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LAGOS - Le président nigérian Goodluck Jonathan, investi il y a exactement un an mardi, fait face à des défis énormes en matière de sécurité, d'économie et de corruption après une année ensanglantée par des islamistes.

Les attentats du groupe Boko Haram, basé dans le nord, ont fait des centaines de morts et leur menace a en partie éclipsé des dossiers pressants dans le pays le plus peuplé et premier producteur de pétrole d'Afrique.

Agé de 54 ans, M. Jonathan dirige en réalité le Nigeria depuis plus de deux ans. Alors vice-président, il avait pris en 2010 les rênes du pouvoir après le décès en cours de mandat du dirigeant Umaru Yar'Adua, puis avait été élu en avril 2011.

Un an plus tard, beaucoup s'interrogent sur sa capacité et sa volonté réelle de faire face aux défis, même si peu doutent de ses bonnes intentions.

"Il y a une absence totale de volonté politique pour faire face aux problèmes que connaît le pays", juge Femi Falana, avocat et activiste influent.

"Quelle que soit la manière dont vous regardez les choses, il n'y a rien à célébrer" pour ce premier anniversaire dit-il, affirmant que la corruption a atteint "un niveau sans précédent".

Ce fléau dévore les ressources du pays richissime en hydrocarbures et la majorité des Nigérians vit avec moins de deux dollars par jour.

Pour l'économiste Opeyemi Agbaje, l'année écoulée a révélé "les limites" du président mais force est d'admettre "que tout n'a pas été de sa faute".

La violence qui a secoué en particulier le nord trouve ses racines dans des facteurs multiples comme la religion, les rivalités politiques et les inégalités socio-économiques. Le nord, majoritairement musulman, est moins développé que le sud à dominante chrétienne et beaucoup, dans le nord, s'étaient opposés à la candidature de M. Jonathan, chrétien du sud.

La réponse du dirigeant face à la radicalisation des islamistes qui ont multiplié les attentats meurtriers contre des églises, des commissariats de police ou encore un quotidien influent, a été insatisfaisante pour beaucoup.

Le chef de l'Etat a au départ semblé "impuissant", "faible", selon M. Agbaje. "Mais il a compris ce qu'il fallait faire (...), la réponse est maintenant plus forte", estime-t-il, soulignant des progrès faits par les services de renseignement qui ont notamment arrêté des extrémistes.

Pas assez charismatique pour ses détracteurs, Jonathan est un homme calme et persévérant, selon ses partisans.

Dimanche, le dirigeant a assuré: "Nous travaillons très dur (...) Les attaques terroristes sont arrivées comme un voleur dans la nuit. Nous avons été pris par surprise. Mais maintenant (...) nous allons surmonter cela".

L'année a aussi été marquée par une crise sociale, en janvier, suite à la suppression de la subvention des prix du carburant.

Les prix à la pompe ont plus que doublé du jour au lendemain et par dizaines de milliers, les Nigérians sont descendus dans la rue.

Après une semaine de grève générale, Jonathan a dû accepter le compromis en maintenant les subventions mais à un niveau moins élevé.

La réforme est un mal nécessaire qui doit permettre des économies colossales, selon de nombreux observateurs. Mais la colère des Nigérians était largement justifiée, estiment-ils.

"Clairement, pour que le gouvernement acquière la crédibilité qu'il lui faut pour supprimer les subventions, il faut qu'il y ait le sentiment qu'il a réglé la corruption dans ce secteur", estime M. Agbaje.

Une enquête parlementaire a récemment conclu que 6,8 milliards de dollars avaient été détournés dans le cadre du programme de subvention entre 2009 et 2011.

Si certains doutent du président Jonathan, beaucoup sont encore portés par l'enthousiame qu'avait suscité l'élection de ce fils de fabricant de canoës et jugent qu'il faut lui laisser du temps.

"Le Nigeria a tant de problèmes, vous ne pouvez pas les résoudre en 24 heures", dit Alagbi Oluache, un géologue de 35 ans.

Publié dans Afrique
mercredi, 30 mai 2012 02:43

SPORTS: Préparez les bougies pour…

Dans sa rubrique hebdomadaire, FIFA.com vous présente les grands noms du football international qui fêteront leur anniversaire dans les prochains jours. Roberto Di Matteo atteindra la barre des 42 alors que Marco Reus soufflera ses 23 bougies.

