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BAMAKO  - Des tirs nourris ont été échangés lundi soir à Bamako entre d'ex-putschistes et la garde présidentielle, loyale à l'ancien président renversé, et des coups de feu entendus au camp militaire de Kati, quartier général à l'ex-junte au pouvoir près de la capitale.

Les tirs à Bamako, qui avaient baissé d'intensité vers 21H30 (locales et GMT), selon un journaliste de l'AFP, ont eu lieu en centre-ville et dans d'autres quartiers.

Selon des témoins et des medias locaux, ils ont pour origine la tentative d'arrestation d'un responsable de la garde présidentielle (Bérets rouges) par l'ex-junte militaire qui avait renversé le régime du président malien Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars avant d'accepter de rendre le pouvoir.

Les "Bérets rouges" se sont opposés à l'arrestation d'Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président ATT, par des hommes de l'ex-junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Selon l'ambassade américaine, des tirs ont été entendus près du siège de l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM), occupé par les proches du capitaine Sanogo depuis le coup d'Etat du 22 mars.

Les "Bérets rouges" ont réussi à faire évacuer les journalistes qui se trouvaient dans les locaux de l'ORTM, semblant ainsi en reprendre le contrôle, selon des journaliste de la radio-télévision malienne. Prévu à 20H00 (locales et GMT), le journal télévisé n'a pas été diffusé.

Le centre-ville s'est vidé de tous ses habitants, a constaté un journaliste de l'AFP, et peu de militaires y étaient visibles.

Dans la ville-garnison proche de Kati, des tirs ont également été entendus. Des medias locaux ont fait état de "tirs à l'arme lourde" à Kati, ce qui n'a pas pu être confirmé par l'AFP.

"Je suis sous le feu", a déclaré le capitaine Samba Coulibaly, membre de l'ex-junte interrogé par un journaliste de l'AFP sur la situation à Kati. Une autre source militaire a évoqué des "tirs", sans préciser par qui ils étaient tirés, et parlé de "civils qui quittaient la ville".

Ces incidents surviennent à la veille d'une rencontre qui était prévue à Ouagadougou entre d'ex-putschistes et le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne.

Le capitaine Sanogo a rejeté samedi les décisions prises le 26 avril à Abidjan lors d'un sommet de chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont l'envoi de soldats dans son pays pour sécuriser la transition après le putsch du 22 mars.

Il a rejeté aussi la décision de la Cédéao de fixer la période de transition à douze mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives. Il a affirmé qu'il prendrait ses "responsabilités" à l'issue du mandat constitutionnel de 40 jours du président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril.

Dimanche soir, un dirigeant syndical étudiant, Hamadou Traoré, membre du front anti-putsch au Mali, était sorti indemne d'une tentative d'attentat perpétrée par des hommes armés et des incidents se sont produits lundi à l'université publique de Bamako.

Les jours précédents, la junte, qui avait accepté de rendre le pouvoir après un accord signé le 6 avril avec la Cédéao, avait procédé à l'arrestation de plusieurs personnalités politiques proches d'ATT ou considérées comme telles. Elles avaient été remises en liberté après plusieurs jours de détention à Kati.

Les ex-putschistes entendent montrer qu'ils n'acceptent pas se laisser marginaliser par les organes de la transition, dirigés par Dioncounda Traoré et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, qui a formé un gouvernement comprenant trois militaires proches de l'ex-junte.

Depuis plusieurs jours, des tensions étaient nées au sein de l’armée, les bérets verts du capitaine Sanogo souhaitant garder le pouvoir, voire même présider la transition, alors que d’autres, notamment des officiers supérieurs, avaient opté pour un retrait de l’armée, écrivait lundi Le Journal du Mali sur son site.

Le 22 mars, les putschistes avaient justifié leur coup d'Etat par "l'incompétence" du régime ATT dans la lutte contre les groupes armés toureg, islamistes et criminels dans le nord du Mali.

Ces groupes ont profité du putsch pour renforcer leurs positions dans le Nord qu'ils occupent désormais totalement.

AFP/GUINEEPLUS

Publié dans Afrique

Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux" et "publication de fausses nouvelles", à la suite d'une plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart. La plainte vise le site Mediapart, son directeur de la publication, Edwy Plenel, ainsi que les deux journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske qui ont signé samedi un article faisant état d'une note présumée à propos d'un soutien libyen à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Dimanche 29 avril, Nicolas Sarkozy dénonçait "une infamie" de la part de Mediapart qui serait, selon lui, une "officine au service de la gauche" après la publication, par le site Internet, d'une note qui prouverait que le colonel Kadhafi aurait donné son "accord de principe" pour financer sa campagne présidentielle en 2007.

