Législatives : L'UE accorde 5 millions d’euros pour accompagner le processus électoral en Guinée
Cinq millions d’euros, c’est le montant que la mission européenne de suivi de l’Accord de Cotonou qui séjournait en Guinée depuis le 27 février dernier annonce pour accompagner le processus électoral en Guinée. Elle a fait savoir la disponibilité du montant ce mercredi 29 féviers 2012, à travers une conférence de presse qui a eu lieu à la maison de la presse de Coléah.
Cette conférence de presse était axée sur la déclaration de fin de mission dans le cadre de la Décision du Conseil de l’UE du 18 juillet 2011 établissant au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, une feuille de route, pour la reprise complète de la coopération avec la Guinée.
Le chef de ladite mission, M. Sean Doyle, chef de division Afrique de l’Ouest, a dit qu’au cours de cette mission les représentants européens se sont entretenus avec les acteurs institutionnels, notamment le président de la République, le premier ministre, et d’autres membres du gouvernements, le CNT, la CENI , l’Etat Major des forces armées ; mais aussi le comité de facilitation du dialogue politique inclusif qui vient de prendre fin au palais du peuple.
La mission s’est informée dit-il, des progrès faits dans la transition, notamment le renforcement de l’Etat de droit, la gestion des finances publiques et l’économie, et de la reforme du secteur de sécurité. Elle s’est particulièrement intéressée, a renchéri M. Doyle, à la préparation des élections législatives y compris les étapes préalables nécessaires pour assurer la transparence et le caractère inclusif du processus.
Quant au dialogue politique, selon le communiqué de presse qui a été distribué après la conférence, la mission en a noté les progrès et encouragé un ultime effort pour assurer une appropriation la plus large possible du processus par les parties prenantes.
Le chef de mission rassure enfin que son rapport sera présenté au conseil de l’UE et fera des recommandations pour accompagner la Guinée dans cette étapes finale de la transition politique et vers la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie.
A noter que M. SEAN Doyle était accompagné par Mme Alina Stanciulescu, chargée des relations internationales et responsable Pays, pour le Service Européen pour l’Aide Extérieure, Mme Aurélie Konen, Coordinatrice Guinée à la Direction générale Développement et Coopération de Commission Européenne et M. Philippe Vandame, Chef délégation de l’UE en République de Guinée.
Yomou : l’ONUDI octroie un centre communautaire de production et de transformation agro-alimentaire
La préfecture de Yomou vient de bénéficier d’un Centre de Production Communautaire (CPC) offert par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), dont la cérémonie officielle de remise a eu lieu le 17 février dernier, sous la présidence gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré.
Ce geste, fruit d’un partenariat entre le gouvernement guinéen et l’ONUDI, a pour objectif la formation de 150 jeunes par an dans les filières agricoles et la qualification de la transformation des produits agro-alimentaire et autres.
Ce Centre de production sans nul doute, va alors progressivement préserver la déperdition scolaire, réduire le chômage et la pauvreté par la création d’emplois et d’activités génératrices de revenus chez les jeunes.
Les bénéficiaires, après avoir remercié le donateur dudit Centre, ont mis l’accent sur la préservation de l’infrastructure de production, la sécurité des bâtiments et équipements ainsi que le respect du règlement intérieur par les formateurs et la gestion saine des ressources.
La Guinée prévoit une croissance annuelle économique de 26% sur la période 2011-2015
Le plan quinquennal de développement 2011-2015 présenté lundi au conseil national de la transition pour examen et adoption, par le Premier ministre guinéen Mohamed Said Fofana, prévoit une croissance annuelle de 26 %, ce qui représente un niveau assez appréciable de la mise en œuvre de la politique macroéconomique du gouvernement.
Dans ce plan quinquennal dont l'agence Xinhua à reçu une copie, les analystes économiques et financiers ont estimé que l'investissement total devra évoluer progressivement pour atteindre un volume global de 8,6 milliards de dollars durant toute la période du plan, soit une moyenne annuelle de 1,7 milliard de dollars d'investissement public financé par les ressources budgétaires propres.
Selon ce document, dans le secteur des mines, les investissements projetés totalisent sur les cinq années du plan 2,7 milliards de dollars. La moyenne annuelle devrait se situer à 544 millions de dollars US.