 

45 ans (27 mai) - Paul Gascoigne a permis à l'Angleterre de retrouver le dernier carré de la Coupe du Monde de la FIFA™ en 1990. Sans une malheureuse séance de tirs au but en demi-finale face à l'Allemagne, peut-être aurait-il pu mener son équipe à la victoire à l'UEFA EURO 1996. Gazza s'est illustré au poste de milieu offensif, laissant sa trace dans tous les clubs où il est passé. Sous le maillot de Newcastle, il décroche la Coupe d'Angleterre des jeunes, avant de signer à Tottenham, où il remporte la Coupe de la Ligue en 1991. Il s'exile ensuite à la Lazio mais ne rencontre pas le succès escompté. Il se refait une santé avec les Glasgow Rangers en remportant deux championnats (1996 et 1997), une Coupe (1996) et une Coupe de la Ligue (1996). Après ce triplé en 1996, il est désigné meilleur joueur d'Écosse. Il retrouve ensuite l'Angleterre, à Middlesbrough, qu'il conduit en finale de la Coupe de la Ligue en 1998. Il est ensuite transféré à Everton, puis Burnley, avant de mettre un terme à sa carrière à Boston United.

 

26 ans (28 mai) - Sami Allagui s'impose petit à petit dans l'élite du football allemand depuis son transfert à Mayence, il y a deux ans. Allagui commence sa carrière à Anderlecht, puis rejoint le KSV Roulers. Il rentre ensuite en Allemagne, son pays natal, pour évoluer dans des équipes de seconde zone avant de signer à Mayence. Au niveau international, Allagui représente la Tunisie, avec laquelle il participe à la Coupe d'Afrique des Nations de la CAF 2012.

 

42 ans (29 mai) - Roberto Di Matteo vient d'offrir à Chelsea la première Ligue des champions de l'UEFA de son histoire, quelques jours après avoir décroché la FA Cup. Après avoir fait ses classes avec les Milton Keynes Dons et West Bromwich Albion, qu'il a ramené en Premier League, il est nommé adjoint d'André Villas-Boas à Chelsea, avant de le remplacer à la tête des Blues en mars 2012. En tant que joueur, Di Matteo débute au FC Schaffhouse, dans sa Suisse natale, avant de rejoindre Zurich, puis Aarau, où il devient champion en 1993. Il signe ensuite à la Lazio. Trois ans plus tard, il fait partie des premiers Italiens à tenter leur chance à Stamford Bridge. Il y rafle deux FA Cups (1997 et 2000), une Coupe de la Ligue (1998), un Community Shield (2000), une Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe et une Supervoupe d'Europe en 1998, avant de mettre un terme à sa carrière en 2002. Avec l'Italie, Di Matteo a disputé la Coupe du Monde de la FIFA, France 1998™ et l'UEFA EURO 1996.

 

46 ans (30 mai) - Thomas Hässler faisait partie de la sélection d'Allemagne qui a conquis la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990™ et l'UEFA EURO 1996. Hässler a également participé à États-Unis 1994 et France 1998, ainsi qu'au Tournoi Olympique de Football Masculin, Séoul 1988. Il a aussi disputé l'UEFA EURO 1992, dont il a terminé deuxième, et l'UEFA EURO 2000. Hässler se révèle avec le FC Cologne avec qui il termine deuxième du championnat à deux reprises et atteint la finale de la Coupe de l'UEFA. Après un passage à la Juventus, il échoue de nouveau en finale, cette fois en Coupe d'Italie avec l'AS Rome. Il rentre en Allemagne pour porter les maillots de Karlsruhe, du Borussia Dortmund et de Munich 1860. Il boucle sa carrière en Autriche, dans les rangs de l'Austria Salzburg.

 

23 ans (31 mai) - Marco Reus a emmené le Borussia Mönchengladbach jusqu'à la quatrième place du championnat 2011/12. Durant ce parcours exceptionnel, il a inscrit 18 buts, terminant quatrième meilleur buteur de Bundesliga, et délivré onze passes décisives. Le Borussia Dortmund, qui vient de réaliser le doublé Coupe-championnat, s'est d'ores et déjà attaché ses services pour la saison prochaine. Reus a aussi été convoqué par le sélectionneur allemand pour la préparation du prochain UEFA EURO 2012.

 

24 ans (1 juin) - Javier Hernandez a disputé avec le Mexique la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™, inscrivant deux buts qui ont permis à son équipe d'atteindre le second tour. L'année suivante, il a joué les premiers rôles dans la conquête de la Gold Cup de la CONCACAF, terminant meilleur buteur avec sept réalisations. Chicharito a aussi participé à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Canada 2007. Il débute au Deportivo Guadalajara, avec lequel il remporte le championnat d'ouverture du Mexique en 2006. Manchester United l'engage en 2010. À Old Trafford, il remporte le championnat et le Community Shield en 2011, avant de laisser échapper au dernier moment un nouveau titre de champion cette saison.