Lundi matin, le président-candidat a décidé d'aller plus loin en annonçant sur France 2 le prochain dépôt d'une plainte contre le site d'information avant la fin de la campagne. "Nous déposerons plainte contre Mediapart [...]. Ce document est un faux grossier, les deux personnes en Libye qui étaient censées avoir envoyé ce document et le recevoir l'ont démenti", a déclaré M. Sarkozy sur France 2, qualifiant une nouvelle fois Mediapart d'"officine".

Le directeur de Mediapart, Edwy Plenel a indiqué lundi attendre "avec sérénité un éventuel procès". "Il ne suffit pas de contester l'authenticité du document révélé par Mediapart pour mettre fin aux suspicions largement documentées depuis plusieurs mois de relations financières entre l'entourage de Nicolas Sarkozy et celui du dictateur Mouammar Kadhafi", a ajouté M. Plenel. "Nous en ferons la démonstration si le procès annoncé a bien lieu".

50 MILLIONS D'EUROS

Dans ce document publié par le journal en ligne Mediapart, samedi 28 avril, présenté comme une note issue des services secrets libyens signée par son chef de l'époque, Moussa Koussa, et traduite de l'arabe par Mediapart, on peut lire que, dès 2006, le gouvernement libyen aurait décidé "d'appuyer la campagne électorale" de Nicolas Sarkozy pour un "montant de 50 millions d'euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu. Mediapart explique avoir obtenu cette note de la part "d'anciens hauts responsables du pays, aujourd'hui dans la clandestinité", qui l'ont communiquée "ces tout derniers jours".

Moussa Koussa, actuellement au Qatar, a estimé dimanche que "toutes ces histoires sont falsifiées". De son côté, Bachir Saleh, ex-président du Fonds Libyen des investissements africains, destinataire supposé de la note citée par Mediapart, a démenti dimanche "avoir été jamais destinataire d'un tel document". Selon une déclaration de son avocat Me Pierre Haïk, l'ex-directeur de cabinet de Kadhafi "émet au préalable les plus expresses réserves sur l'authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d'un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy".

L'ex-trésorier de Mouammar Kadhafi "se trouve en France", a précisé son avocat confirmant une information déjà publiée début avril par Le Canard Enchaîné. Il est visé à la fois par des sanctions économiques de Washington et par une "notice rouge" d'Interpol en vue de son extradition vers la Libye pour "fraude". Ses photos publiées sur le site internet d'Interpol ont été authentifiées par l'AFP à Tripoli. Toutefois, sur la fiche d'Interpol, il est identifié sous le nom de Bashir Al-Shrkawi, né en 1946 à Agadez, au Niger, de nationalité libyenne.

"M. Sarkozy, estime M. Plenel, s'appuie sur deux démentis, ceux de MM. Saleh et Moussa Koussa, qui, tous deux, bien qu'anciens dignitaires du régime Kadhafi, sont sous la protection de la France et son allié, le Qatar". "M. Saleh fait l'objet d'une demande d'Interpol pour fraude à la demande de la Libye et pourtant la France le garde sous sa protection, a-t-il souligné. Quant à M. Koussa il est soupçonné d'être complice d'actes de torture en Libye, et, malgré cela, il réside tranquillement au Qatar".

M. SALEH "PROTÉGÉ PAR L'IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE"

Lundi matin, le premier ministre François Fillon a cependant indiqué qu'il n'avait pas connaissance d'un mandat d'Interpol visant Bachir Saleh. "Nous n'avons aucune trace d'un mandat international", a assuré le premier ministre sur RTL. "J'imagine que le gouvernement français serait au courant", a-t-il relevé.

M. Fillon a en outre expliqué que M. Saleh disposait d'un "passeport diplomatique du Niger" et qu'"à ce titre, il est protégé par l'immunité diplomatique". Une affirmation démentie lundi par le ministère nigérien des affaires étrangères. "Non, Bachir Saleh n'est plus en possession d'un passeport nigérien", a déclaré à l'AFP une source au sein du ministère nigérien.