La mobilisation d'un tel volume d'investissement permettra d'améliorer significativement le taux d'investissement, qui devrait passer de 17,1% du Produit intérieur brut (PIB) en 2010 à 22,3 % en 2011 et 29,1% pour la dernière année du plan, ce qui pourrait aboutir à une moyenne annuelle de 26% du taux d'investissement.
Le premier ministre a souligné que l'analyse de la répartition spatiale du PIB fait ressortir une plus forte concentration des investissements en Basse Guinée (17%) de l'enveloppement globale d'investissement public, suivis de la zone spéciale de Conakry (13%), la haute Guinée partie Est du pays (3%), la Guinée forestière au sud (3%) et la Moyenne guinée au nord (3,4%).
L'accroissement de l'investissement sera soutenu par la consolidation du rôle du secteur privé, la relance de l'investissement public dans les infrastructures de base et les secteurs sociaux, dans le but de dynamiser l'activité économique et lutter efficacement contre la pauvreté.
La problématique de la jeunesse guinéenne a été prise en compte dans l'élaboration du plan quinquennal, qui précise que les jeunes représentent 74% de la population dont 55% ont moins de 20 ans. Le chômage touche près de 61% de jeunes nantis d'un diplôme universitaire. Pour les filles diplômées, 85,7% ne trouvent pas d'emplois contre 61% des garçons de même niveau.
Une journaliste du Lynx passée à tabac par des gendarmes à la BCRG
Une journaliste du groupe de presse Le Lynx-La Lance, Kounkou Mara, a été sauvagement battue lundi par des gendarmes dans l'enceinte de la Banques Centrale. Elle s'y était rendue pour couvrir une manifestation organisée par les autorités de la BCRG, a-t-elle confié ce mardi à plusieurs organes de presses guinéens.
Selon le témoignage de la victime, elle s'était rendue au siège de la BCGR pour couvrir un événement relatif au 52e anniversaire de la monnaie guinéenne, qui tombe sur le jeudi 1er mars prochain.
C’est alors que des gendarmes chargés de surveiller l'accès à la banque l'ont apostrophée avec malveillance, son seul défaut étant à leurs yeux d’appartenir à une corporation bien souvent trop critique au goût de personnes encore nostalgiques d’une époque où ils faisaient régner la terreur dans la cité sans que nul n’oser sourciller. Comme elle tentait de faire reconnaître la validité de sa présence sur les lieux, un des Commandants de la troupe a ordonné à ses hommes : "Foutez-la dehors", a raconté notre consœur.
"J'ai été d'abord bousculée avant que l'un d'entre eux me donne un coup dans le dos, et j'ai été ensuite traînée au sol. J'ai voulu me défendre en m'agrippant à l'un, un autre m'a giflée, je suis tombée par terre", a-t-elle expliqué, précisant avoir eu des blessures et des hématomes à la tête. Elle a reconnu n’avoir pas pris au sérieux ses blessures hier, mais elle saignait toujours ce matin après une douloureuse nuit.
La situation ne s'était calmée qu’à la suite de l’intervention d'un responsable de la banque. Curieusement, les gendarmes incriminés ont systématiquement nié toute agression sur la personne de la journaliste. L'agression de Mme Mara a été confirmée à par les responsables de son groupe de presse et par plusieurs témoignages recueillis au sein du personnel de la banque.
"Nous n'allons pas porter plainte contre les gendarmes parce que nous avons peur des représailles", la procédure "ne va pas aboutir et nous risquons de nous faire abattre", aurait affirmé un des administrateurs.
Cet énième acte de barbarie a suscité l'émoi au sein de la corporation entière à Conakry, et plusieurs voix se sont élevées toutes la journée de ce mardi pour interpeller la présidente du Conseil National de la Communication et aussi pour réclamer justice.
Le CODE demande la tenue rapide des élections législatives
Le bureau exécutif du Consortium pour L’Observation Domestique des Elections en Guinée (CODE/Guinée) a fait ce mardi 28 Février 2012 une déclaration à la Conakry. L’Objectif de cette déclaration est de d’exposer ses constats sur la situation politique du pays par rapport au dialogue inclusif en cours d’une part, et de l’autre se prononcer sur la nécessité des élections législatives qui tardent à venir.