 

24 ans (2 juin) - Sergio Agüero a inscrit le but qui a donné le titre à Manchester City face aux des Queens Park Rangers dans les ultimes instants de la dernière journée. Malgré son jeune âge, Kún possède déjà un palmarès bien rempli. Avant d'être sélectionné pour participer à la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™ avec l'Argentine, il a remporté la Coupe du Monde U-20 de la FIFA deux fois de suite (Pays-Bas 2005 et Canada 2007). Il a également reçu la médaille d'or du Tournoi Olympique de Football Masculin, Pékin 2008. En club, Agüero commence à Independiente avant de rejoindre l'Atlético de Madrid, où il remporte l'UEFA Europa League et la Supercoupe d'Europe en 2010.

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PARIS  - Deux semaines après son entrée en fonction, François Hollande a détaillé mardi, à la faveur d'une visite du président béninois Thomas Boni Yayi, les grands principes du nouveau partenariat "équilibré" qu'il veut instaurer avec le continent africain.

Même si le mot de "rupture" est surtout associé à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, le nouveau président l'a largement repris pendant sa campagne. En matière de relations avec l'Afrique, il veut rompre avec les pratiques contestées de diplomatie parallèle de la "Françafrique", qui ont empoisonné les liens entre Paris et ses ex-colonies depuis les années 60.

La première étape de ce changement annoncé s'est traduite dans les mots lors de la formation du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Le ministère délégué à la Coopération y a été abandonné au profit d'un ministère délégué au Développement, attribué au député européen écologiste Pascal Canfin.

François Hollande y a ajouté un deuxième signe mardi en faisant du chef de l'Etat béninois et patron en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, son premier invité africain sous les ors de l'Elysée.

"C'est un double symbole", a commenté le nouveau président français devant son hôte, "d'abord de reconnaissance de ce qu'est la démocratie béninoise, qui est exemplaire dans le continent, et un symbole également de la considération que je porte à l'Union africaine".

Il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy avait, lui aussi, affiché sa volonté de tordre le cou aux réseaux et aux pratiques "du passé". Mais, malgré la renégociation de accords de défense qui ont souvent servi à justifier le rôle de "gendarme de l'Afrique" de la France, son action a été brouillée par sa proximité avec certains dirigeants, ceux du Gabon notamment, ou le rôle mystérieux de certains intermédiaires comme l'avocat Robert Bourgi.

Désireux, à son tour, de tirer un trait définitif sur certaines de ces "pratiques", M. Hollande a donc détaillé mardi les "principes" qui, a-t-il promis, régiront dorénavant les liens de la France avec l'Afrique.

"D'abord le principe de bonne gouvernance, c'est-à-dire du développement de la démocratie partout en Afrique", a-t-il dit. Puis la mise en place d'un "pacte de croissance et de développement" pour le continent africain et sa "reconnaissance" dans des instances comme le G20, a-t-il ajouté.

François Hollande a enfin rappelé son attachement à la "stabilité" et à la "sécurité" de l'Afrique. Mais en se gardant de toute ingérence. Evoquant la situation préoccupante du Mali, coupé en deux par l'action de groupes islamistes et touaregs, il a soumis toute action française à un mandat des Nations unies. Comme l'avait fait M. Sarkozy en Côte d'Ivoire en 2011.

"Nous ne ne voulons pas rentrer dans un principe d'ingérence", a résumé le président. La France "n'a pas vocation à intervenir directement" en Afrique, a insisté le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans un entretien au quotidien Le Monde.

Thomas Boni Yayi s'est déclaré "extrêmement satisfait" de la ligne fixée par son hôte et de sa volonté de ne plus "donner de leçons" aux Africains. "L'Afrique est décidée à se prendre en main", lui a-t-il assuré.

Interrogé par la presse, François Hollande s'est gardé de préciser si ses trois "principes", notamment celui de démocratie, étaient susceptibles d'affecter les relations de la France avec certains pays comme le Gabon, le Congo ou la Guinée équatoriale, dont les dirigeants sont mis en cause dans des procédures judiciaires françaises visant leur patrimoine.

"J'ai dit les principes qui devaient être les nôtres et je les rappellerai autant que nécessaire", s'est-il contenté d'indiquer.

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WASHINGTON  - Le rouleau compresseur républicain Mitt Romney devait se rapprocher un peu plus de l'investiture de son parti pour la présidentielle de novembre mardi soir, en empochant au Texas (sud) les délégués qui lui manquent encore pour être assuré d'être sacré.

Il faut 1.144 délégués sur 2.286 pour décrocher l'investiture républicaine, afin d'aller affronter le président Barack Obama à l'élection du 6 novembre et Mitt Romney atteindra définitivement ce "chiffre magique" mardi soir lors de la primaire du Texas, au terme de cinq long mois de campagne acharnée contre ses adversaires républicains.

M. Romney, dont les derniers opposants se sont retirés récemment, lui laissant de fait la voie libre, sera le premier candidat de confession mormone de l'histoire américaine, réussissant là où son père George Romney avait échoué.