D'après M. Fillon, Bachir Saleh "fait actuellement des allers et retours entre la France et le Niger". "Si naturellement il y avait un mandat international contre lui, la France le remettrait à la disposition de la justice, après un échange avec le Niger qui est nécessaire compte tenu de son état de diplomate", a précisé M. Fillon.

Quelques heures après ces déclarations, un des avocats de l'ex-dignitaire libyen a confirmé que son client faisait bien l'objet d'un mandat d'arrêt signalé par Interpol, à la demande de Tripoli et s'est d'ailleurs insurgé contre cette situation. "Comment Interpol peut-il diffuser un ordre d'arrestation provisoire à la demande des autorités libyennes?", a demandé Me Marcel Ceccaldi. "Quel pays démocratique prendrait le risque d'arrêter quelqu'un pour le transférer en Libye?" a-t-il poursuivi.

A propos du document de Mediapart, il a indiqué que "ce genre de question n'entrait pas dans les prérogatives de M. Saleh", a déclaré Me Ceccaldi, précisant qu'en 2006, son client n'était plus directeur de cabinet de M. Kadhafi. "Croyez-vous que dans des affaires de cette nature, un PV serait dressé?", a-t-il interrogé au sujet de la note publiée par Mediapart.

"J'AURAIS INSPIRÉ QUOI QUE CE SOIT, QUI QUE CE SOIT ?"

De son côté, le candidat PS à l'Elysée François Hollande a estimé lundi matin sur Europe 1 que "c'est à la justice d'être saisie" au sujet de ce document. "Si c'est un faux, eh bien le site sera condamné, si ce n'était pas un faux, à ce moment-là il y aurait des explications à fournir", a-t-il expliqué.

Le candidat socialiste a nié tout lien entre lui et ce site qualifié par le premier ministre François Fillon "d'officine financée par de riches amis" de François Hollande. "Ce site est un site d'investigation, d'informations, c'est arrivé qu'il accable quelque fois des personnalités de gauche", a-t-il fait valoir. "Je ne vois pas comment il pourrait être établi qu'il y aurait là comme une relation, une confusion entre les socialistes et ce site d'information, qui, je le rappelle, est composé de journalistes reconnus."

"On peut les aimer ou ne pas les aimer mais ce sont des journalistes qui ont sur plusieurs affaires démontré leur compétence", a aussi affirmé le député de Corrèze. "J'aurais inspiré quoi que ce soit, qui que ce soit, qui peut le penser ?", a-t-il demandé. "Vous croyez que j'ai besoin, moi, qu'il y ait des journaux qui sortent des affaires, vous pensez que c'est comme ça que je pense gagner l'élection présidentielle ?" M. Hollande a souligné que "chaque fois qu'il y a un scandale qui touche le pouvoir, ce n'est jamais bon pour la démocratie et jamais bon pour les partis de gouvernement".

"Cette affaire est gravissime. Il faut maintenant que la justice fasse son travail au plus vite", avait déclaré dimanche soir au Monde Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste.

 

Source: Lemonde.fr

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"On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes. […] Jésus voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés." Marc 2.3-5

Ceux qui sont fidèles partagent leur foi. Le verset de ce jour est tiré de l'histoire du paralytique que ses amis amenèrent à Jésus pour qu'il le guérisse. La foule était si dense qu'ils durent le faire descendre avec son lit par une ouverture pratiquée dans le toit.

"Jésus voyant leur foi […]." Ce n'est pas grâce à sa foi personnelle que ce paralytique fut guéri, mais à cause de celle de ses amis. Lorsque Jésus vit ce que ces quatre hommes avaient fait pour lui amener leur ami paralysé, il dit : "Ces hommes ont une grande foi. Ils attendent de moi que je guérisse leur ami." Et il le guérit.

Vous avez des amis qui sont paralysés et incapables de venir auprès de Jésus. Ce qui les paralyse, c'est la peur, la culpabilité, le doute, la souffrance ou peut-être même la rancune liée à une blessure subie autrefois dans quelque église. Ils sont paralysés et ne peuvent pas s'approcher de Jésus tout seuls.

Dieu veut voir si vous serez assez fidèle pour lui amener ces personnes. Si c'est le cas, il honorera votre foi. Il ne se contentera pas de guérir votre ami ; il vous bénira également. C'est une bénédiction de foi.