Selon le porte-parole du CODE, Moussa Iboun Condé, il ressort des constations de la centaine de ses observateurs que les activités des partis sont quasi faibles dans les préfectures et régions. Seuls le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) au pouvoir, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, l’Union des Forces Républicaine (UFR) de Sidya Touré et L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) de Bah Ousmane, mènent quelques visites d’informations sur le terrain, auprès de leurs militants notamment Boké, Labé, Lola et Fria.
Selon la dite déclaration, ces activités se mènent sans violences et sans interférence notable des autorités administratives et des forces de l’ordre. Il reste évident que les activités de la classe politique sont focalisées sur le processus du dialogue en cours.
L’arrêt des activités de la CENI pour permettre au dialogue politique de se poursuivre dans la sérénité a été bien suivi à l’intérieur du pays ainsi qu’au niveau des démembrements. L’autre constat du CODE est relatif à la mise en place dans toutes les préfectures, des CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) dont la légitimité est contestée par endroit par des partis d’opposition qui affirment n’avoir pas été associées à leur installation.
Poursuivant les constats, le CODE soutien que les activités de formation et de sensibilisation sur le dialogue, la réconciliation et la paix et contribuent de manières significatives à l’émergence d’un climat social apaisé à l’intérieur du pays.
Le CODE a ainsi encouragé ce début de décrispation du climat sociopolitique, même son porte-parole a rappelé que les populations attendent désespérément le renouvellement des institutions républicaines nationales sur la base d’un processus électoral inclusif et crédible.
Aux acteurs politiques, l’invite a été lancé de dépassionner le débat pour déclare t-il privilégier l’intérêt supérieur de la nation.
Quant aux partenaires au développement, le Consortium de poursuivre leur appui afin d’accompagner ce cadre de concertation entre les acteurs politiques du pays par la mise en place d’une structure pluri-acteurs de veille (partis politiques, société civile, syndicats et medias) par la mise en œuvre effectives des recommandations qui seront issues de ce dialogue.
Le CODE, conscient de sa mission, a réaffirmé sa détermination à mener avec impartialité et professionnalisme l’observation de tous les processus conformément aux dispositions constitutionnelles et du code électoral au niveau national, la déclaration des principes internationaux d’observation non partisane des élections et son code de conduite auxquels il a souscrit librement.
A Noter que cette rencontre s'est déroulée en présence du chargé des programmes, M. Dansa Kourouma et les membres du bureau de CODE.
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Dr. FAYA MILLIMON0 dédie un poème au président Alpha condé
Le vice président la Nouvelle Génération pour la République (NGR) , Dr. Faya Millimono , a procédé ce lundi 27 février 2012 à la cérémonie de dédicace d’un titre sous forme de poésie rassemblant des maux de la Guinée actuelle, au professeur Alpha Condé, président de la République. C’est la maison de presse de Coléah, dans la commune de Matam, qui a servi de cadre à la cérémonie.
Ce cadeau intitulé "Le PAYS VA MAL" est un ensemble d’écrits inspirés de la chanson éponyme de l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly, composée aux temps forts de la crise politique consécutive au coup d’état manqué contre le président Laurent Gbagbo en en Côte d’Ivoire .Plusieurs personnalités de l’opposition guinéenne étaient présents à ses côtés, dont entre autres, les vices présidents de l’UFDG et des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), respectivement Dr. Oussou Fofana et Étienne Soropogui .
Selon, Dr Faya Millimono , ces vers reflètent situation sociopolitique du pays qui ne sort pas du tout de ses impasses malgré le changement promis. Dans ces lignes nous pouvons lire :
« Le pays va mal
Le peuple va mal
La jeunesse vit mal
La guinée va mal, toute la guinée va mal
Autrefois on parlait d’unité nationale,
Autrefois on sentait la cohésion sociale notamment en Haute et Basse Guinée
Ou encore en Moyenne Guinée ou en Guinée Forestière
Mais après votre alliance naturelle vous avez expérimenté
L’empoisonnement avec l’eau et le Yaourt au palais du peule,
Et l’huile rouge en Guinée Forestière
En Haute, Basse et Moyenne Guinée, ce sera surement avec l’or, le lait et le sel…
Aujourd’hui la Guinée est divisée
Votre changement a tout gâché avec votre histoire de manding-fou
De Manding-Tan, de Manding-Pou et même de Manding-Djallon
Morcelé le changement à tout foiré
L’armée est divisée, la société civile est minée
Les ethnies sont émiettées, les étudiants sont morcelés
Les syndicats sont à couteaux tirés
Les fonctionnaires sont virés
Les caisses de l’Etat sont vidées
Les patronats sont en rang dispersés
Mêmes les couples au foyer sont divisés .