Au cours de la primaire, la base de l'électorat républicain dominée par les évangéliques et les ultraconservateurs, a longtemps tourné le dos à l'ex-gouverneur du Massachusetts, jugé trop modéré et peu fiable sur les questions "sociales" comme l'avortement ou le mariage homosexuel.

Mais grâce aux abandons successifs de ses adversaires, M. Romney a pu surmonter cet obstacle et peut désormais se tourner vers le président sortant démocrate Barack Obama face auquel il doit s'attendre à une élection des plus serrées, si l'on en croit les derniers sondages.

Selon une moyenne réalisée par le site spécialisé RealClearPolitics, les deux hommes sont au coude-à-coude avec un léger avantage pour M. Obama (45,6%) face à son adversaire (43,6%).

Tir de barrage du camp Obama

Face à la menace d'un adversaire qui prend désormais son envol après avoir été longtemps empêtré dans une primaire difficile, le camp Obama s'est lancé ces derniers jours dans un violent tir de barrage contre M. Romney.

L'équipe de M. Obama vise en particulier la carrière du républicain à la tête du fonds d'investissement Bain Capital. Dans des spots télévisés, M. Romney est dépeint comme un "vampire", un "destructeur d'emplois" ou le "contraire de Robin des Bois", sur fond d'images d'usines liquidées et d'employés licenciés.

De son côté, M. Romney tente de focaliser sa campagne sur l'économie et assure qu'il est mieux à même que Barack Obama de redresser l'économie américaine. Il a ainsi récemment promis, s'il est élu, de ramener à 6% le taux de chômage qui se maintient actuellement à 8,1%.

Cette promesse a immédiatement été moquée par le camp Obama qui affirme que les projections des économistes prévoient déjà une baisse du chômage à 6% dans les quatre prochaines années.

Dans un spot télévisé diffusé mardi, M. Romney attaque la politique énergétique du président Obama en soulignant que l'administration de ce dernier a donné des "milliards de dollars" à des entreprises qui ont ensuite perdu ces fonds.

Dans un discours prononcé mardi à Craig (Colorado, ouest), M. Romney n'a pas mentionné la primaire du Texas et a concentré ses attaques contre M. Obama. En outre, loin du Texas, M. Romney sera mardi soir à Las Vegas (Nevada, ouest) auprès du milliardaire Donald Trump pour une réunion destinée à lever des fonds pour sa campagne.

Mais s'il espère profiter de la notoriété et des dons du milliardaire, Mitt Romney pourrait aussi pâtir d'une proximité trop grande avec M. Trump, qui cherche à ressusciter une vieille polémique selon laquelle M. Obama serait né au Kenya et non à Hawaï.

Mardi, l'équipe de campagne de M. Obama a critiqué M. Romney pour ses liens avec la magnat de l'immobilier. "Le fait que Mitt Romney continue à être lié à Donald Trump et refuse de condamner ses théories du complot honteuses démontre son manque complet d'autorité morale", a affirmé la porte-parole Stephanie Cutter.

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Adolescent, il a fui la Guinée à pied. Il est devenu écrivain. Libar Fofana a reçu le Prix du roman Ouest-France / Étonnants Voyageurs dimanche, à Saint-Malo, pour L'étrange rêve d'une femme inachevée, paru chez Gallimard. Un conte africainqui fait rire et pleurer.

Alain Mabanckou et Carole Martinez il y a quelques années... Yahia Belaskri l'an dernier, qui nous avait tiré des larmes avec Si tu cherches la pluie, elle vient d'en haut... Le palmarès du Prix du roman Ouest-France/Étonnants Voyageurs, parrainé par le voyagiste Salaün Holidays, est flatteur.

Hier, le jury, composé de jeunes lecteurs de 15 à 20 ans, a encore privilégié l'émotion en primant Libar Fofana, 53 ans, pour L'étrange rêve d'une femme inachevée. Un livre qui vous séduit par sa force.

Hawa est belle, mais son corps est aussi celui de Toumbou, son asticot de soeur qui lui colle à la peau. Elles sont siamoises, imbriquées, aimantées. Libar Fofana fait de leur histoire un conte tragique, attachant, émouvant, douloureux. Deux cerveaux pour un corps à partager...

Pour bâtir son récit, il s'est renseigné auprès de la faculté : « Je dois être un des rares écrivains mâles à avoir un gynécologue... Il m'a fait accoucher d'un roman. » Tolérance, intégration, identité, autant de thèmes qui agitent les deux soeurs et entraînent le lecteur...