Aussi longtemps que les chrétiens – aussi longtemps que l'Église ira à la rencontre des non-croyants, Dieu continuera à la bénir. Dès l'instant où les membres d'une église estiment que leur communauté n'a plus besoin de progresser, ils affirment en fait qu'ils ne se soucient pas du monde, et Dieu retire sa bénédiction de cette église.

Mais aussi longtemps que nous déclarerons vouloir amener des paralytiques à Jésus, Dieu bénira non seulement nos églises, mais aussi nos familles, nos lieux de travail et nos vies.

Une action pour aujourd'hui
Seigneur, je veux imiter ces quatre hommes et t'amener toutes ces personnes que tu mets sur ma route et qui ont besoin de toi dans leur vie. Je choisis de ne plus me taire mais de témoigner de ta grandeur et de ta puissance et voir ta bénédiction se répandre autour de moi. Amen.

 

Source: TopChretien

Publié dans Le Pain Quotidien
lundi, 30 avril 2012 12:21

Sarkozy vs Kadhafi

« Diversion », « officine », « infamie » : le sarkozysme n’aime pas l’indépendance des médias et le démontre par ses réactions à nos révélations sur ses secrets libyens. Comme dans l’affaire Bettencourt, le pouvoir préfère insulter les journalistes dont les informations le dérangent plutôt que de répondre aux questions qu’elles posent. Mediapart ne retire rien de ses révélations, aussi légitimes que fiables. Mise au point, alors que Nicolas Sarkozy annonce une plainte contre Mediapart.

Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement 

Selon un document officiel libyen, le régime de Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le chef des services libyens d'alors y évoque des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat », confirme ce dernier.

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BANJUL  - La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a décidé d'imposer des sanctions contre la junte militaire qui a pris le pouvoir à Bissau le 12 avril et "ne souhaite pas négocier", a annoncé lundi la Cédéao dans un communiqué.

"Après plus de douze heures de négociations" à Banjul entre les pays membres du "groupe de contact" de la Cédéao et "une seule personne, le général Antonio Indjai, chef d'état-major de l'armée de Guinée-Bissau et chef de la junte", il est "apparu évident" que ce dernier "ne souhaite pas négocier et préfère clairement affronter les conséquences" de sanctions, indique le communiqué.

"A la fin des discussions, aucun accord n'a été trouvé avec le commandement militaire (junte) et ses alliés", ajoute le texte qui souligne qu'en conséquence, "le rejet de la position du groupe de contact signifie l'imposition de sanctions" qui ont commencé "à minuit le 29 avril".

Le communiqué précise que le groupe de contact (sept pays d'Afrique de l'Ouest), qui s'est réuni à Banjul au niveau ministériel, rendra un rapport au président du groupe, le chef de l'Etat nigérian Goodluck Jonathan.

Un sommet des chefs d'Etat du groupe de contact se réunira le 3 mai "pour prendre toutes les autres mesures nécessaires, y compris l'usage de la force pour faire appliquer les décisions du sommet", selon le texte.

En ouvrant la réunion de Banjul dimanche, le président gambien Yahya Jammeh avait affirmé que la patience de la Cédéao "s'épuise". "Nous sommes ici pour vous dire qu'en dernier ressort, soit vous choisissez un solution pacifique avec la Cédéao, soit la Cédéao prendra des mesures pour mettre un terme à ce qui s'est passé à Bissau", avait-il prévenu.

Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise, vit au rythme des coups d'Etat, tentatives de putsch et assassinats politiques sur fond de rivalités pour le contrôle du trafic de cocaïne.

Le 26 avril, les chefs d'Etat ouest-africains, réunis en sommet à Abidjan, avaient fixé un ultimatum de 72 heures aux putschistes pour qu'ils se plient à leurs décisions en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel, sous peine de sanctions individuelles mais aussi diplomatiques et économiques.

Le lendemain, la junte avait annoncé qu'elle acceptait les exigences de la Cédéao sur l'instauration d'une transition de douze mois et l'envoi d'une force militaire régionale.

AFP/GUINEEPLUS

Publié dans Afrique
dimanche, 29 avril 2012 02:14

Kadhafi aurait financé Sarkozy

Selon un document consulté par Mediapart, le marchand d’armes Ziad Takieddine, organisateur en 2005 et 2007 des visites de Nicolas Sarkozy et de ses proches en Libye, aurait mis en place les« modalités de financement » de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime de Kadhafi, en lien avec Brice Hortefeux, alors ministre des collectivités locales, et Saïf al-Islam. Un montant de 50 millions d'euros, une banque suisse et un compte à Panama sont évoqués dans ce document.