La Guinée va mal
L’économie va mal
La gouvernance va mal
La Guinée va réellement mal
Pas de courant dans les foyers
Pas d’eau potable dans des robinets
Pas de routes dans des bas quartiers
Pas de médicaments dans les Hôpitaux
Pas d’emploi dans les secteurs privés
Pas de sécurité dans la cité, pas de justice dans les procès
Voila pourquoi la paix est menacée
Pléthore de patronats, pas d’emplois
Pléthore de coordination, pas d’unité
L’insécurité fait fuir les investisseurs
Le peuple est fatigué de votre changement
Votre changement est tribalisé
Votre changement est galvaudé
Votre changement est diviseur
Votre changement est communiste
Aujourd’hui tout est devenu cher
Notamment le riz au marché, la viande à la boucherie, le carburant à la pompe
Le sel ou le petit piment, tout est devenu cher
Les grèves ont commencé, les sit-in se multiplient
Hier c’était les jeunes enseignants
Puis les éboueurs de Kaloum
Ensuite les journalistes de la RTG
Aussi les militaires admis à la retraite, ou les paysans à cause de l’embargo
Aujourd’hui c’est le tour des opposants
Demain ce sera le tour du peuple tout entier
Y compris des Manding-Tan ou des Manding-Fou ou encore…
Faites attention Monsieur le Président
Tout le peuple est fatigué, il vous propose un remède
Changer votre Changement
Oui changez-le avant qu’il ne soit trop tard ».
La conférence a pris fin par des questions-réponses sur l’actualité, notamment les points de vue des conférenciers sur les questions qui font couler salives et encres présentement en Guinée. Il s’agissait entre autres des futures élections législatives, le dialogue inclusif, la question du fichier électoral.
A toutes ces questions les opposants présents ont réitéré leur détermination à aller jusqu’au bout si la mouvance présidentielle ne créait pas les conditions de transparences et de liberté. Ils ont tous affirmé qu’ils ne boycotteraient pas ces élections mais, ont-ils insisté, qu’ils "n’iront pas à des élections à l’issues incertaine" a indiqué Étienne Soropogui.
Un pacte de non-agression unit désormais les populations de frontalières de l’espace Mano
Les populations frontalières de Macenta et de Zorzor (Loffa Country) au Liberia en voie de signer un pacte traditionnel de non-agression et de non-complicité d’agression. La rencontre de concertation s’est tenue le samedi28 janvier dernier a Zorzor City, est une initiative du réseau TWIN (Today’s Women International Network*), et vise à consolider la paix et la stabilité entre les pays de l’espace Mano.
Zorzor City est située à 14 Km de la sous préfecture de Koyamah, laquelle se trouve à 120 Km de Macenta. Quoique localité guinéenne, Koyamah a été l’un des champs de batailles entre les troupes loyalistes et les fractions rebelles de la guerre civile du Liberia. Quant à sa sœur libérienne, Zorzor, elle a été le point de départ des troupes rebelles qui ont attaqué à plusieurs reprises les différents villages du sud de Macenta. Plusieurs centaines de personnes ont trouvé la mort durant cette période d’instabilité le long des frontières. C’est cette ville meurtrie du Liberia qui a servi le samedi 28 janvier dernier cadre à la rencontre de concertation pour la signature du pacte de non-agression et non-complicité d’agression entre la Guinée et le Liberia.
La délégation guinéenne se composait des autorités politiques et administratives de Koyamah, des chefs traditionnels de la localité de Guizema (une subdivision de la confrérie Loma), les cadres préfectoraux de l’éducation et des affaires sociales, les responsables des confessions religieuses et les représentants des organisations à qui œuvrent base dans le cadre de la prévention, la gestion, la résolution des conflits.