« Le livre restera car Libar Fofana a créé un mythe contemporain pour parler de l'identité », résume Jean-Noël Schifano, son éditeur chez Gallimard, avec un joli sens de la formule : « La profondeur, c'est ce qui remonte à la surface. »

Le handicap tient une place importante dans l'oeuvre de l'auteur, depuis que sa vocation a été enclenchée par une femme infirme, lépreuse, les moignons bandés, qui allait à genoux en portant un magnifique bébé. « Je me suis demandé qui pouvait aimer cette femme. Et j'ai aussitôt regretté cette pensée, avoue-t-il. Car elle était d'une grande beauté à l'intérieur. Je n'ai pas eu le courage de lui parler. Mais j'ai eu envie de raconter son histoire. »

Depuis, il cherche à retrouver cette vision intérieure dans ses romans. Un accident de la vie lui a d'ailleurs donné un curieux coup de main. En 1993, pendant un concert de U2 au Stade Vélodrome à Marseille, il est devenu sourd. « La perte de mon audition m'a donné un autre sens de l'observation. » Sur son lit d'hôpital, il s'est nourri des oeuvres complètes de Boris Vian et s'est mis à écrire ce qu'il ne pouvait plus dire... Le temps d'apprendre à lire sur les lèvres, il avait trouvé sa voie et sa voix : il serait romancier et, plus précisément, conteur.

À pied jusqu'au Mali

Sa vie, aussi, est un roman... Fils d'un prisonnier politique de Guinée Conakry, au temps de Sékou Touré, Libar Fofana a 17 ans quand il s'enfuit à pied en traversant la brousse, de village en village, jusqu'au Mali et la Côte d'Ivoire. « Mon père, c'était mon héros. Je n'ai pas supporté de le voir en photo en pyjama dans sa prison. »

Le gamin vole de l'argent à sa mère et migre au fil d'aventures guidées par la chance. Il sera peintre en lettres à Abidjan et dormira dans l'atelier de son patron pour économiser un loyer... Plus tard, il ratera le concours d'une école d'ingénieurs à Genève mais, au bord du lac Léman, rencontrera un faux diplomate guinéen en costard. L'homme se révélera un vrai employé de bureau à l'Onu et lui fera d'obtenir un visa. Après des études d'électricité, Fofana deviendra ensuite spécialiste des courants faibles. Parti un jour en stop pour Paris... il se retrouvera à Marseille qu'il ne quittera plus. « Quand je suis arrivé au petit matin sur le port de la Joliette, un taxi m'a pris gratuitement en charge. Alors je me suis dit que, dans cette ville, tout me réussirait... »

Pour avoir des papiers, il a songé à s'engager dans la Légion étrangère... mais est devenu docker... et informaticien. « J'ai toujours eu de la chance. C'est pour ça que, malgré la vie que j'ai menée, je suis résolument optimiste. Dans les pires moments, il y a toujours eu quelqu'un qui a fait un geste pour moi... »

Dans ses romans, une petite lumière guide ses personnages. Il est habité par la reconnaissance et l'humanité. « C'est une belle personne », a dit de lui quelqu'un, hier, dans la foule du festival Étonnants Voyageurs.

Finalement, ses papiers, son passeport pour le monde, seront ses romans : privé de musique par sa surdité, Libar Fofana écrit dans le silence de sa solitude, dans les calanques de Marseille. Lui qui a grandi au son des langues Malinké et Peul a trouvé dans le français une libération et un accomplissement. Son écriture est un modèle de précision et de simplicité qui sonne juste.

« Je ne suis pas un intellectuel, je raconte des histoires », dit-il. Des histoires de blessures. Comme celle des retrouvailles avec son père, après vingt-cinq années de séparation : « Un choc ! Nous n'avions plus les mêmes préoccupations. Je n'étais plus un enfant. » Et cette douleur le tenaille.

 

Hervé BERTHO

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La Fédération ivoirienne annonce lundi le remplacement de François Zahoui par Sabri Lamouchi au poste de sélectionneur des Eléphants. L'ancien international français va faire ses débuts lors de la réception de la Tanzanie, cette semaine en éliminatoires du Mondial 2014.

La décision ne surprend pas, son timing davantage. Au lendemain d'une victoire en amical face au Mali (2-1) et à quelques jours du début des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, la Fédération ivoirienne de football annonce le remplacement de François Zahoui, en fin de contrat en août 2012, par Sabri Lamouchi. Sans donner plus de précision sur l'engagement (durée, objectifs) signé par ce dernier. « La Fédération Ivoirienne de Football informe de ce que, à partir de ce jour, Monsieur Sabri Lamouchi est nommé Sélectionneur et Entraîneur de l’Equipe nationale A, en remplacement de Monsieur François Zahoui. Le Comité Exécutif de la FIF tient à adresser ses remerciements à Monsieur François Zahoui pour le travail effectué pendant l’exercice de ses fonctions à la tête des Eléphants. La décision prend effet dès publication du présent communiqué », indique ce lundi un communiqué officiel de la FIF, signé du deuxième vice-président Pascal Abinan.