Les notes Takieddine© MediapartLes notes Takieddine© MediapartIl s'agit de l'un des secrets les mieux gardés du clan Sarkozy. L'homme d'affaires Ziad Takieddine, principal suspect dans le volet financier de l'affaire Karachi, devait toucher en 2003 des commissions occultes d'un montant de 350 millions d'euros dans le cadre d'un marché d'armement avec l'Arabie saoudite. Les fonds devaient être versés, sous l'autorité de Nicolas Sarkozy, via une société contrôlée par le ministère de l'intérieur. Documents et témoignages exclusifs.

Les documents Takieddine dévoilent la vérité de la présidence de Nicolas Sarkozy. Ayant pour fil conducteur l'argent noir des ventes d'armes, cette documentation met à nu un système dont l'intérêt financier est le seul mobile.

Les documents Takieddine. Les négociations secrètes de l'Elysée pour blanchir le bras droit de Kadhafi

A.Senoussi© (dr.)A.Senoussi© (dr.)Le marchand d'armes Ziad Takieddine, principal suspect dans le volet financier de l'affaire Karachi, a été l'émissaire secret de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant en Libye, de 2005 jusqu'en 2009. Selon des documents recueillis par Mediapart, l'équipe de Nicolas Sarkozy a tout fait, par l'intermédiaire de Takieddine, pour répondre favorablement à une des exigences du régime: sauver la mise judiciaire d'Abdallah Senoussi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international.

 

Lire les suites sur http://www.mediapart.fr

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Les Espoirs de Coronthie tournent en France. Et se méritent. D’abord programmé en novembre, le groupe avait alors connu des avatars dignes d’une tournée d’un groupe de rock, avec un camion récalcitrant qui tombe deux fois en panne dans la même journée, les obligeant à annuler purement et simplement leur concert de Pau, bloqués à plus de deux cents kilomètres de là.

 

C’est presque le même scénario qui se répète maintenant : panne de gasoil à quelques encablures de la salle de concert, comme une malédiction. Il en faudra plus pour entamer le moral du groupe qui délivrera sur scène un concert électrique et tapageur, et nous accueille dans des loges encombrées, enfumées, généreuses et africaines.

 

C’est le début de votre tournée française, vous êtes ici depuis quand ?

Les Espoirs Ca fait cinq ans qu’on tourne !!!

Ce n’est pas trop dur de tourner pendant cinq ans comme ça ?

Les Espoirs Le groupe a débuté en 1992. Ca fait vingt ans qu’on est ensemble. Ca ne peut pas être dur, parce qu’on se connaît. On tourne surtout en Afrique de l’Ouest, en Guinée et dans les pays limitrophes. Ca fait trois semaines qu’on est arrivés ici.

Ca doit être la fête quand vous retournez à Conakry…

Les Espoirs Bien sûr, là bas, c’est chez nous, c’est notre cité. On est vraiment connus là-bas.. Même les petits enfants nous connaissent.

Quand vous retournez à Coronthie, est-ce que ce n’est pas vous qui êtes maintenant porteurs d’espoir ?

Les Espoirs C’est nous maintenant qui donnons une image de la Guinée, et pourquoi pas un peu de l’Afrique, en commençant par notre quartier.

Vingt ans après, vous continuez à jouer sur des instruments traditionnels. Vous ne vous êtes pas posés la question de passer à des musiques plus urbaines ?

Les Espoirs Bien sûr, on aime bien l’idée de fusion, mais on aime garder notre nature, conserver notre tradition. On ne joue pas que sur des instruments traditionnels, on a incorporé la guitare, la guitare électrique, le clavier et le banjo, mais le fond reste traditionnel.

Vous êtes parfois qualifiés de punk. Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Les Espoirs Le style, les vêtements. Quand tu nous vois comme ça, tu ne te dis pas que nous faisons de la musique traditionnelle. C’est le mode de vie aussi ; il y a un esprit très communautaire dans le groupe et une énergie au quotidien et sur scène. Quelque chose de chaud, de très punk.

Il y a un message alternatif chez vous ?

Les Espoirs Il y a un engagement par rapport à la Guinée, à une sorte d’espoir.