La rencontre a été initiée par TWIN (Today’s Women International Network*). Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités communautaires pour la paix dans les zones transfrontalières de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, sur financement de Diakonie. Ces rencontres se tiennent dans un climat de paix et de cohabitation pacifique entre guinéens, libériens et léonais. Elles traduisent surtout la concrétisation de la bonne volonté des chefs d’Etat des trois pays, à savoir leurs Excellence Professeur Alpha Condé, Heleine Johnson Sirlief et Dr Hernest B. Koroma pour une intégration sous régionale totale et la consolidation de la paix dans l’espace Mano River Union. Un document de pacte a été élaboré à cet effet. Le document élaboré tient compte de tous les aspects qui favorisent une paix durable et une intégration socio-économiques des populations riveraines.
Pendant la rencontre de Zorzor City, le coordinateur deToday’s Women International Network, Mr James, a remercié les responsables et les autorités frontalières pour leur volonté de renforcer le tissus social entre les communautés liées par l’histoire et la géographie, mais qui se trouvent séparées aujourd’hui par le fait de la colonisation.
Les sous préfets de Zorzor et de Koyamah ont de leur côté félicité et remercié le Réseau TWIN pour cette initiative qui vise à consolider la paix et la stabilité dans la zone Mano River Union.
La prochaine rencontre aura lieu à Nongoa, dans la préfecture de Guéckédou, et constituera la l’étape suivante des concertations et la célébration des pactes de non-agression et non-complicité d’agression populations des zones frontalières.
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*Réseau International des Femmes d’Aujourd’hui, franç.
Le gouvernement guinéen vole au secours des populations sinistrées de Panziazou
Une mission du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation vient de séjourner à Panziazou. L’objectif était d’apporter une aide aux populations suite à une violente tornade qui a détruit des centaines d’habitations en début de l’année 2011. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence des autorités locales et préfectorales.
« Mieux vaut tard que jamais » a-t-on l’habitude de dire. C’est ce que le gouvernement de la République de Guinée vient prouver avec près d’un an de retard, il est vrai, en apportant un précieux secours à la population de Panziazou.
Pour rappel cette localité avait été victime d’une calamité non des moindres en mars 2011. Ce jour-là plus de 300 bâtiments avaient été détruits et d’énormes dégâts matériels avaient été enregistrés. Fort heureusement il n’a pas été rapporté de cas de perte en vie humaine. Plusieurs familles, sinon la quasi totalité de la population de cette localité, s’étaient retrouvées sans abris en début de saison pluvieuse dans la région. A l’annonce de la nouvelle plusieurs personnes physiques et morales se sont mobilisées pour apporter de l’aide à la population. Toutefois c’est seulement maintenant que l’apport du gouvernement arrive.
Cette assistance du gouvernement aux sinistrées de Panziazou comprend 11 tonnes de riz, 51 cartons de savon, 13 sacs de sel, 14 cartons d’huile végétale et 25millions de Francs Guinéens.
La cérémonie de remise de cette assistance a regroupé les autorités préfectorales, les représentants des 202 familles sinistrées et la notabilité de la sous préfecture.
En remettant cette assistance aux bénéficiaires, le directeur national de l’administration du territoire, N’Fadama Itala KOUROUMA, rappelé l’attention particulière que le gouvernement du professeur Alpha Condé accorde aux différents problèmes auxquels sont confrontés les populations surtout en zones rurale.
Pour le Préfet Mory Diallo, ce geste en faveur des sinistrés est l’expression de la ferme volonté du président de la République, le Professeur Alpha Condé, de partager avec les populations leurs peines et leurs difficultés quotidiennes.
Les bénéficiaires, par la voix du Sous-préfet, ont vivement remercié la délégation ainsi que le Président et son gouvernement pour cette marque de sympathie qui vient réellement soulager les 202 familles touchées.
En considérant le temps mis pour le gouvernement pour réagir, certains observateurs n’hésitent plus à à mettre tout cela au compte des prochaines législatives.