Sur la sellette depuis la défaite de la Côte d'Ivoire en finale de la CAN 2012, François Zahoui, souvent critiqué pour ses orientations tactiques frileuses, avait pourtant été conforté en haut lieu pas plus tard que la semaine passée. Son successeur devra redonner plus d'allant à une équipe au grand potentiel offensif. 
Agé de 40 ans, Sabri Lamouchi avait mis un terme à sa carrière de joueur en 2009 à l'issue d'un passage au Koweït. Devenu depuis consultant pour Canal +, l'ancien international tricolore va vivre sa première expérience sur un banc technique au poste de sélectionneur de l'équipe la mieux classée d'Afrique. L'ex-milieu de terrain de l'AJ Auxerre n'aura pas le temps de se roder : les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 commencent samedi avec la réception de la Tanzanie. La semaine suivante, les Eléphants rendront visite au Maroc (9 juin). On saura alors si le choix de parier sur un coach inexpérimenté à quelques jours de matches décisifs était le bon. 

Patrick Juillard (Rédaction Football365/FootSud)

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GOMA (RDCongo) - L'ONU pointe du doigt le Rwanda, affirmant dans un rapport confidentiel que des Rwandais ont été recrutés et formés dans leur pays pour renforcer des mutins ex-rebelles que l'armée congolaise combat depuis début mai dans la province du Nord-Kivu (est de la RDCongo), accusations aussitôt démenties par Kigali.

Dans ce document que s'est procuré la BBC, l'ONU affirme avoir "conduit des entretiens avec 11 combattants qui ont abandonné leurs positions dans les forêts montagneuses de la frontière entre la RDC et le Rwanda" et qui sont décrits comme "des citoyens rwandais recrutés au Rwanda sous prétexte de rejoindre l'armée nationale, y compris un mineur".

Ces déserteurs, poursuit le document, "ont dit qu'ils ont été recrutés dans un village appelé Mundede, qu'ils ont reçu un entraînement au maniement des armes et qu'ils ont été envoyés en RDC pour rejoindre le M23", a déclaré à la BBC Hiroute Guebre-Selassie, chef du bureau de la Mission de l'ONU (Monusco) à Goma, la capitale provinciale.

Le M23 (Mouvement du 23 mars) est composé de membres de l'ex-rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), que le Rwanda avait démenti soutenir du temps de sa dissidence, et intégrée dans l'armée en 2009 après des accords de paix avec Kinshasa.

Le M23 revendique la pleine application de ces accords, notamment en ce qui concerne leur intégration. Ils dénoncent notamment des problèmes de salaires, de nourriture, d'obtention de grades et de fonctions.

Kigali, a rejetté en bloc les accusations de l'ONU, qualifiant d'"échec" la mission de la Monusco qui, créée en 1999 sous le nom Monuc (Mission de l'ONU en RDC), est l'une des missions les plus importantes et anciennes des Nations unies dans le monde.

"Ce sont des rumeurs totalement fausses et dangereuses", a déclaré dans un communiqué la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. "Depuis le départ le Rwanda a toujours soutenu que l'instabilité actuelle dans l'est de la RD Congo est une affaire qui relève du gouvernement congolais et de l'armée congolaise", a-t-elle dit.

"L'intérêt national du Rwanda est de contenir le conflit et d'établir des profondes relations pacifiques avec ses voisins. La communauté internationale continue de négliger les vrais problèmes causés par cette instabilité pour ne s'intéresser qu'aux symptômes et non aux racines profondes de ce qui cause les souffrances dans notre région", a poursuivi Mme Mushikiwabo.

La mission de l'ONU en RDC, a-t-elle dit, "coûte des milliards de dollars, représente un quart du budget de l'ONU pour les missions de maintien de la paix dans le monde, et cela a été un échec depuis le premier jour".

- L'ONU "incapable" -

La ministre a conclu en affirmant que l'ONU était finalement "incapable" de protéger les civils dans l'est de la RD Congo, le plus grand pays africain.

Selon le rapport de l'ONU, "certains combattants ont affirmé avoir été recrutés dès février", indique la BBC. Les affrontements entre les Forces armées congolaises (FARDC) et le M23, créé le 6 mai, sont concentrés dans le territoire de Rutshuru, au nord de Goma, et plus précisément dans une zone circonscrite près de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda.

"Quinze mutins se sont rendus jusqu'à aujourd'hui, dont sept Rwandais. Ils ont témoigné que le Rwanda leur donnait des renforts. On le disait depuis bien avant: le Rwanda les appuie en munitions, armes lourdes et même en troupes", a déclaré à l'AFP un colonel participant aux combats.