Antoine Amigues Ils ont grandi à Coronthie, je les ai rencontré là-bas, on a monté des tournées en France et ils ont découvert la réalité d’ici. L’esprit serait plutôt de donner un reflet de ce qu’est la vie en France et en Occident et briser les clichés comme quoi ce serait le paradis. Il faut parler de la réalité d’ici pour pouvoir prendre du recul sur la Guinée, et développer des messages plus politiques en Guinée. C’est un message difficile à entendre.

Vous avez enregistré votre dernier album aux studios Bogolan de Bamako. Qu’est-ce que vous avez ressenti en enregistrant là-bas ?

Les Espoirs Ca nous a fait du bien de partager le même studio qu’Ali Farka Touré, Oumou sangaré. Il y a surtout la qualité, qualité de son, de studio, qualité musicale. On a vraiment pris du plaisir à travailler là-bas.

Est-ce que vous avez pensé toucher un nouveau public avec cet album ?

Les Espoirs Oui, c’est pour ça qu’on est partis à Bamako, pour travailler avec d’autres musiciens, dans un autre studio. On avait fait deux albums auparavant, mais c’est pour ça qu’on est partis à Bamako, pour enregistrer un album international, diffusé en Europe. De grands artistes ont enregistré à Bamako, on a fait l’échange du studio avec Oumou sangaré. Il y a vraiment un son.

Qu’attendez-vous du prochain album ?

Les Espoirs On veut attraper l’Europe. On a déjà le public africain, pourquoi pas le public européen ? Mais ce n’est pas facile, il y a des passages obligés. On va faire cet album, il y a déjà six titres, et encore six à enregistrer.

Où enregistrez-vous cette fois-ci ?

Les Espoirs On enregistre à Lyon au studio Supadope (studio associatif à l’initiative des musiciens du Peuple de l’Herbe, ndlr). On a essayé de travailler avec eux, mais ils étaient occupés à préparer leur album, leur tournée. Peut-être avant de partir….

Que pensez-vous de l’accueil du public français ?

Les Espoirs Pour bien attraper le public français, il faut vraiment beaucoup travailler. Il faudrait qu’on travaille aussi la langue. Les Espoirs ne chantent qu’en Soussou. Il faut qu’on chante en Français et peut-être en Anglais aussi, avoir une démarche internationale.

 

samedi 28 avril 2012

Publié dans Guinee

Suites aux consultations tenues par le Professeur Alpha Condé, au cours de la semaine écoulée, avec les différents acteurs politiques ainsi que les partenaires de la Guinée,  la présidence de la République a, à travers son porte-parole, fait une déclaration quant à l'organisation des futures élections législatives. Nous vous livrons ici l'intégralité de cette déclaration.

Délaration

Le Président de la République, Professeur Alpha Condé, garant de la bonne tenue des prochaines élections législatives dans des conditions de transparence et d’équité, a rencontré le mercredi 25 avril 2012, Monsieur Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, en sa qualité de représentant du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès.

Le vendredi 27 avril, Monsieur le Président de la République a eu une rencontre avec le corps diplomatique accrédité en Guinée, notamment les représentants des pays membres du G8, les ambassadeurs du Nigéria, de la Chine et de la Russie. Etaient également présents, le Coordonateur du système des Nations Unies, le Chef de la délégation de l’Union européenne et la Représentante résidente de la CEDEAO.

Dans l’après-midi de ce vendredi 27 avril, Monsieur le Président de la République a reçu les 24 commissaires de la Commission électorale nationale indépendante.

Ce samedi 28 avril, Le Président de la République a reçu également Monsieur Jean-Marie Doré, président de l’UPG, en sa qualité de représentant des partis du Centre.

Le Chef de l’Etat s’est entretenu avec le secrétaire général du RPG - Arc-en-ciel, Dr Saloum Cissé, en sa qualité de représentant des partis se réclamant de la majorité présidentielle.


Toutes ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la concertation que Monsieur le Président de la République a toujours entretenue sur les grandes questions de la vie nationale et singulièrement sur le processus électoral.

Le Président de la République a toujours affirmé qu’il ne convoquera par décret le corps électoral, que lorsque seront réunies toutes les conditions pour la tenue d’une élection transparente, crédible et équitable.