Daro : Guéguerre mercantile entre exciseuses traditionnelles et agents de santé
Les communautés de Daro persistent dans la pratique de l’excision. Selon le témoignage d’un fils du terroir, rencontré par le correspondant de GUINEEPLUS, des dizaines de jeunes filles sont amenées chaque semaine chez les exciseuses traditionnelles ou chez des agents de santé pour être excisées. Tout cela se passe alors même que l’état guinéen a annoncé des mesures répressives contre la pratique de toutes les formes de mutilations génitales féminines.
Daro est l’une des quatorze (14) Communes Rurales de Développement (CRD) de Macenta. Elle est située à une vingtaine de Km du chef lieu. Daro est aussi l’une des sous préfectures frontalières avec la république-sœur du Liberia.
Cette localité persiste encore dans la pratique de l’excision. C’est du moins ce qu’a entendre un fils du terroir qui a préféré garder l’anonymat. Il explique son cela par le fait qu’il ne veut pas s’exposer aux malédictions que profèrent les vieilles exciseuses qui sont pour la plupart du temps en charge de la pratique.
Selon M. notre source, M. Siba (comme l’appellerons ici), que nous avons visité dans sa concession à Daro-Centre, la pratique de l’excision est une vieille pratique traditionnelle qui persiste malgré d’énormes conséquences néfastes. De nombreuses localités continuent de la pratiquer encore de nos jours. Il explique que c’est en raison même de ces conséquences qu’il a personnellement décidé de s’en soustraire.
Selon M. Siba, chaque fois qu’il est organisé des rituelles d’excision, la communauté souffre durant deux a trois ans de "famines". C'est-à-dire qu’on « engage les récoltes de l’année en cours, mais au-delà, on fait des engagements financiers contres les récoltes des années qui suivent. Aussi longtemps qu’on n’a pas fini de rembourser les dettes contractées on est l’objet de poursuites parfois jusqu'en la justice. Si les récoltes ne vous permettent pas de rembourser parce que les récoltes n’ont pas été bonnes on ne sait où prendre de l’argent. La communauté vit essentiellement de l’agriculture un tout petit peu d’élevage et de commerce ».
Au delà des conséquences financières soulignées il a fait mention des conséquences sociales et sanitaires. Socialement, si par manque de moyen une famille s’abstient de procéder à l’excision de ses filles, elle se voit complètement isolée du reste de la communauté. « Il est déjà arrivé un cas où un monsieur a perdu sa femme simplement parce que ces moyens ne lui permettaient pas d’envoyer la sœur de cette dernière en excision. La belle mère avait alors obligé sa fille à quitter cet homme pour s’en trouver un autre qui était en mesure de satisfaire les besoins de la famille dans cette affaire. C’est un réel fardeau socialement pour les hommes ».
Il y a aussi que toute femme non excisée n’a pas de considération parmi ses congénères quelles que soient ses compétences dans tel ou tel domaine. Elle n’a par exemple pas accès à une salle où se trouve une femme en travail (accouchement). Ses enfants non plus n’ont droit à certains aliments rituels.
Chez les filles qui subissent cette pratique, on note également des complications d’ordre gynécologiques et obstétricales, parfois longtemps après. Au cours de l’année écoulée, onze (11) filles sont décédées des suites de complication immédiates ou tardives de l’excision.
Une fois excisées, les filles qui sont scolarisées doivent souvent attendre trois à quatre semaines pour être véritablement en mesure de reprendre les classes. Tout ce temps les autres continuent de suivre les cours.
Malgré et contre toutes ces conséquences socio-économiques, les communautés de Daro persistent dans la pratique de l’excision. Généralement ce sont des vieilles femmes supposées disposer du droit d’exciser qui la pratiquent sur des filles allant de 5 à 25 ans. Ces vieilles vivent des recettes de leurs pratiques. Pour elles donc quiconque s’oppose à cette pratique s’oppose à leurs intérêts. Dans un village non loin de Bofossou, il nous a été rapporté que tout les habitants ont dû cotiser 15 millions de francs guinéens, avant que celles-ci n’acceptent de programmer une de ces cérémonies initiatiques.
En plus de ces vieilles exciseuses certains agents de santé, pour des raisons de gain sordides, n’hésitent plus à se livrer à la pratique de l’excision dans des conditions qu’ils prétendent plus hygiéniques que chez les premières. Du coup un conflit d’intérêt les oppose, les unes voulant exclure les autres de cette affaire désormais juteuse. Pour les vieilles traditionalistes, la simple ablation ne suffit pas ; c’est tout le rituel qui compte. Par conséquent les infirmières devraient arrêter d’exciser, puisque l’excision faite par elles ne serait pas valable. Pour être valable le sujet (la fille) devrait passer chez les vieilles traditionalistes. Débat Intéressant n’est-ce pas ?