Face à son impuissance à mater la mutinerie, le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo avait sous-entendu mercredi que les ex-CNDP avaient une "base arrière dans un pays voisin".

Il avait appelé la communauté internationale à pousser "tous les Etats concernés à éviter" de soutenir les "groupes négatifs", alors que Kinshasa et Kigali prévoient une collaboration plus étroite pour les neutraliser.

La RD Congo regorge de richesses naturelles (cassitérite, coltan, diamants, or, cuivre, cobalt, zinc, manganèse), principalement dans le nord-est et dans le sud-est du pays, mais les deux-tiers des 66 millions de Congolais vivent avec 1,25 dollar par jour, et l'espérance de vie est d'à peine 50 ans.

Ces richesses ont exacerbé les convoitises des pays voisins de la RDC, notamment le Rwanda et l'Ouganda, qui ont occupé des provinces dans l'est du pays entre 1996 et 2002.

Des groupes armés ont ensuite proliféré dans l'est de la RDC après le départ progressif des troupes étrangères -rwandaises et ougandaises- après des accords de paix. L'exploitation illégale des ressources s'est poursuivie notamment via des réseaux structurés et par guérillas interposées, un pillage qui représente une manne pour le trafic d'armes dans la région.

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KABOUL - Deux soldats de l'Otan sont morts lorsque l'hélicoptère dans lequel ils se trouvaient s'est écrasé dans le sud de l'Afghanistan lundi, a annoncé l'Otan.

"Une enquête tente de déterminer les causes du crash. Un rapport initial indique qu'il n'y avait pas d'activité ennemie dans la zone de l'accident", a fait savoir la force de l'Otan (Isaf) dans un communiqué.

La nationalité des victimes n'a pas été divulguée par l'Isaf, qui a fait savoir qu'un second hélicoptère s'était écrasé lundi, toujours dans l'est du pays, sans faire de victime, afghane ou étrangère.

Les talibans, par sms et communiqué, ont au contraire revendiqué la paternité des deux crashs, qui selon eux ont fait respectivement 27 et 10 morts.

Dix membres de l'Isaf sont morts en 3 jours, portant le total des victimes de la coalition à 175 cette année et à 3.022 depuis la fin 2001 et l'arrivée de l'Otan en Afghanistan, selon une estimation du site icasualties.org.

Quelque 3.021 civils afghans sont décédés des suites du conflit dans la seule année 2011.

Le rythme des pertes étrangères semble toutefois baisser. Trente-neuf militaires de l'Isaf sont morts en avril 2012, contre 51 en avril 2011.

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ROME (AFP) - (AFP) - Un cardinal figure parmi les taupes à l'origine des fuites de documents secrets du Saint-Siège et aurait piloté Paolo Gabriele, le majordome du pape arrêté mercredi, qui ne serait qu'un exécutant dans une conjuration bien plus large, croit savoir lundi la presse italienne, ce que le Vatican a démenti dans la foulée. 

"Un cardinal a guidé le corbeau", titre le quotidien romain Il Messaggero, tandis que le grand journal milanais Corriere della Sera faisait sa manchette avec le titre: "un cardinal parmi les corbeaux". Selon ces médias, ce pourrait être un cardinal italien.

La gendarmerie vaticane avait arrêté M. Gabriele et trouvé des documents confidentiels à son domicile, un mois environ après la création d'une commission d'enquête chargée d'élucider l'affaire des fuites qui secouent le petit Etat depuis le mois de janvier.

Il n'aurait pas agi seul. Plusieurs médias vont jusqu'à affirmer qu'une vingtaine de personnes pourraient avoir passé des documents à l'extérieur du Vatican.

Aucun cardinal n'est suspecté dans le cadre des fuites de documents secrets du Saint-Siège, a de son côté affirmé le porte-parole du Vatican, en réponse à ces informations de presse affirmant qu'un cardinal figurerait parmi les taupes à l'origine de ces fuites.

"Je démens de façon catégorique. Aucun cardinal n'est suspecté (...) ni italien ni non italien", a déclaré la père Federico Lombardi lors d'une déclaration à la presse.

"Il n'y a pas de cardinal italien sous enquête, et aucune femme non plus", a-t-il assuré.

"Les interrogatoires se poursuivent. Nombreuses sont les personnes interrogées dans la Curie et dans plusieurs dicastères" (ministères) par la commission des cardinaux formée il y a un mois à la demande de Benoît XVI, a-t-il dit.

"Dans la phase actuelle, a souligné le père Lombardi, d'autres perquisitions et recherches peuvent avoir lieu, des cardinaux peuvent être auditionnés mais cela ne signifie pas qu'il y ait un nouveau placement sous enquête".

La commission de cardinaux "n'a pas l'intention de se laisser conditionner par la pression médiatique", a-t-il encore affirmé.

