (où il est inculpé), l’opinion nationale attend de connaître ses motivations d’importer de quantités aussi importantes d’uniformes militaires et aussi ses complices dans ces opérations qui ne sont pas de nature à entretenir la paix et la quiétude en Guinée.
En tous les cas, Alpha Condé aurait promis de « prendre une décision » à son retour, à en croire certaines sources proches du dossier.
Mystérieuse disparition du DRH de la préfecture de Beyla
Sur la route, près du mont Kakoulima - GuinéeLe directeur préfectoral des ressources humaines de Beyla est porté disparu depuis le week-end dernier. Sosthène Kamano se rendait à Conakry pour des raisons administratives, quand il a "mystérieusement" disparu lors d’une escale au carrefour Débélé-cité. Services de sécurité, autorités et populations sont toujours à la recherche de l’homme.
L’incident s’est produit le dimanche 17 juin dernier alors que l’intéressé se rendait dans la capitale pour y déposer les dossiers administratifs des travailleurs de Beyla. Arrivé au carrefour Débélé-cité, dans la sous-préfecture de Mambia, M. Kamano a demandé au chauffeur du bus qui le transportait de marquer un arrêt pour se rendre aux toilettes. La quasi-totalité des passagers ont débarqué du véhicule pour leurs différents besoins, aux environs de 19 heures.
C’est au moment d’embarquer à bord du véhicule que les autres passagers qui avaient remarqué son absence en ont informé le chauffeur auquel il demandèrent patience. Après des appels dans toutes les directions et des recherches infructueuses, ceux-ci alertèrent aussitôt les autorités locales.
Les enquêtes ouvertes par les services de sécurité de la place, de la sous-préfecture de Mambia et celle de la préfecture de Kindia, n’ont donné à ce jour aucun résultat.
Du côté de la préfecture de Beyla où notre rédaction a tenté d’en savoir plus, personne ne semblait encore être en mesure de nous apporter les éclairages nécessaires. Fuite, enlèvement ou arrestation ? Aucune raison à cette disparition insolite n’est encore connue pour l’heure.
Affaire à suivre..