Durant les congés de Noël qui n’ont durés qu’une dizaine de jours, plus de cent jeunes filles ont été excisées à Daro, dans quatre villages.
Tout cela se fait au vu et au su des autorités administratives non seulement de Daro mais aussi préfectorales et régionales. Bien que l’Etat ait élaboré un ensemble de mesures répressives, l’application fait toujours défaut en raison de la peur. Un sous-préfet parlant de l’excision a dit un jour : « … pourvu que ça ne porte pas atteinte a l’administration général… »
De quoi a-t-on peur ? Sans doute de la mort et des malédictions proférées par les vieilles femmes.
CAN 2012 : un nul qui qualifie le Ghana mais pas la Guinée
L’équipe du Ghana a décroché sa qualification pour les quarts de finale de la CAN 2012, ce 1er février à Franceville. Elle a concédé le match nul 1-1 face à une sélection guinéenne qui finit troisième de la poule D derrière le Mali. En quart de finale, les Ghanéens affronteront les Tunisiens le 5 février prochain à Franceville.
L’équipe du Ghana est fidèle au rendez-vous des quarts de finale. Les Black Stars ont assuré leur qualification face à la Guinée, ce 1er février dans un Stade de Franceville déserté par le public. Les Guinéens ont longtemps cru à l’exploit mais ils ont été punis par l’expérience des vice-champions d’Afrique.
Le Ghana joue la contre-attaque
Face à une équipe ghanéenne qui procède par contre-attaque, le Sily n’a aucune occasion nette à se mettre sous la semelle pendant la première demi-heure, excepté un but hors-jeu du Guinéen Ibrahima Traoré (26e) et une pléthore de corners.
La tactique attentiste du Ghana finit même par payer : sur un corner, Samuel Inkoom sert Emmanuel Agyemang Badu en retrait. Le milieu de terrain a le temps de se lever le ballon aux 22 mètres et de le reprendre de volée. Naby Yattara, le portier adverse, est impuissant : 1-0, 28e. Il faut bien ce superbe but pour animer un match plutôt fermé.
L’arbitre est clément à la 40e minute avec Kamil Zayatte : le colosse vient de perdre le ballon dans un duel avec Asamoah Gyan qui lui fait un petit pont dans la surface de réparation. Le capitaine guinéen lui barre le passage avec les bras mais le sifflet ne retentit pas.
Le Black Star emballe la partie et Samuel Inkoom n’est pas loin de doubler la mise avec un tir en déséquilibre et la balle qui meurt à quelques centimètres du cadre (41e). Une frappe d’Asamoah Gyan connaît le même sort juste avant la pause (45e).
Mamadou Diouldé Bah voit rouge
Pressés de boucler l’affaire, les Ghanéens se font prendre à leur propre jeu. Dans le temps additionnel, Abdoul Razzagui Camara contre-attaque, déboule sur le côté gauche et manque son centre. La trajectoire du ballon lobe Larsen Kwarasey, le gardien du Ghana: 1-1, 45e+2.
Le Sily est revenu dans le match sur un coup du sort et se remet en course pour la qualification. A la 54e minute, Ismaël Bangoura se présente devant Kwarasey mais rate encore une occasion de débloquer son compteur-but.
Alors que la sélection guinéenne fait jeu égal avec son homologue, Mamadou Diouldé Bah met une semelle à John Pantsil et est exclu pour un second avertissement (70e). A dix contre onze, il faut toujours gagner pour se qualifier mais la tâche est trop lourde pour les protégés de Michel Dussuyer.
Malgré les entrées d’Habib Baldé, d’Alhassane Bangoura et Naby Soumah, le Sily national concède un nul 1-1 synonyme d’élimination. Le Ghana, en revanche, finit premier de la poule D et affrontera la Tunisie, le 5 février prochain à Franceville, en quart de finale de la CAN 2012.
De notre envoyé spécial à Franceville, RFI.fr