 

Monsieur le Président de la République a partagé avec l’ensemble des acteurs électoraux et des partenaires techniques et financiers, les préoccupations qui demeurent pour la mise en place d’un chronogramme efficace. Ces préoccupations sont entre autres :

-    La finalisation du transfert de la totalité des données alfa numérique et bio-numérique de la société SAGEM vers le nouvel opérateur  de la révision des listes électorales, Waymark. Ceci ferait gagner du temps dans le traitement informatique des données de la prochaine révision des listes électorales. Le Président de la République a donc demandé la collaboration de l’Union européenne et du Programme des Nations Unies pour le Développement à cet effet ;

-    La transparence et le partage de l’information entre la CENI et tous les acteurs électoraux, singulièrement les partis politiques participant aux élections, et les partenaires techniques et financiers. Cela passe par la mise en place d’un mécanisme permanent de concertation ;

-    Le déroulement dans les meilleurs délais d’une révision exceptionnelle de la liste électorale sur toute l’étendue du territoire national ;

-    Le respect rigoureux des dispositions légales régissant l’organisation des élections dans notre pays. Ces dispositions sont contenues dans la Loi organique portant Code électoral ; la loi 013 portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement de la CENI.

Monsieur le Président de la République lance un appel solennel à tous les acteurs du processus électoral pour que tous les efforts convergent vers la tenue des élections législatives en 2012.

-    A la CENI, Monsieur le Président de la République demande de renforcer le dialogue avec les partis politiques, et de tenir compte de tout point de vue qui favorise la transparence et l’équité.

-    Aux partis politiques, Monsieur le Président de la République demande leur pleine participation à la préparation et à la réalisation des opérations électorales, dont la plus urgente est la révision des listes électorales.

-    Aux partenaires techniques et financiers, Monsieur le Président de la République souhaite un soutien diligent pour que toutes les conditions soient réunies pour la tenue d’un scrutin exemplaire.

-    Monsieur le Président de la République lance un appel aux Guinéennes et Guinéens en âge de voter afin qu’ils participent pleinement à la révision des listes électorales, étape indispensable à la participation effective à l’élection. Le vote est un droit. L’inscription sur la liste électorale pour voter en est la clé.

Le Président de la République, Professeur Alpha Condé, dont le parcours politique se confond avec l’édification de la démocratie dans notre pays, rassure l’ensemble des acteurs nationaux et la communauté internationale qu’il veillera personnellement à ce que toutes les conditions soient réunies pour que les prochaines élections permettent le renforcement et la pérennisation des institutions démocratiques dans notre pays.

Aussi, Monsieur le Président de la République invite la CENI à prendre en compte toutes les préoccupations des acteurs électoraux et de proposer dans les meilleurs délais un chronogramme réaliste.

 
Le Président de la République en appelle au sens élevé de responsabilité de tous et de chacun, pour faire des futures élections législatives une occasion pour l’ancrage du débat démocratique dans notre pays.

 

Le porte-parole de la Présidence
Naby Youssouf Kiridi Bangoura

Publié dans Guinee Politique
samedi, 28 avril 2012 10:45

Macenta: Enfin les lampadaires promis!

Comme annoncé par le ministre de l’énergie, il y a quelques mois, ce sont 200 lampadaires qui sont en cours d’installation à Macenta. C’est un don du gouvernement de la République qui était promis il y a un an.  Ce dont s’inscrit dans le programme de développement communautaire du gouvernement du Professeur Alpha Condé.  

Sur les trois cent (300) lampadaires promis par le chef de l’état à la population de Macenta, le 29 novembre dernier, c’est un lot de deux cent (200) qui sont entrain d’être installées sur les principaux axes routiers de la commune urbaine.

Les deux tiers des poteaux sont déjà fonctionnels visibles sur les axes stratégiques de la ville, à savoirs : sur la national Guéckédou-N’zérékoré , du quartier Hèrèmakono (face Tiboudou) jusqu’au carrefour du centre médical de la Mission Philafricaine. La route menant de la de la gare routière de N’Zérékoré au bloc administrative est également desservie. Sur l’axe Patrice Moilaminidou, passant par la Maison des Jeunes (ex-cinéma Loffa) à la rentrée de l’Eglise Protestante Evangélique.  Enfin, la route qui mène de la gare routière de N’Zérékoré jusqu’à l’hôpital préfectoral, en passant par l’Eglise Catholique.  Comme on le voit le centre-ville de Macenta est désormais bien éclairé.