Le pape est "bien évidemment informé" des développements de cette affaire, qui a conduit à l'arrestation mercredi de son majordome Paolo Gabriele, a ajouté le porte-parole. La ligne souhaitée par le pape est "la transparence".

Un livre du journaliste Gianluigi Nuzzi publié il y a huit jours en Italie contient un nombre sans précédent de documents confidentiels illustrant de nombreux débats internes, par exemple sur la situation fiscale de l'Eglise et divers scandales.

Ces documents n'apportent pas de grandes surprises, mais révèlent les venins et les rancoeurs entre divers cardinaux, chacun s'en remettant au pape, l'assurant de sa loyauté.

Un des "corbeaux" anonymes, interrogé par le quotidien La Repubblica, estime que celui qui serait l'origine de la fuite organisée "agit en faveur du pape". "Parce que le but des corbeaux est de révéler la corruption qu'il y a dans l'Eglise ces dernières années".

Les vraie taupes "sont des cardinaux. Et puis il y a des monseigneurs, des secrétaires et des plus petits poissons", ajoute-t-il.

Les vaticanistes italiens relèvent que le majordome, un homme très croyant qui s'est toujours montré très attaché au pape, ne semble pas avoir été en mesure d'orchestrer tout seul cette fuite organisée de documents baptisée +Vatileaks+.

Selon le vaticaniste de La Stampa, Marco Tosatti, Gabriele "était une personne simple, qui n'avait ni la volonté ni le moyen" d'organiser lui-même une telle opération.

"Il doit y avoir derrière lui quelqu'un d'important" qui pourrait lui "avoir fait croire qu'il aiderait ainsi Benoît XVI", selon lui.

Le pape Benoît XVI le 27 mai 2012 à la basilique Saint-Pierre au Vatican © AFP Filippo Monteforte Le pape Benoît XVI le 27 mai 2012 à la basilique Saint-Pierre au Vatican © AFP Filippo Monteforte Selon le vaticaniste Bruno Bartoloni, Gabriele n'était pas seulement majordome, il s'était fait nommer "officiellement secrétaire du secrétaire" particulier du pape, Mgr Georg Gänswein.

Pour cette raison, il a pu entrer dans le bureau de Mgr Gänswein, sans avoir besoin d'aller subtiliser les documents sur le bureau même du pape, selon Bartoloni.

L'affirmation des taupes d'avoir "agi de bonne foi" est sans cesse soulignée par Pierluigi Nuzzi, mais elle n'est nullement prouvée, selon plusieurs vaticanistes.

Les hypothèses sur ces fuites sont diverses: parmi les taupes, "il y a ceux qui s'opposent au cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, ceux qui pensent que Benoît XVI est trop faible pour diriger l'Eglise, ceux qui pensent que c'est le moment opportun de se mettre en avant", affirme la source anonyme citée par Repubblica.

Selon la "gorge profonde" citée par Repubblica, il a été aussi affecté par l'éviction jeudi du président de la banque du Vatican IOR, Ettore Gotti Tedeschi: "il s'est mis à pleurer", puis "s'est mis en colère et a réagi: la vérité sortira au grand jour", a-t-il martelé, selon cette source.

M. Gotti Tedeschi a été limogé pour sa gestion, mais aussi, selon des sources informées, parce que soupçonné d'avoir diffusé en dehors du Vatican certains documents concernant sa banque.

Publié dans International

Le Conseil des religieux de Guinée (CRG), structure regroupant des associations chrétiennes et musulmanes, invite les Guinéens à observer lundi une journée de " prières et de jeune" en faveur de la paix et l'unité nationale.

Le Conseil des religieux de Guinée, qui déplore "la situation de crise" qui secoue l'échiquier politique guinéen, voudrait que la journée du 28 mai soit consacrée à des séances de "prières et de jeune" dans les lieux de culte musulmans et chrétiens sur toute l'étendue du territoire national.

Les fidèles chrétiens et musulmans mettront cette occasion à profit pour prier en faveur de "la paix et l'unité nationale".

La religion joue un rôle majeur dans la vie de la nation guinéenne où la majeure partie des populations sont soit de confession musulmane ou chrétienne, bien que l'Etat observe un caractère laïc dans son fonctionnement.

Deux leaders religieux de premier plan, à savoir l'Archevêque de l'église chrétienne de Guinée Monseigneur Vincent Koulibaly et le grand imam de la mosquée Fayçal Elhadj Mamadou Saliou Camara, ont été nommés à la tête de la commission provisoire de réconciliation nationale mise en place par le président Alpha Condé, le lendemain de son investiture en décembre 2010.

Selon une source proche de la commission contactée par Xinhua, la mission de la commission ne semble pas du tout aisée avec le climat politique devenu de plus en plus délétère dans la perspective des futures élections législatives.

Publié dans Guinee
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