L’installation de ces lampadaires répond au besoin d’éclairage public et de sécurité surtout quand on sait qu’en saison de pluie les voleurs opèrent souvent dans l’obscurité pour cambrioler les magasins. Les travaux se poursuivent malgré un ralentissement constaté dans leur exécution ces derniers jours. L’entreprise chargée de ces travaux l’explique par des problèmes de décaissement. Nous y reviendrons.

Publié dans Macenta

DNIPROPETROVSK (AFP) - (AFP) - Au moins vingt-sept personnes ont été blessées vendredi en Ukraine dans une série d'explosions en pleine rue à Dnipropetrovsk (centre-est), un "défi" lancé à ce pays selon son président Viktor Ianoukovitch, à six semaines du début de l'Euro-2012 de foot.

Les 27 personnes, parmi lesquelles neuf sont mineures, ont été blessées dans trois premières explosions, a indiqué à l'AFP la porte-parole du ministère des Situations d'urgence Ioulia Erchova. Une quatrième explosion survenue peu après n'a fait aucun blessé.

"Vingt-cinq (personnes) ont été hospitalisées dont quatre dans un état grave", a ajouté Mme Erchova.

Le président Ianoukovitch a qualifié de "défi lancé au pays entier" ces incidents survenus à six semaines du début de l'Euro-2012 de football co-organisé par l'Ukraine et la Pologne voisine.

"Nous comprenons que c'est un défi lancé au pays entier", a déclaré, cité par l'agence de presse Interfax, M. Ianoukovitch pendant un déplacement dans le sud de l'Ukraine, promettant de mobiliser "les meilleurs enquêteurs".

Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne dont les relations avec Kiev sont par ailleurs tendues par le dossier de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, a condamné les explosions et fait part de sa "solidarité" avec le peuple ukrainien, dans un communiqué publié vendredi à Bruxelles.

L'UEFA a, dans un communiqué, exprimé à l'Ukraine sa confiance. "Cet événement ne change pas la confiance que l'UEFA" a dans les "mesures de sécurité" qui ont été mises en place par les autorités en vue de l’Euro-2012 et qui "assureront le déroulement festif du tournoi".

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a fait part de son inquiétude. "Le contexte de l'Euro-2012 nous rend particulièrement attentifs à ce genre d'événements", a-t-il dit.

Dnipropetrovsk n'accueillera pas de matches de l'Euro-2012. Cette agglomération est située à une centaine de kilomètres de la ville-hôte la plus proche, Donetsk, qui accueillera son premier match le 11 juin.

Dnipropetrovsk n'accueillera pas de matches de l'Euro-2012. La ville est située à une centaine de kilomètres de la plus proche ville-hôte, Donetsk, qui accueillera son premier match le 11 juin. © Most-dnepr/AFP Dnipropetrovsk n'accueillera pas de matches de l'Euro-2012. La ville est située à une centaine de kilomètres de la plus proche ville-hôte, Donetsk, qui accueillera son premier match le 11 juin. © Most-dnepr/AFP C'est également à Dnipropetrovsk qu'est née l'ex-Première ministre Ioulia Timochenko, dont l'emprisonnement pour abus de pouvoir l'an dernier a provoqué une crise dans les relations entre Kiev et l'Union européenne.

Un député du parti de l'opposante, Sergui Pachinsnki, a estimé, selon Interfax, que les explosions de Dnipropetrovsk avaient pour objectif de détourner l'attention de l'affaire, l'opposante ayant entamé une grève de la faim et dénoncé des violences au cours d'une hospitalisation forcée.

Le parquet a ouvert une enquête pour "terrorisme" mais aucune information sur les raisons de ces incidents n'était disponible.

"Aucune demande ou menace n'a été reçue par les forces de l'ordre", a déclaré le chef adjoint des services de sécurité SBU, Volodymyr Rakitski, pendant une réunion extraordinaire du Parlement, a écrit Interfax.

Toutes les explosions se sont produites successivement en à peine plus d'une heure dans le même quartier du centre-ville. Les engins explosifs se trouvaient dans des poubelles et les victimes ont été blessées essentiellement par des éclats issus de ces dernières, ont expliqué les médecins locaux.

Après la première explosion, survenue à un arrêt de tramway, une journaliste de l'AFP a vu une femme d'une cinquantaine d'années allongée à terre, les jambes couvertes de tâches de sang sur les lieux du drame, au milieu d'éclats de verre.

Des médecins arrivés très rapidement lui ont apporté les premiers soins sur place, avant de l'emmener en ambulance.

AFP/GUINEEPLUS

Publié dans International
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